Randonnée-découverte à Chaudeyrolles

le 8 août 2011 par admin

Mairie de Chaudeyrolles, commission développement.
Projet de chemin de petite randonnée « A la découverte de Chaudeyrolles ».

Juillet 2011.

1. La mairie de Chaudeyrolles travaille depuis la fin 2009, au recensement du patrimoine de son territoire et à sa mise en valeur par la création d’un nouveau parcours de randonnée.

2. Pour être agréé par la Fédération Française de Randonnée Pédestre, il doit se situer exclusivement sur des terrains du domaine public, communal ou de l’Etat. Parcours d’environ 20 km, le sentier partira de la Maison du Fin Gras , montera au Signon par la face nord-nord-est selon un itinéraire inédit permettant de retrouver d’anciens sites d’exploitation de la lauze (lauze bleue), descendra le Signon par le sentier actuel en direction de Bousquenous pour contourner le bois de Chapoulier au-dessus de Charrier, rejoindra Chantemerle par Malosse pour tourner vers le Crie et monter dans la forêt du Mézenc pour découvrir l’affleurement rocheux qui surplombe Chanal et les Hautes Boutières, repiquera vers Rochon, longera la lisière en direction de la Grosse Roche, suivra le cours du Salin à travers la forêt pour rejoindre Peccata, descendra à la première source du Lignon qui marque la frontière Chadeyrolles-Saint-Front pour naviguer vers le Chastelat entre deux ou trois courbes de niveaux et redescendre jusqu’au Lignon, le longer sur une quelques centaines de mètres vers les Seuils, remonter vers Les Imberts et bifurquer vers la lisière du suc des Faux puis serpenter vers le sommet et descendre sur le sentier des Narces et rejoindre Chaudeyrolles par le maar, entre tourbières et cascade du Salin.

3. Une belle variété de milieux caractérise le parcours (forêt, zones humides, landes, prairies, roches…), ponctué de pépites paysagères permettant d’illustrer la richesse naturelle et humaine du massif du Mézenc-Meygal-Gerbier des Joncs.

Support de l’action de développement culturel du village et du massif, le parcours permettra de décliner une thématique multiple, foisonnante. Conçu pour soutenir le développement économique et social local par l’action culturelle, le chemin de randonnée montrera en quoi tous les aspects de la vie en montagne sont intégrés et lisibles dans le paysage. Cette thématique sera articulée sur le « Fin Gras » comme processus de production agricole ancestral intégrant toutes les richesses patrimoniales du Mézenc-Gerbier et de Chaudeyrolles, naturelles et culturelles :

– bassin de l’Appellation d’Origine Contrôlée « Fin Gras » défini par le volcanisme (champs de basalte), la tectonique (altitude), le climat et la flore;
– tradition agricole qui plonge ses racines dans l’Histoire locale et ouvre sur l’avenir avec tous ses enjeux (de la préservation des équilibres dynamiques naturels au développement d’un tourisme vert et de découverte , en passant par les artisanats du bâtiment et la création culturelle, le petit commerce, la médiation culturelle et le loisir, les services divers, toutes choses qui font du paysage un bassin d’emploi);
– architecture remarquable;
– qualité de l’eau et structure de nos réseaux hydrologiques;
– biodiversité, des mousses au lys Martagon, en passant par les 29 espèces florales qui caractérisent l’excellente santé des prairies de fauche et toute la faune associée à l’altitude, au climat, à l’hydrologie et à la botanique locales.
– Quelles que soient les critiques formulées à l’égard du Fin Gras (cahier des charges AOC trop lâche, conflits générés au sein des producteurs bovins, problèmes d’autonomie financière du cadre associatif…), qu’elles soient sérieuses ou de mauvaise foi, il est incontestable que le concept Fin Gras condense pratiquement toutes les facettes patrimoniales qui font la puissante identité de ce massif volcanique aux hivers de six mois.

En outre, et ce n’est pas le moins significatif ni le moins porteur d’un avenir foisonnant pour tous:

le bassin du Fin Gras concerne 28 communes, 8 communautés de communes, deux départements, deux Régions, un Parc Naturel Régional et … l’Europe institutionnelle, sans compter une foule d’organismes, d’institutions et d’associations qu’il serait intéressant de recenser.

