Récit de l’épisode tragique de la Pierre saint Martin

le 16 janvier 2013 par Sylvie

En 1951, Haroun Tazieff, Marcel Loubens et Georges Lépineux donnent une nouvelle vie au massif de la Pierre-Saint-Martin. Lépineux, filmé par Tazieff, descend en rappel le puits qui porte aujourd’hui son nom. À 356 mètres à l’aplomb du plancher foulé par les brebis basques, ce gouffre sera reconnu comme le plus profond de la planète. Un drame le fera connaître du grand public. Un an après la première descente, ce gouffre devient le tombeau de Marcel Loubens.

Le 14 août 1952, le câble chargé de le remonter à la surface lâche à 15 mètres du fond. La chute sera fatale à l’aventurier. En tombant, il se brise la mâchoire et la colonne vertébrale et sombre dans le coma. Ses compagnons, Occhialini, Labeyrie et Tazieff, en contact avec la surface par le biais du fil téléphonique passé dans le câble qui les relie à la surface, tentent d’organiser le sauvetage du malheureux spéléologue.

Le suspense va durer 30 heures. Des hélicoptères militaires sont mobilisés, des dizaines de reporters de la presse française et internationale se rendent sur place pour suivre heure par heure le vain sauvetage. Une civière, accompagnée du Dr Mairey, est descendue au fond. L’espoir alors renaît. La remontée de Marcel Loubens, sanglé, est envisagée mais s’avère difficile. Il ne supportera pas de heurter les parois du gouffre.

Des scouts lyonnais se portent volontaires et vont faire glisser 240 mètres d’échelles de corde et s’installer pendant des heures pour accompagner la remontée de la civière. Tout est prêt. Le Dr Mairey examine alors Loubens et décide de faire une transfusion sanguine car le spéléologue est très faible.

Quelques minutes plus tard, il s’éteint. Ses compagnons l’enterreront sur place. La dépouille de Loubens y restera durant deux ans. La presse de l’époque se prend de passion pour cette aventure humaine. Les lecteurs du Figaro suivent pendant plus d’une semaine l’événement grâce à la plume de Guy Walrand, et Paris Match publie une série de clichés que la Fédération française de spéléologie conserve comme autant de reliques. Mais le récit le plus complet, douze épisodes, est publié sous la plume d’Haroun Tazieff dans Le Figaro du 26 août 1952 au 8 septembre.

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/03/20/01001-20080320ARTFIG00342-le-drame-du-gouffre-de-la-pierre-saint-martin.php

Lisez l’intégralité du récit d’Haroun Tazieff (1re partie)

Lisez l’intégralité du récit d’Haroun Tazieff (2e partie)

Sur ce sujet, on peut aussi recommander le livre de Jacques Labeyrie,qui fut un  compagnon de Tazieff. Si le CHT est né, c’est lui qui fut d’ailleurs à l’origine car il a  demandé à Frédéric Lavachery, fils d’Haroun Tazieff, de faire ce quelque chose pour que le patrimoine Tazieff ne disparaisse pas…