La Lune pourrait peut-être redevenir volcaniquement active, article de Laurent Sacco sur Futura Sciences

le 21 février 2012 par Sylvie

 

La Lune semble dépourvue d’activité volcanique récente mais cela pourrait changer dans le futur. C’est la conclusion à laquelle est arrivée une équipe de chercheurs, grâce à l’étude des données sismologiques lunaires et celle, à l’aide des rayons X de l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble, de roches lunaires artificielles dans les conditions du manteau de notre satellite.

Depuis que des sismomètres y ont été installés, on sait que la Lune subit des tremblements. Le premier de ces instruments a été posé lors de la mission Apollo 11 et depuis, on ne cesse d’étudier les enregistrements hérités des missions Apollo. Les 380 kg de roches ramenées sur Terre par les astronautes font elles aussi l’objet, encore de nos jours, de multiples travaux de recherches. Elles gardent dans leurs minéraux et leurs abondances isotopiques bien des secrets sur l’origine, la structure et l’évolution de la Lune. On tente de lire dans ces archives pour reconstituer l’histoire du champ magnétique lunaire, ou encore, pour mieux comprendre la composition de son manteau.

Pendant longtemps, il y a eu un débat pour savoir si les cratères lunaires étaient d’origine volcanique ou le résultat d’impacts de météorites et d’astéroïdes. L’ère des missions spatiales a permis de trancher en montrant que la majorité des cratères lunaires étaient bel et bien des cratères d’impacts. Mais certaines des caractéristiques de la surface de la Lune font effectivement intervenir des processus volcaniques, comme Haroun Tazieff le pensait.

Une vue du cratère Shorty, que l'on pensait d'origine volcanique, et où le fameux « sol orange » a été découvert par le géologue Harrison Schmitt lors de la mission Apollo 17, non loin du site d'alunissage de Taurus-Littrow.
Une vue du cratère Shorty, que l’on pensait d’origine volcanique, et où le fameux « sol orange » a été découvert par le géologue Harrison Schmitt lors de la mission Apollo 17, non loin du site d’alunissage de Taurus-Littrow.  © Nasa

Du magma à l’intérieur de la Lune

Ainsi, la mission Apollo 17 a permis de ramener sur Terre des échantillons de sols lunaires provenant de ce qu’on appelle des dark mantle deposits (DMD). Les plus connus sont ceux du cratère Shorty avec le fameux « sol orange ». Les analyses ont montré la présence de gouttelettes de verre volcanique riche en titane provenant de véritables fontaines de lave s’étant produites il y a plus de 3,5 milliards d’années. On a des raisons de penser que ces laves sont issues d’un magma dont l’origine se trouve à plus de 400 km de profondeur. C’est donc l’une des sources d’information dont nous disposons sur le manteau de la Lune.

Or, si l’on combine les données sismologiques et les données minéralogiques sur l’intérieur de la Lune, on est conduit à une énigme. En effet, il semble qu’au moins 30 % du manteau lunaire, plus précisément la partie profonde juste au-dessus du noyau, soit partiellement fondue. Comment se fait-il que l’on n’observe pas d’éruptions volcaniques récentes, même vieilles de quelques millions d’années, suite à des remontées de magma comme c’est le cas sur Terre ?

Un article récemment publié dans Nature Geoscience fait la lumière sur cette énigme en proposant les bases d’une explication possible.

Un groupe de chercheurs français et hollandais a commencé par recréer en laboratoire des roches microscopiques du manteau lunaire. Il s’agissait de faire des copies de celles ramenées sur Terre. La seconde étape a consisté à porter ces échantillons à des températures et des conditions de pressions similaires à celles régnant dans le manteau puis d’estimer leur densité à l’aide du faisceau de rayons X le plus puissant au monde, disponible à l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble. Pour cela, les échantillons ont été placés dans une sorte de presse à enclume de diamants et ils ont été chauffés à l’aide d’une résistance électrique. De cette façon, il a été possible de simuler jusqu’aux conditions régnant dans le manteau profond de la Lune, c’est-à-dire des températures de 1.500 °C et des pressions de 45.000 bars.

Les informations disponibles dans les faisceaux de rayons X passant à travers ces échantillons ont finalement été utilisées en complément de celles fournies par des méthodes dites de dynamique moléculaire, qui permettent de simuler sur ordinateur et à peu de frais le comportement des solides et des liquides dans des conditions de pressions et de températures extrêmes, pour en déduire la densité des roches partout dans le manteau lunaire.

D’après les chercheurs, il semble désormais probable que le manteau profond, même s’il est partiellement fondu, soit trop dense en raison de son enrichissement en titane, pour que des panaches de matière fondue remontent en surface sous l’effet de la pression d’Archimède. Toutefois, la Lune n’ayant pas encore achevé son refroidissement, il devrait arriver un point dans son histoire où les conditions physicochimiques dans le manteau devraient être telles que du magma pourrait remonter en surface.

Si les chercheurs ont raison, la Lune devrait donc avoir un regain d’activité volcanique dans le futur. Mais l’humanité existera-t-elle encore pour assister à cet événement ?