Or, le Fin Gras est un pari qui n’est pas gagné. S’il n’est pas soutenu par le dynamisme local et s’il périclite, ce sera une catastrophe y compris pour ceux qui le critiquent de façon non constructive, qui n’en voient pas le potentiel et ne comprennent pas que l’échec d’une AOC est un échec pour le terroir.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fin_gras_du_M%C3%A9zenc_%28AOC%29

4. Les contenus thématiques à explorer doivent être validés scientifiquement.

5. Ces thèmes, illustrés à Chaudeyrolles avec le concours de la municipalité et en liaison avec la Maison du Fin Gras, renverront explicitement vers les autres villages, selon les sujets déclinés, Saint-Clément, Borée, Saint-Martial, Lachamp-Raphaël, Sagne-et-Goudoulet, Sainte-Eulalie, les Estables, Fay, Laussonne … en fonction des offres qui y sont développées par les municipalités ou les associations.

6. Volcanisme et tectonique terrestre.

– Tectonique des plaques, histoire et avenir (état de la science).
– Dynamismes éruptifs marquant le paysage et caractérisant les sols.
– Spécificités des sols volcaniques par rapport à tous les autres.
– Système roches-hydrologie.
– Volcanisme et peuplements, histoire et avenir.
– Volcanisme, énergies et développement durable.

7. Climat.

– Formation de l’atmosphère et volcanisme.
– Facteurs du climat et climat local.
– Histoire du climat, cycle de l’eau et cycle du CO2 (volcanisme, tectonique et production de calcaire, hydrologie et érosion, activités humaines …).
– climat et altitude, curiosités locales, les vents, la burle. Micros-climats.
– Climat et formation des sols anciens. Lectures à échelles différenciées dans nos paysages.
– Climat et formation des sols contemporains.
– Climat et enjeux du développement local.

8. Zones humides.

a. bassin hydrologique et circulation des eaux: sous-sol, sols, surface.
b. Narces et tourbières d’altitude en terrain volcanique.
c. Maars (jumelages à envisager avec les maars européens de l’arc péri-alpin). Les trois maars de Chaudeyrolles.
d. Biodiversité dans le Lignon et ses ruisseaux affluents: rôle du haut bassin pour l’aval, jusqu’à Saint-Etienne, responsabilité collective locale.
e. La Loire sauvage: biodiversité, histoire, culture et paysages.

9. Landes et autres habitats.

10. Forêt, histoire et gestion actuelle (ONF, communes, privés, associations …).

11. Mézenc et littérature.

12. La création culturelle contemporaine sur le massif et alentours.

Au fil des ans, ces thèmes feront l’objet de formations et de traductions appropriées selon les publics et les lieux de diffusion de l’information: professeurs, personnel des offices de tourisme, accompagnateurs de montagne, guides touristiques, bibliothécaires, élus, chargés de mission, hébergeurs, restaurateurs, commerçants, artisans …

Le parcours est conçu comme un outil et même une boîte à outils pour le développement local par le développement culturel. Il est réalisé par l’association de la mairie aux acteurs associatifs et privés parmi les plus dynamiques du Mézenc, son tracé répond aux exigences des professionnels de la randonnée familiale d’une part, du sport de haut niveau de l’autre, de sorte que tous les publics y trouveront leur compte.

La documentation publiée au fil des ans alliera l’édition papier (fiches descriptives, cartes, brochures …), outils informatiques tels sites web, ID-bio, réalité augmentée, flash-codes …

(voir http://720plan.ovh.net/~idbio/site/pages/Concept.htm)

et infographie de terrain (limitée au village, à l’espace bivouac prévu au départ du sentier de la cascade du Salin et éventuellement deux ou trois autres stations maximum).

Les fiches descriptives comprendront, selon les matières, une introduction aux protocoles d’observation pour inciter les publics à la pratique naturaliste de la randonnée et les sensibiliser aux actions conduites par les institutions en charge de la protection et du développement du massif.

Frédéric Lavachery, vice-président de la commission développement.

Découverte

le 19 juillet 2011 par admin

Une immense chaîne de volcans sous marins actifs découverte près des îles Sandwich

[source : nationalgeographic]


Notre planète recèle encore bien des surprises … Certaines surfaces restent inexplorées. Dernièrement, la lumière a été faite sur l’une de ces zones d’ombre, près des îles Sandwich du sud, dans l’Océan Atlantique, où une chaîne inconnue de volcans actifs a été découverte.


