Vidéo 1 du film Robin des Volcans de Pierre Quiqueré : la crise de la soufrière

le 7 avril 2012 par Sylvie
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Article du Midi Libre à propos des Journées Tazieff à Fontès

le 2 avril 2012 par Sylvie

Fontès Les deuxièmes journées Haroun-Tazieff très réussies

Correspondant
30/03/2012, 06 h 00
Les scolaires ont écouté avec intérêt Frédéric Lavachery, le fils d'Haroun Tazieff.
Les scolaires ont écouté avec intérêt Frédéric Lavachery, le fils d’Haroun Tazieff. (© D.R)

Pendant cinq jours, Fontès et ses environs ont vécu à l’heure des volcans avec les deuxièmes journées Haroun-Tazieff. Expositions, conférences, projections cinématographiques, balades et ateliers scientifiques se sont succédé et ont été encadrés par Frédéric Lavachery, le fils du célèbre vulcanologue, et par des géologues.

Durant ces cinq jours qui s’adressaient au grand public et aux scolaires, quelque trois cents élèves ont pu participer aux ateliers animés par Bernard Halleux de l’Association de protection de la nature dans les Hauts-Cantons.

Cent cinquante personnes ont suivi les conférences de Jean-Claude Bousquet et Jean-Marie Dautria, géologues, et de Frédéric Lavachery, du Centre Haroun-Tazieff pour les sciences de la terre (CHTST). Les balades, qui ont été assurées par Claude Lesclingand, de l’Association volcanologique européenne, ont rassemblé 120 personnes, intéressées par la formation de ces volcans vieux de 1,5 million d’années.

Quant à la projection cinématographique Les rendez-vous du diable de 1959, environ 80 mordus de Haroun Tazieff ont pu assister aux explorations les plus engageantes sur les éruptions volcaniques avant 1960. Le grand public s’est aussi délecté de l’exposition sur les expéditions Tazieff.

Que son œuvre profite aux jeunes générations est le principal objectif de son fils, Frédéric Lavachery, qui habite Chaudeyrolles, en plein cœur de l’Auvergne, et son association (CHTST).

Au final, des journées qui ont attiré de nombreux participants très intéressés par les diverses animations. Un succès à mettre au crédit de la communauté de communes du Clermontais et la commune de Fontès, initiateurs de cette manifestation.

Les Journées Tazieff à Fontès du 14 au 18 mars 2012

le 31 mars 2012 par Sylvie

Les Journées Tazieff qui ont eu lieu à Fontès du 14 au 18 mars, ont connu un grand succès.

290 élèves ont pu voir les trois expositions : les expéditions Tazieff présentée par Frédéric Lavachery (CHT), Humeurs de volcans par Claude Lesclingand (L.A.V.E.) et Ateliers scientifiques par Bernard Halleux (APNHC).

Les CM2 de Fontès ont découvrir le volcan des Baumes et bénéficié de l’encadrement de Claude Lesclingand. Dommage qu’il n’y ait pas eu plus d’élèves de la Communauté de Communes du Clermontais.

Les expositions étaient accessibles au grand public notamment le week-end et elles ont attiré presque une centaine de personnes, les enfants revenant parfois avec leurs parents.

Et au total 125 personnes ont écouté avec un grand intérêt l’une des trois passionnantes  conférences : Terroirs viticoles paysages et géologie en Languedoc de Jean-Claude Bousquet, les Volcans éteints de l’Hérault de Jean-Marie Dauria ou encore l’épopée Tazieff, aventure ou recherche scientifique ? de Frédéric Lavachery.

Quant aux sorties tout public sur le terrain, une centaine de personnes au total sur le week-end ont pu en profiter : samedi encadrée par Jean-Marie Dautria le Ceressou, Lieuran Cabrières et dimanche découverte des volcans de Péret, les Baumes et la coulée d’Aspiran encadrée par Claude Lesclingand et Frédéric Lavachery.

 

 

 

Les Journées Tazieff à Fontès du 14 au 18 mars

le 22 février 2012 par Sylvie

La 2ème édition des Journées Tazieff  auront lieu du 14 au 18 mars à Fontès.

