Observez le circaète jean-le blanc avant son départ en migration.

le 30 août 2011 par Vincent

Profitez des derniers jours de la présence de ce beau rapace pour l’observer. Avec ses 1.80m d’envergure, il est le plus grand rapace diurne que l’on peut voir de mi-avril à fin septembre dans le secteur. En ce moment, on l’observe régulièrement au dessus des Narces de Chaudeyrolles en chasse à la recherche de sa nourriture. Il se nourrit quasi-exclusivement de reptiles (lézards, couleuvres, vipères) d’où son surnom : « l’aigle mangeur de serpents ». On le reconnait à sa grande envergure, le dessous de ses ailes et du corps blanc moucheté de brun avec une grosse tête plus sombre, la queue arrondie. C’est surtout grâce à ses réguliers vols stationnaires caractéristiques, parfois avec  quelques battements d’ailes, les pattes légèrement dans le vide, la tête baissée pour regarder le sol qu’on l’identifie rapidement. Avec les jumelles ou une lunette d’observation vous pourrez peut-être même observer ses magnifiques grands yeux jaunes vifs de la taille des yeux humains. Une fois une proie repérée, il va effectuer une descente souvent par pallier jusqu’au sol pour la capture avec ses serres et le plus souvent la mise à mort d’un coup de bec. Il peut alors transporter sa proie pour la consommer plus loin, l’amener au jeune ou l’avaler sur place. Parfois il ne peut avaler sa proie en entier et une partie du reptile pend alors dans le vide durant ses déplacements suivants !

Pour ce rapace migrateur, l’heure est venue du grand voyage qui les mène jusqu’en Afrique subsaharienne principalement. Les premiers individus adultes ont probablement commencé la migration. Ils seront très prochainement rejoints par leur unique jeune qu’ils ont nourri et vu grandir jusqu’à l’envol au mois d’août. Le jeune restera lui jusqu’à la fin septembre car il a encore besoin de prendre quelques forces avant d’entreprendre cette grande traversée. Le jeune devra donc lui-même trouver le chemin pour parvenir à sa destination d’hivernage !

Même si la Haute-Loire dispose d’une belle population avec environ 8 % des effectifs nationaux, c’est une espèce protégée, considérée comme rare avec une diminution de ses effectifs et de son aire de répartition au niveau mondial ses dernières années. Sa présence est directement liée à la présence de sa nourriture, les reptiles, des animaux qui je vous le rappelle sont eux aussi tous protégés du lézard des murailles, jusqu’aux vipères péliades et aspics !

PR – Volcano

le 17 août 2011 par Julie
HAROUN TAZIEFF, LE MASSIF CENTRAL, PAYSAGES ET ETHIQUE.