 

 

Carte 3D du plancher océanique et des volcans découverts près des îles Sandwich

Carte 3D du plancher océanique et des volcans découverts près des îles Sandwich

 

La British Antartic Survey (BAS) a découvert, près de l’antarctique, une chaîne de volcans jusqu’ici inconnus. Le plus grand dôme de la chaîne s’élève à 3 kilomètres au dessus du plancher océanique. Un sérieux concurrent pour le Mont Etna (Italie). Selon Philip Leat, chef d’expédition de l’équipe BAS et volcanologue, cette chaine est particulièrement dense et active : “il y a définitivement un risque d’éruption”.

Afin de mener une enquête approfondie sur ces fonds marins et de les cartographier, l’équipe a utilisé des sonars multifaisceaux. Le sonar émet des ondes sonores qui rebondissent sur le plancher océanique et permet d’en mesurer la profondeur. Ce qui produit finalement, en temps réel, une image 3D. Les caractéristiques de cette zone isolée, aux températures glaciales, à la météo particulièrement mauvaise, expliquent pourquoi ces volcans n’ont pas été cartographiés et étudiés auparavant.

L’équipe a donc enregistré et découvert douze nouveaux volcans sous marins, dont sept seraient, selon eux, toujours actifs aujourd’hui. « Cet endroit est le seul de l’océan Antarctique à avoir une chaîne de volcans actifs », indique Philip Leat. Cependant, les cônes se trouvent très loin des populations humaines, les risques d’éruptions ne laissent donc rien à craindre. Pourtant, ces volcans font peser une autre menace.

 

Volcans, tsunamis et vie aquatique …

 

L’équipe de recherche a également découvert dans cette zone volcanique, plusieurs cratères d’un diamètre d’environ 5 kilomètres chacun, certainement causés par l’effondrement des volcans et qui témoignent de leur activité passé.

Lorsque les volcans terrestres s’effondrent, ils provoquent des glissements de terre capables de dévaster des paysages entiers. S’ils sont proches de la mer, ou bien sous-marin,  ces glissements de terre peuvent créer des tsunamis. C’est ce qui s’est produit lors de l’éruption du Mont Etna, il y a de ça 8500 ans, ce qui détruisit plusieurs villages néolithiques dans l’est de la Méditerranée.

“Cette nouvelle chaîne volcanique a clairement, dans le passé, généré des tsunamis et il est probable que cela se reproduise dans le futur”, déclare Philip Leat. “Nous ignorons encore tellement de choses sur l’activité des volcans sous marins – il est probable que ces derniers soient constamment en éruption et s’effondrent”.

Néanmoins, leur isolement devrait limiter tout danger pour les populations humaines. “Il est peu probable qu’une vague produite par un effondrement couvre la surface de l’océan pacifique”, rassure Leat.

Finalement, le potentiel destructeur des volcans est moindre par rapport à la vie qu’ils aident à maintenir. Durant leur surveillance, l’équipe BAS a découvert une série  d’évents hydrothermaux propices au développement d’organismes sous marins. Dans ces sanctuaires des profondeurs, la vie prospère. « Il doit sans doute y avoir de nombreuses nouvelles espèces autour de ces volcans, attendant d’être découvertes », dit Leat. La Terre n’a pas fini de nous surprendre.

Marie Dias-Alves.

Sources : Newscientist, Popular Mecanics
Photo : British Antarctic Survey

Bilan pluviométrique du mois de mai 2011

le 2 juin 2011 par meteo
Ce mois de mai 2011 fut globalement bien sec sur nos plateaux avec un déficit allant de 20 à 70%, le déficit le plus important étant observé dans le Tanargue.

Classement des cumuls pluviométriques relevés au cours de ce mois de mai :
Alleyrac : 98.1mm

Le Monastier sur Gazeille : 75.8mm
Les Estables : 67mm
Le Béage : 58.9mm
Solignac sur Loire : 54.2mm
Le Lac d’Issarlès : 53.3mm
Arcens : 45.7mm
Lanarce : 44.7mm
Cros de Géorand : 41mm
La Souche : 38.9mm
Chadrac : 37mm
Le Puy : 34.6mm
Mayres : 30.5mm