Les organisateurs sont:

la mairie de Fontès

la Communauté de Communes du Clermontais

l’association L.A.V.E

le Centre Haroun Tazieff

et l’APNHC ( Association Protection Nature des Hauts Cantons)

 

Au programme, des expositions : les expéditions de Tazieff (Frédéric Lavachery Centre Haroun tazieff), Humeurs de Volcans (Claude Lesclingand L.A.V.E) et ateliers scientifiques animés par Bernard Halleux (APNHC). Elles seront ouvertes au public et accessibles aux scolaires et centres aérés.

Mercredi 14 mars : projection du film « las Rendez-vous du diable » l’après-midi pour les centres aérés, le soir tout public.

Jeudi 15 mars à 20h30 : conférence à 20h30Terroirs viticoles, paysages et géologie par J.C. Bousquet, docteur en géologie  Les Volcans éteints de l’Hérault par  J.M. Dautria, docteur  en géologie.

Vendredi 16 mars : sortie sur le terrain des CM2 de Fontès avec Claude Lesclingand, sur le volcan des Baumes

Vendredi 16 mars à 20h30 : conférence les Volcans éteints de l’Hérault par  J.M. Dautria, docteur  en géologie.

Samedi 17 mars : sortie Volcans Le Céressou et Lieuran Cabrières menée par J.M. Dautria.

Samedi 17 mars 20h30 : conférence l’épopée Tazieff, aventure ou recherche scientifique ?

Dimanche 18 mars : Journée patrimoine menée par Claude Lesclingand et Frédéric Lavachery sur les volcans de Péret et des Baumes, et la  coulée d’Aspiran.

Retrouvez le programme et l’affiche sur le site de  l’acédémie de Monpellier http://svt.ac-montpellier.fr/spip/spip.php?article350

 

 

La 1ère édition des Journées Tazieff

Elles avaient eu lieu en 3 temps d’abord à Boisfort en Belgique le 9 février 2008. Elles s’étaient prolongés au VVF des Estables pour s’achever ensuite à Arette-Pierre-Saint-Martin le16 décembre 2008.

Voici le compte-rendu de ces Journées que  Laurent Sacco de Futura Sciences a publié le 26 août 2008 :

L’héritage d’Haroun Tazieff défendu par son fils grâce à un Centre pour les Sciences de la Terre
Il y a dix ans, le 2 février 1998, celui que Jean Cocteau appelait le « poète du feu » nous quittait. Aujourd’hui, soucieux de transmettre aux générations futures l’héritage scientifique et éthique d’Haroun Tazieff, Frédéric Lavachery, son fils, vient de lancer avec l’appui des anciens équipiers de Garouk le Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre.

Haroun Tazieff est resté dans la mémoire de bien des Français qu’il a fait rêver et inspiré pendant des dizaines d’années avec ses films et ses livres sur les volcans. Alors qu’il était devenu une véritable institution à l’égal de Cousteau, on ne parle curieusement plus guère de ce « savanturier ».

 

Pourtant, l’héritage d’Haroun Tazieff est bien vivant et plus que jamais ses combats et ses idées sont d’actualité. Haroun Tazieff, que ceux qui le connaissaient bien appelaient Garouk, ne nous laisse pas que les deux merveilleuses séries télévisées Haroun Tazieff raconte sa Terre et Le feu de la Terre. Il avait aussi accumulé une documentation scientifique exceptionnelle produite au long de près de cinquante années d’expéditions et de travaux des équipes pluridisciplinaires qu’il avait réunies. C’est pour préserver cet héritage que France Tazieff, sa femme, avait contacté en 2004, quelques années avant son décès, le fils du célèbre volcanologue : Frédéric Lavachery.

 

 

À son initiative, et malgré des difficultés de toutes sortes, un Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre (CHT) vient d’être lancé avec l’appui de plusieurs des anciens équipiers d’Haroun Tazieff, comme François Le Guern Marcel Bof, Rose-Marie Chevrier, Jean-Christophe Sabroux, Jacques Varet et Jacques Labeyrie.