le 12 août 2011 par admin
Haroun Tazieff, au long de son demi-siècle d'action, pionnier de la préservation des équilibres naturels, n'a cessé de batailler pour la sauvegarde du patrimoine paysager.   Reprenant le flambeau, le Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre (CHT) s’est donné pour objectif de participer activement à la valorisation du patrimoine paysager du Massif central car c’est une voie exceptionnelle à baliser pour la découverte et la sauvegarde des richesses patrimoniales du plus grand espace naturel protégé d’Europe.   L'identité d'une contrée s'appréhende d'abord par le paysage, lequel exprime de fait la plupart des éléments qui font du terroir un facteur de développement durable, soutenable. Les très nombreuses transitions de pays au sein du Massif central, offrent un remarquable manuel à ciel ouvert pour une éducation aux enjeux des sciences de la Terre. Du Vivarais au Velay, de la Margeride au Cézallier, des Combrailles à la Chaîne des Puys, du Morvan au Bourbonnais, des Causses à l’Aubrac ou des Millevaches au Périgord, ce sont de telles marges qui permettent de prendre la mesure de la cohérence et de la prodigieuse diversité d’un massif qui offre, dans la richesse contrastée de ses paysages, mille occasions de lecture originale des âges géologiques et historiques.   La dérive des continents et le volcanisme sont à l'origine de l'atmosphère et des océans, sources de la vie sur Terre. Ce furent les deux domaines d'expertise d' Haroun Tazieff. Homme de principes et précurseur, il a compris très tôt que la beauté des paysages engageait l'homme et que leur destruction annonçait les catastrophes sur lesquelles s'ouvre ce siècle.   Le Centre Haroun Tazieff, toute jeune association ancrée sur les hautes terres volcanique du Mézenc, met à la disposition du public et des acteurs du développement local et régional, les ressources scientifiques, humaines, documentaires et iconographiques des équipes Tazieff. Leurs découvertes, en quarante années d’expéditions, furent le creuset de la volcanologie contemporaine et ont ouvert la voie de la lecture moderne des paysages exceptionnels du Velay et du Vivarais. L’esthétique d’un paysage cache une éthique de l’action.   Préserver ou détruire, transformer pour transmettre ou pour éradiquer, c’est le choix de l’homme qui fait du paysage un patrimoine, une ressource ou un artifice de la valeur d’une spéculation boursière.   Le volcanisme qui a forgé les reliefs du massif Mézenc-Gerbier a profondément remanié une immense chaîne montagneuse née au cours de l’ère primaire, il y a quelque 350 millions d’années, démantelée par l’érosion au cours de la centaine de millions d’années suivante. Au fil des randonnées, chacun pourra s’exercer à en repérer les affleurements lorsque les roches volcaniques leur cèdent une place qui témoigne de l’échelle des temps géologiques. Au cours de l’ ère secondaire, pendant 200 millions d’années, le Massif central a dû présenter un relief peu différencié, de basse altitude, environné de mers chaudes. « Notre » pays se trouvait alors sous le tropique du Cancer, après avoir dérivé depuis le pôle Sud vers l’ Equateur entre -550 et -350 millions d’années. Au volcanisme de l’ère primaire a succédé une première manifestation « moderne » du volcanisme dans ce qui deviendra notre Massif central, il y a quelque 65 millions d’années. La  « France » est alors à peu près à sa place actuelle. Les Pyrénées bouleversent le paysage il y 50 millions d’années, tandis que le Velay se casse en fossés d’effondrement dégageant des hauteurs qui subsistent aujourd’hui. Les bassins lacustres sont peuplés de grenouilles et de rhinocéros. Lorsque l’Himalaya prend sa hauteur vers -14 millions d’années, alors que les Alpes vont prendre la place de la mer locale, ces bouleversements tectoniques vont engendrer les épisodes majeurs du volcanisme du Velay et du Vivarais. Meygal, Lizieux, sucs de l’Yssingelais, Mézenc, Gerbier, sucs des hautes Boutières vont dès lors offrir autant de prises de choix à l’érosion par l’action alternée des pluies et du gel. Il y a 3 millions d’années, le volcanisme du Velay se déplace et change de nature. Le bassin du Puy sera le siège d’éruptions marquées par le passage d’une lave de 1000 degrés à travers les eaux libres d’un vaste lac. Les produits accumulés de cette trempe sont à l’origine du spectacle offert par le chef-lieu de la Haute-Loire. Lorsque ce sont les eaux captives de nappes phréatiques qui se trouvent sur le chemin d’un magma en route vers l’atmosphère, des explosions cataclysmiques pulvérisent la croûte terrestre, comme en témoignent les nombreux « maars », ces tout jeunes cratères de quelque cent mille ans qui abritent le lac artificiel de Saint Martial, les lacs naturels d’Issarlès, de Saint-Front, du Bouchet ou les narces de Chaudeyrolles, zone humide refuge d’ une biodiversité menacée.   