White Island (Nouvelle Zélande), article de Claude Grandpey, le 27 janvier 2013

le 28 janvier 2013 par Sylvie
  Une mesure des gaz au cours d’un survol de White Island le 25 janvier par des scientifiques du GNS a révélé des niveaux identiques à ceux de décembre 2012. Sur le terrain, les vigoureux bouillonnements continuent au niveau du lac dans le cratère et la sismicité reste élevée. Comme je l’indiquais précédemment, cette activité sismique est probablement liée à l’activité hydrothermale intense. Je pense personnellement que tant que la soupape – constituée par le dégazage du lac et les autres évents dans le cratère – continuera à bien fonctionner, le risque explosif restera faible.

Au cours de la campagne de mesures, on a relevé un flux de CO2 de 1,800 tonnes par jour, de SO2 de 366 tonnes par jour et de H2S de15 tonnes par jour. Ces valeurs correspondent à celles obtenues le 19 décembre 2012.
La presse néo-zélandaise explique qu’il est très difficile de faire des pronostics. Comme l’écrit un journaliste du Bay of Plenty Times, « en matière de volcans, il y a beaucoup d’incertitude….cela revient un peu à faire une prévision météo les yeux fermés ».
Quoi qu’il en soit, il y a fort à parier qu’une éruption à White Island n’aurait pas d’effets dévastateurs et resterait limitée à l’île proprement dite. Il y aurait probablement des projections de roches dans le cratère et peut-être jusque dans la mer, comme cela s’est produit de temps en temps entre 1976 et 2000. Selon la direction du vent, il se peut qu’il y ait de faibles retombées de cendre sur le continent, ainsi qu’une odeur de soufre.
Il est toutefois rappelé aux visiteurs de White Island qu’une éruption peut se produire sans prévenir.

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