Deux jours de conférences ont eu lieu à cette occasion au Puy-en-Velay et au village de vacances VAL-VVF des Estables (massif du Mézenc), respectivement les samedi et dimanche 23 et 24 août.

Cliquez pour agrandir. Haroun Tazieff jeune ? Non, Frédéric Lavachery, son fils, lors d'une sortie sur le terrain à la carrière du volcan de la Denise, près du Puy-en-Velay.
Cliquez pour agrandir. Haroun Tazieff jeune ? Non, Frédéric Lavachery, son fils, lors d’une sortie sur le terrain à la carrière du volcan de la Denise, près du Puy-en-Velay. © Laurent Sacco/Futura-Sciences

Les conférences étaient particulièrement intéressantes et il était possible de discuter avec plusieurs des membres des équipes Tazieff qui l’avaient suivi aux quatre coins de la planète.

Divers thèmes étaient abordés dont voici quelques courts comptes-rendus.

 

Le lac Pavin et le lac Nyos

François Le Guern a fait un exposé passionnant sur les émissions de CO2 par les volcans, en particulier à propos de la catastrophe du lac Nyos au Cameroun en 1986, un phénomène qu’il a étudié de près. Ce terrible événement avait causé la mort d’au moins 1.700 personnes par la brusque libération d’environ un kilomètre cube de gaz carbonique. Il se trouve que le lac Pavin, en Auvergne, possède des caractéristiques le rapprochant du lac Nyos, à tel point que la Direction départementale de l’Equipement du Puy-de-Dôme (DDE) a demandé une série d’études pour évaluer les risques de catastrophe de ce type avec ce lac. Futura-Sciences reviendra sur cette question très prochainement.

À gauche, Frédéric Lavachery et à droite Victor-Hugo Forjaz, directeur de l'Observatoire de volcanologie et de géothermie des Açores, lors des conférence du CHT au Puy-en-Velay.
À gauche, Frédéric Lavachery et à droite Victor-Hugo Forjaz, directeur de l’Observatoire de volcanologie et de géothermie des Açores, lors des conférence du CHT au Puy-en-Velay. © Laurent Sacco/Futura-Sciences

 

La dépression de l’Afar et la tectonique des plaques

Un autre exposé passionnant a été celui de Jacques Varet, qui avait accompagné Haroun Tazieff lors des mythiques expéditions en Afar conduisant à la découverte du célèbre Erta Ale, avec son lac de lave permanent. Comme il l’a rappelé, ces expéditions, dont Haroun Tazieff a été l’un des maîtres d’œuvre, ont beaucoup fait pour l’adoption par la communauté volcanologique de la théorie de la tectonique des plaques. La dépression de l’Afar à Djibouti s’est en effet révélée être un fond océanique exondé où de nombreux détails de l’expansion des fonds des océans étaient bien visibles.

 

En fait, Haroun Tazieff avait compris avant tout le monde non seulement le caractère fondamental du volcanisme en géologie mais il avait aussi été un des premiers à prendre au sérieux la théorie de la dérive des continents d’Alfred Wegener. L’exposé de Jacque Varet comportait aussi des réflexions intéressantes sur le potentiel de la géothermie en Afar pour les générations futures.

 

La crise de la Soufrière

Haroun Tazieff était un homme de convictions dont l’intégrité et les coups de gueule sont devenus légendaires. On se souvient de l’affaire de la Soufrière en 1976 qui l’avait vu s’opposer à son supérieur hiérarchique, Claude Allègre. Marcel Bof, un physicien du CEA spécialiste du géomagnétisme et présent lors de la crise de la Soufrière, a fait un compte-rendu détaillé des événements dont il a été le témoin privilégié, formulant un jugement très sévère sur les agissements d’alors de Claude Allègre.