L’homme enfin, colonisera ces Hautes Terres, les cultivant et bâtissant pour nous léguer ces paysages exceptionnels.  Qu’en ferons-nous ?   A l’ère dérisoire des spéculations éhontées qui conduisent l’humanité à l’échec, la question résume les enjeux de la vie en moyenne montagne. Depuis une bonne trentaine d’années, des chercheurs, géologues, volcanologues, géographes et géomorphologues ont décrypté le relief de notre massif et cette science est aujourd’hui peu à peu assimilée par un tissu d’acteurs du développement local qui la font passer au sein de la population résidente et de passage. Livrer les grandes clés d’interprétation de nos paysages participe de la structuration d’un tissu économique, culturel, social qui ouvre la voie d’une civilisation digne de ce nom, soucieuse de ne pas détruire les équilibres et les dynamiques de la biodiversité actuelle. Des associations comme les Amis du Mézenc, le Groupe Géologique de Haute-Loire, Clapas Roche Nature et Paysages, Archéo-Logis ou l’Association pour la Préservation des Paysages Exceptionnels du Mézenc (l’APPEM) y travaillent, et de longue date pour la plupart de leurs membres actifs.   Regarder pour comprendre et comprendre pour mieux voir, c’est par le paysage que la conscience ouvre à l’intelligence d’ un terroir et de son avenir.   Comment expliquer le contraste saisissant des versants est et ouest du Mézenc, la richesse floristique de ces hauteurs sauvages balayées par les vents ou la permanence d’une agriculture sous six mois d’hivernage? Tout est lié et le tourisme de découverte, la randonnée familiale, les classes vertes ou les stages d’étudiants, participent aujourd’hui de cette réalité.   Pour reprendre les termes d’Emmanuelle Defive, pionnière de la recherche en géomorphologie du Velay, un vaste plateau volcanique formé d’empilements de coulées de laves basaltiques, largement étalées au pourtour de leurs points d’ émission en raison de leur fluidité, s’est formé entre 10 et 8 millions d’années autour du Mézenc, dont le suc phonolitique ne percera que quelques centaines de milliers d’années plus tard. Il faut s’imaginer, nous dit Emmanuelle Defive, qu’ à l’échelle régionale en ces temps-là, régnait une ambiance tropicale plus ou moins humide sur un vaste plateau cristallin, bas et mollement ondulé, que les laves du Velay oriental sont venues complètement recouvrir. A l’épaisseur de cette chape volcanique, s’est ajouté le soulèvement tectonique de toute la région, lié à l’édification des Alpes, portant mille mètres plus haut le lit des anciens cours d’eau « fossilisés » par les coulées. La réactivation du volcanisme liée à cette dynamique tectonique a poussé vers le ciel un magma acide, pâteux, peu apte à l’étalement. Entre 8 et 6 millions d’années, sucs et dômes ont percé vieux socle cristallin, granitique, et plateau volcanique, tels le Gerbier, le Montfol, le Mézenc, l’ Alambre ou le Signon. Cependant, poursuit Emmanuelle Defive, toutes les venues volcaniques n’ont pas atteint la surface. Pour une part, les phonolites en cours d’ascension se sont immobilisées dans les fissures empruntées vers la surface et s’y sont refroidies. Du côté des Boutières, nombre de ces structures volcaniques enfouies ou tout juste affleurantes ont été dégagées, déchaussées par l’érosion au fur et à mesure du creusement des vallées qui a permis d’en révéler la présence. Ainsi en est-il du Gouleïou, le plus superbe exemple, unique en Europe, sur la commune de Borée. L’érosion a exploité la différence de résistance entre les roches cristallines, vieilles, très fracturées, altérées en profondeur, formant l’encaissant des phonolites et ces dernières, beaucoup plus résistantes. C’est la proximité du bassin du Rhône qui explique la violence d’une érosion favorisée par le démantèlement des roches sous l’effet du gel. Le versant occidental du massif doit la douceur de ses pentes à l’éloignement du rivage atlantique.   Tectonique et volcanisme d’un côté, climat, couverture végétale, érosion d’un autre, empreinte de l’homme enfin, le tout compose un tableau qui n’a rien d’immuable, chaque composante ayant son rythme. L’ homme a changé d’allure au fil des siècles mais jamais comme depuis le Libération. Mais nous sommes-nous vraiment libérés ? Sous l’esthétique d’un paysage s’ouvre sans doute un horizon d’émancipation…   Frédéric Lavachery, président du Centre Haroun Tazieff, le 17 août 2009    
Randonnée-découverte à Chaudeyrolles