Retrouvez la vidéo sur le site de Futura Sciences :
Frédéric Lavachery nous parle de son père, Haroun Tazieff.
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/volcanologie/d/lheritage-dharountazieff-defendu-par-son-fils-grace-a-un-centre-pour-les-sciences-de-la-terre_16465/
 

 

 

 Et voici  le compte-rendu du week-end à Arette-Pierre-Saint-Martin,toujours en 2008, le 16/12/2008 :

Week-end Tazieff à Arette-Pierre-Saint-Martin ( texte de Claude Granpey)

 

Je rentre de La Pierre St Martin (Pyrénées atlantiques) où se déroulait ce week-end la troisième phase des journées « Haroun Tazieff », les deux premières ayant eu lieu à Bruxelles en février et aux Estables (Haute Loire) au mois d’août dernier (voir les notes concernant ces événements). L’endroit n’avait pas été choisi au hasard. En effet, c’est dans le gouffre du même nom que s’est produite en 1952 la tragédie spéléologique qui coûta la vie à Marcel Loubens alors qu’il explorait le gouffre au sein d’une expédition à laquelle participait Tazieff.
Le premier épisode de ce long week-end se déroulait vendredi soir à Arette où François Le Guern – proche collaborateur de Tazieff – avait installé son exposition « Le feu sous la glace » dans la salle Barétous-Roncal. En soirée, au cours de sa conférence, devant un nombreux public, Fanfan fit revivre le drame de la Pierre St Martin à travers le film réalisé par Tazieff. Il évoqua ensuite à travers les images ses trente années de travaux aux côtés de Garouk.
Le point d’orgue de la journée du samedi fut l’inauguration de l’espace Haroun Tazieff au troisième étage de la Maison de La Pierre. Ce lieu est destiné à l’évocation des multiples facettes de la vie foisonnante d’Haroun Tazieff. Frédéric Lavachery – fils du célèbre volcanologue – dévoila une magnifique fresque représentant le visage de son père. Dans les prochains mois, l’espace sera aménagé, avec des photos, des objets et des vidéos illustrant la vie et le travail de Tazieff. Les chœurs béarnais et le vin de Jurançon n’ont fait que donner plus de force à ce moment très émouvant.
Dimanche matin se tenait l’Assemblée Générale de l’association Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre. Cette association – dont les membres fondateurs sont Marcel Bof, Pierre Cazabonne, Rose-Marie Chevrier, Jacques Labeyrie, Frédéric Lavachery, Jean-Christophe Sabroux et Jacques Varet – a pour but « de faire connaître l’œuvre d’Haroun Tazieff dans toutes ses dimensions, scientifique, éthique, esthétique, sociale, historique, afin de contribuer au développement comme à la popularisation des Sciences de la Terre. » (Statuts de l’association)
Je fais, à titre tout à fait personnel, partie du Conseil d’Administration du CHT. J’ai toujours admiré le travail effectué par Tazieff et ses équipiers dont plusieurs sont devenus des amis. Garouk m’a toujours encouragé à poursuivre mes observations sur le terrain, même à mon modeste niveau. C’est pour cela qu’à travers le CHT j’ai décidé de rester fidèle à sa mémoire.

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Frédéric Lavachery (à droite de la photo) vient de dévoiler le portrait de Garouk à La Pierre St Martin.

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La Lune pourrait peut-être redevenir volcaniquement active, article de Laurent Sacco sur Futura Sciences

le 21 février 2012 par Sylvie

 

La Lune semble dépourvue d’activité volcanique récente mais cela pourrait changer dans le futur. C’est la conclusion à laquelle est arrivée une équipe de chercheurs, grâce à l’étude des données sismologiques lunaires et celle, à l’aide des rayons X de l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble, de roches lunaires artificielles dans les conditions du manteau de notre satellite.

Depuis que des sismomètres y ont été installés, on sait que la Lune subit des tremblements. Le premier de ces instruments a été posé lors de la mission Apollo 11 et depuis, on ne cesse d’étudier les enregistrements hérités des missions Apollo. Les 380 kg de roches ramenées sur Terre par les astronautes font elles aussi l’objet, encore de nos jours, de multiples travaux de recherches. Elles gardent dans leurs minéraux et leurs abondances isotopiques bien des secrets sur l’origine, la structure et l’évolution de la Lune. On tente de lire dans ces archives pour reconstituer l’histoire du champ magnétique lunaire, ou encore, pour mieux comprendre la composition de son manteau.