le 8 août 2011 par admin
Mairie de Chaudeyrolles, commission développement. Projet de chemin de petite randonnée « A la découverte de Chaudeyrolles ». Juillet 2011. 1. La mairie de Chaudeyrolles travaille depuis la fin 2009, au recensement du patrimoine de son territoire et à sa mise en valeur par la création d’un nouveau parcours de randonnée. 2. Pour être agréé par la Fédération Française de Randonnée Pédestre, il doit se situer exclusivement sur des terrains du domaine public, communal ou de l’Etat. Parcours d’environ 20 km, le sentier partira de la Maison du Fin Gras , montera au Signon par la face nord-nord-est selon un itinéraire inédit permettant de retrouver d’anciens sites d’exploitation de la lauze (lauze bleue), descendra le Signon par le sentier actuel en direction de Bousquenous pour contourner le bois de Chapoulier au-dessus de Charrier, rejoindra Chantemerle par Malosse pour tourner vers le Crie et monter dans la forêt du Mézenc pour découvrir l’affleurement rocheux qui surplombe Chanal et les Hautes Boutières, repiquera vers Rochon, longera la lisière en direction de la Grosse Roche, suivra le cours du Salin à travers la forêt pour rejoindre Peccata, descendra à la première source du Lignon qui marque la frontière Chadeyrolles-Saint-Front pour naviguer vers le Chastelat entre deux ou trois courbes de niveaux et redescendre jusqu’au Lignon, le longer sur une quelques centaines de mètres vers les Seuils, remonter vers Les Imberts et bifurquer vers la lisière du suc des Faux puis serpenter vers le sommet et descendre sur le sentier des Narces et rejoindre Chaudeyrolles par le maar, entre tourbières et cascade du Salin. 3. Une belle variété de milieux caractérise le parcours (forêt, zones humides, landes, prairies, roches…), ponctué de pépites paysagères permettant d’illustrer la richesse naturelle et humaine du massif du Mézenc-Meygal-Gerbier des Joncs. Support de l’action de développement culturel du village et du massif, le parcours permettra de décliner une thématique multiple, foisonnante. Conçu pour soutenir le développement économique et social local par l’action culturelle, le chemin de randonnée montrera en quoi tous les aspects de la vie en montagne sont intégrés et lisibles dans le paysage. Cette thématique sera articulée sur le « Fin Gras » comme processus de production agricole ancestral intégrant toutes les richesses patrimoniales du Mézenc-Gerbier et de Chaudeyrolles, naturelles et culturelles : - bassin de l'Appellation d’Origine Contrôlée « Fin Gras » défini par le volcanisme (champs de basalte), la tectonique (altitude), le climat et la flore; - tradition agricole qui plonge ses racines dans l'Histoire locale et ouvre sur l'avenir avec tous ses enjeux (de la préservation des équilibres dynamiques naturels au développement d'un tourisme vert et de découverte , en passant par les artisanats du bâtiment et la création culturelle, le petit commerce, la médiation culturelle et le loisir, les services divers, toutes choses qui font du paysage un bassin d'emploi); - architecture remarquable; - qualité de l'eau et structure de nos réseaux hydrologiques; - biodiversité, des mousses au lys Martagon, en passant par les 29 espèces florales qui caractérisent l'excellente santé des prairies de fauche et toute la faune associée à l'altitude, au climat, à l'hydrologie et à la botanique locales. - Quelles que soient les critiques formulées à l'égard du Fin Gras (cahier des charges AOC trop lâche, conflits générés au sein des producteurs bovins, problèmes d'autonomie financière du cadre associatif...), qu'elles soient sérieuses ou de mauvaise foi, il est incontestable que le concept Fin Gras condense pratiquement toutes les facettes patrimoniales qui font la puissante identité de ce massif volcanique aux hivers de six mois. En outre, et ce n'est pas le moins significatif ni le moins porteur d'un avenir foisonnant pour tous: le bassin du Fin Gras concerne 28 communes, 8 communautés de communes, deux départements, deux Régions, un Parc Naturel Régional et ... l'Europe institutionnelle, sans compter une foule d'organismes, d'institutions et d'associations qu'il serait intéressant de recenser. Or, le Fin Gras est un pari qui n'est pas gagné. S'il n'est pas soutenu par le dynamisme local et s'il périclite, ce sera une catastrophe y compris pour ceux qui le critiquent de façon non constructive, qui n'en voient pas le potentiel et ne comprennent pas que l'échec d'une AOC est un échec pour le terroir. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fin_gras_du_M%C3%A9zenc_%28AOC%29 4. Les contenus thématiques à explorer doivent être validés scientifiquement. 5. Ces thèmes, illustrés à Chaudeyrolles avec le concours de la municipalité et en liaison avec la Maison du Fin Gras, renverront explicitement vers les autres villages, selon les sujets déclinés, Saint-Clément, Borée, Saint-Martial, Lachamp-Raphaël, Sagne-et-Goudoulet, Sainte-Eulalie, les Estables, Fay, Laussonne ... en fonction des offres qui y sont développées par les municipalités ou les associations. 6. Volcanisme et tectonique terrestre. - Tectonique des plaques, histoire et avenir (état de la science). - Dynamismes éruptifs marquant le paysage et caractérisant les sols. - Spécificités des sols volcaniques par rapport à tous les autres. - Système roches-hydrologie. - Volcanisme et peuplements, histoire et avenir. - Volcanisme, énergies et développement durable. 7. Climat. - Formation de l'atmosphère et volcanisme. - Facteurs du climat et climat local. - Histoire du climat, cycle de l’eau et cycle du CO2 (volcanisme, tectonique et production de calcaire, hydrologie et érosion, activités humaines ...). - climat et altitude, curiosités locales, les vents, la burle. Micros-climats. - Climat et formation des sols anciens. Lectures à échelles différenciées dans nos paysages. - Climat et formation des sols contemporains. - Climat et enjeux du développement local. 8. Zones humides. a. bassin hydrologique et circulation des eaux: sous-sol, sols, surface. b. Narces et tourbières d'altitude en terrain volcanique. c. Maars (jumelages à envisager avec les maars européens de l'arc péri-alpin). Les trois maars de Chaudeyrolles. d. Biodiversité dans le Lignon et ses ruisseaux affluents: rôle du haut bassin pour l'aval, jusqu'à Saint-Etienne, responsabilité collective locale. e. La Loire sauvage: biodiversité, histoire, culture et paysages. 9. Landes et autres habitats. 10. Forêt, histoire et gestion actuelle (ONF, communes, privés, associations …). 11. Mézenc et littérature. 12. La création culturelle contemporaine sur le massif et alentours. Au fil des ans, ces thèmes feront l'objet de formations et de traductions appropriées selon les publics et les lieux de diffusion de l'information: professeurs, personnel des offices de tourisme, accompagnateurs de montagne, guides touristiques, bibliothécaires, élus, chargés de mission, hébergeurs, restaurateurs, commerçants, artisans ... Le parcours est conçu comme un outil et même une boîte à outils pour le développement local par le développement culturel. Il est réalisé par l’association de la mairie aux acteurs associatifs et privés parmi les plus dynamiques du Mézenc, son tracé répond aux exigences des professionnels de la randonnée familiale d’une part, du sport de haut niveau de l’autre, de sorte que tous les publics y trouveront leur compte. La documentation publiée au fil des ans alliera l’édition papier (fiches descriptives, cartes, brochures ...), outils informatiques tels sites web, ID-bio, réalité augmentée, flash-codes … (voir http://720plan.ovh.net/~idbio/site/pages/Concept.htm) et infographie de terrain (limitée au village, à l’espace bivouac prévu au départ du sentier de la cascade du Salin et éventuellement deux ou trois autres stations maximum). Les fiches descriptives comprendront, selon les matières, une introduction aux protocoles d’observation pour inciter les publics à la pratique naturaliste de la randonnée et les sensibiliser aux actions conduites par les institutions en charge de la protection et du développement du massif. Frédéric Lavachery, vice-président de la commission développement.
Découverte

le 19 juillet 2011 par admin

Une immense chaîne de volcans sous marins actifs découverte près des îles Sandwich

[source : nationalgeographic]
Notre planète recèle encore bien des surprises … Certaines surfaces restent inexplorées. Dernièrement, la lumière a été faite sur l’une de ces zones d’ombre, près des îles Sandwich du sud, dans l’Océan Atlantique, où une chaîne inconnue de volcans actifs a été découverte.    
Carte 3D du plancher océanique et des volcans découverts près des îles Sandwich
Carte 3D du plancher océanique et des volcans découverts près des îles Sandwich
  La British Antartic Survey (BAS) a découvert, près de l’antarctique, une chaîne de volcans jusqu’ici inconnus. Le plus grand dôme de la chaîne s’élève à 3 kilomètres au dessus du plancher océanique. Un sérieux concurrent pour le Mont Etna (Italie). Selon Philip Leat, chef d’expédition de l’équipe BAS et volcanologue, cette chaine est particulièrement dense et active : “il y a définitivement un risque d’éruption”. Afin de mener une enquête approfondie sur ces fonds marins et de les cartographier, l’équipe a utilisé des sonars multifaisceaux. Le sonar émet des ondes sonores qui rebondissent sur le plancher océanique et permet d’en mesurer la profondeur. Ce qui produit finalement, en temps réel, une image 3D. Les caractéristiques de cette zone isolée, aux températures glaciales, à la météo particulièrement mauvaise, expliquent pourquoi ces volcans n’ont pas été cartographiés et étudiés auparavant. L’équipe a donc enregistré et découvert douze nouveaux volcans sous marins, dont sept seraient, selon eux, toujours actifs aujourd’hui. « Cet endroit est le seul de l’océan Antarctique à avoir une chaîne de volcans actifs », indique Philip Leat. Cependant, les cônes se trouvent très loin des populations humaines, les risques d’éruptions ne laissent donc rien à craindre. Pourtant, ces volcans font peser une autre menace.   Volcans, tsunamis et vie aquatique …   L’équipe de recherche a également découvert dans cette zone volcanique, plusieurs cratères d’un diamètre d’environ 5 kilomètres chacun, certainement causés par l’effondrement des volcans et qui témoignent de leur activité passé. Lorsque les volcans terrestres s’effondrent, ils provoquent des glissements de terre capables de dévaster des paysages entiers. S’ils sont proches de la mer, ou bien sous-marin,  ces glissements de terre peuvent créer des tsunamis. C’est ce qui s’est produit lors de l’éruption du Mont Etna, il y a de ça 8500 ans, ce qui détruisit plusieurs villages néolithiques dans l’est de la Méditerranée. “Cette nouvelle chaîne volcanique a clairement, dans le passé, généré des tsunamis et il est probable que cela se reproduise dans le futur”, déclare Philip Leat. “Nous ignorons encore tellement de choses sur l’activité des volcans sous marins – il est probable que ces derniers soient constamment en éruption et s’effondrent”. Néanmoins, leur isolement devrait limiter tout danger pour les populations humaines. “Il est peu probable qu’une vague produite par un effondrement couvre la surface de l’océan pacifique”, rassure Leat. Finalement, le potentiel destructeur des volcans est moindre par rapport à la vie qu’ils aident à maintenir. Durant leur surveillance, l’équipe BAS a découvert une série  d’évents hydrothermaux propices au développement d’organismes sous marins. Dans ces sanctuaires des profondeurs, la vie prospère. « Il doit sans doute y avoir de nombreuses nouvelles espèces autour de ces volcans, attendant d’être découvertes », dit Leat. La Terre n’a pas fini de nous surprendre. Marie Dias-Alves. Sources : Newscientist, Popular Mecanics Photo : British Antarctic Survey