Pendant longtemps, il y a eu un débat pour savoir si les cratères lunaires étaient d’origine volcanique ou le résultat d’impacts de météorites et d’astéroïdes. L’ère des missions spatiales a permis de trancher en montrant que la majorité des cratères lunaires étaient bel et bien des cratères d’impacts. Mais certaines des caractéristiques de la surface de la Lune font effectivement intervenir des processus volcaniques, comme Haroun Tazieff le pensait.

Une vue du cratère Shorty, que l'on pensait d'origine volcanique, et où le fameux « sol orange » a été découvert par le géologue Harrison Schmitt lors de la mission Apollo 17, non loin du site d'alunissage de Taurus-Littrow.
Une vue du cratère Shorty, que l’on pensait d’origine volcanique, et où le fameux « sol orange » a été découvert par le géologue Harrison Schmitt lors de la mission Apollo 17, non loin du site d’alunissage de Taurus-Littrow.  © Nasa

Du magma à l’intérieur de la Lune

Ainsi, la mission Apollo 17 a permis de ramener sur Terre des échantillons de sols lunaires provenant de ce qu’on appelle des dark mantle deposits (DMD). Les plus connus sont ceux du cratère Shorty avec le fameux « sol orange ». Les analyses ont montré la présence de gouttelettes de verre volcanique riche en titane provenant de véritables fontaines de lave s’étant produites il y a plus de 3,5 milliards d’années. On a des raisons de penser que ces laves sont issues d’un magma dont l’origine se trouve à plus de 400 km de profondeur. C’est donc l’une des sources d’information dont nous disposons sur le manteau de la Lune.

Or, si l’on combine les données sismologiques et les données minéralogiques sur l’intérieur de la Lune, on est conduit à une énigme. En effet, il semble qu’au moins 30 % du manteau lunaire, plus précisément la partie profonde juste au-dessus du noyau, soit partiellement fondue. Comment se fait-il que l’on n’observe pas d’éruptions volcaniques récentes, même vieilles de quelques millions d’années, suite à des remontées de magma comme c’est le cas sur Terre ?

Un article récemment publié dans Nature Geoscience fait la lumière sur cette énigme en proposant les bases d’une explication possible.

Un groupe de chercheurs français et hollandais a commencé par recréer en laboratoire des roches microscopiques du manteau lunaire. Il s’agissait de faire des copies de celles ramenées sur Terre. La seconde étape a consisté à porter ces échantillons à des températures et des conditions de pressions similaires à celles régnant dans le manteau puis d’estimer leur densité à l’aide du faisceau de rayons X le plus puissant au monde, disponible à l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble. Pour cela, les échantillons ont été placés dans une sorte de presse à enclume de diamants et ils ont été chauffés à l’aide d’une résistance électrique. De cette façon, il a été possible de simuler jusqu’aux conditions régnant dans le manteau profond de la Lune, c’est-à-dire des températures de 1.500 °C et des pressions de 45.000 bars.

Les informations disponibles dans les faisceaux de rayons X passant à travers ces échantillons ont finalement été utilisées en complément de celles fournies par des méthodes dites de dynamique moléculaire, qui permettent de simuler sur ordinateur et à peu de frais le comportement des solides et des liquides dans des conditions de pressions et de températures extrêmes, pour en déduire la densité des roches partout dans le manteau lunaire.

D’après les chercheurs, il semble désormais probable que le manteau profond, même s’il est partiellement fondu, soit trop dense en raison de son enrichissement en titane, pour que des panaches de matière fondue remontent en surface sous l’effet de la pression d’Archimède. Toutefois, la Lune n’ayant pas encore achevé son refroidissement, il devrait arriver un point dans son histoire où les conditions physicochimiques dans le manteau devraient être telles que du magma pourrait remonter en surface.

Si les chercheurs ont raison, la Lune devrait donc avoir un regain d’activité volcanique dans le futur. Mais l’humanité existera-t-elle encore pour assister à cet événement ?

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

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