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Retrouvez cet article sur Futura-Sciences, le magazine de l’innovation, de la science et de la découverte

Bilan du séjour à Nicolosi

le 20 février 2012 par Sylvie

Christine Hainaut, Séverine Alix et frédéric Lavachery sont de retour de leur séjour à Nicolosi. Voici le bilan que Frédéric Lavachery, président du CHT tire de ce séjour :

 

  Mohamed Mahfoum, professeur de français à l’Istituto Comprensivo Cardinal Dusmet de Nicolosi, est un homme d’une grande bonté, d’une rigueur pédagogique bienveillante qui a le don de passionner ses élèves. Avec Christine Hainaut, la directrice de l’école Lancelot à Privas, et Agnès Lambeau de l’Institut Saint-Jean Baptiste de Wavre qui a passé quelques jours avec nous à Privas, l’équipe du projet Coménius est déjà remarquable et je n’ai pas encore fait la connaissance des autres partenaires mais leur adhésion et leurs contributions au projet ne laissent aucun doute sur les qualités de ces pédagogues. Toutes les classes d’âge scolaire se retrouvent dans le projet et l’exploration de pratiques pédagogiques entre les petits et les grands est l’un des objets de cette coopération.

 Les axes et les objectifs du projet ont été bien compris par les autorités municipales de Nicolosi, par la direction et les animateurs du Parc Naturel de l’Etna comme par la société des guides alpinistes et volcanologues de l’Etna. Tous vont coopérer avec nos écoles. Il s’agit de prendre le volcanisme et la géologie comme porte d’entrée pour l’initiation à la lecture de paysage et la découverte de la méthode scientifique par l’observation, l’expérimentation et le raisonnement. Le projet Coménius se clôturera au printemps 2014 par deux semaines Tazieff, l’une à Privas et sur le Mézenc, l’autre à Nicolosi et sur l’Etna.

Les guides, volcanologues et géologues de l’Etna que nous avons rencontrés grâce au journaliste et documentariste Gaetano Pulvirenti, viendront bientôt découvrir nos volcans du Vivarais et du Velay. Ils accueillent chaque année sur l’Etna environ 25000 Français passionnés de volcans et de naturalisme… un public hexagonal qui pourrait bien quelque jour découvrir les richesses inscrites dans nos paysages du Mézenc-Gerbier grâce à l’Etna et à ce partenariat naissant.

 Les écoles partenaires de notre projet Coménius se trouvent toutes dans ou à proximité de parcs naturels. La coopération de chacun de ces parcs avec les écoles du projet pourrait permettre d’engager des partenariats entre ces parcs situés en zones de volcans, Parc Naturel Régional de l’Etna, Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, Parc Naturel des Hautes-Fagnes-Eiffel, Parc Naturel National de l’Eifel.

 Le travail de reconstitution du patrimoine scientifique et humaniste de quarante années d’expéditions Tazieff est maintenant partagé avec une équipe de chercheurs italiens. En 2014, centenaire de la naissance d’Haroun Tazieff, nous pourrons lui rendre cette justice qu’une certaine France officielle -scientifique et politique- lui refuse jusqu’ici.

  La chorale de Nicolosi envisage sa participation à la première rencontre internationale de choeurs de Volcans, de Sources et de Montagnes qui aura lieu sur le Mézenc en prélude à la deuxième édition du festival « Montagne, Ouvre-toi! », qui se tiendra à Borée le 30 juin et le 1er juillet.

  Avec Christine Hainaut et Séverine Alix, nous étions trois d’Ardèche et de Haute-Loire, et chacun à ramené de l’Etna une moisson d’informations et de contacts qui va nourrir le travail associatif ou professionnel dans lequel il est engagé. Nous avons pu croiser tous les jours nos perspectives respectives, ancrées sur Privas, sur Sainte-Eulalie, sur Borée et Chaudeyrolles et cela aussi participe d’une vision globale du territoire patrimonial du massif Mézenc-Gerbier et des jeunes volcans d’Ardèche, territoire sectionné en tranches politico-administratives par des frontières qu’il s’agit de transgresser ou d’estomper par un tissu d’initiatives culturelles à longue portée sociale et économique.

 

 

www.faune-auvergne.org : Une incroyable base de données

le 19 février 2012 par Vincent

Le saviez-vous !!!!!!!!!

Il existe, en Auvergne, un site internet tout simplement génial.

A qui s’adresse t-il ?

A tout le monde , jeunes ou moins jeunes, autochtones ou allochtones, naturalistes confirmés ou promeneurs du dimanche… vous avez tous votre place sur ce site.

A quoi sert-il ?

Un recensement de la faune. Il s’agit tout simplement de renseigner une base de données en y inscrivant les observations des animaux que vous pouvez voir chez vous, sur votre mangeoire, dans votre jardin, au cour de promenades, de footing, de déplacements en voiture etc… toutes les observations sont utiles.

Mais après ?

En fait grâce à votre contribution, nous allons considérablement améliorer nos connaissances sur les espèces de la région, à savoir :

Les lieux de présence ou les lieux d’absence de tel ou tel animal.

Les périodes d’accouplement, de nidification, d’hibernation, de départ et de retour en migration…

La découverte ou la disparition d’espèces dans notre région.

etc…

Comment faire ?

En s’inscrivant sur le site www.faune-auvergne.org, c’est gratuit ! vous pouvez vous y connecter quand vous voulez et transmettre vos observations. Cela concerne les oiseaux, les mammifères, les reptiles, les amphibiens, les libellules, les papillons et certains insectes.

Il existe cependant une règle d’or, je ne transmets que les observations dont je suis sûr. Si j’ai le moindre doute soit je demande confirmation auprès de spécialistes (dans ce cas des photos sont quasi indispensables) soit je m’abstiens afin de ne pas fausser les informations.

Dans les prochaines années :

Nous aurons plus de recul et pourrons  établir des atlas de répartitions des populations animales en Auvergne et ainsi suivre leur évolution.Vous pouvez également consulter toutes vos données et celles des autres membres en remontant jusque en 1902 ! car de nombreuses données figurant dans des ouvrages ou des archives y ont été renseignées.

On compte sur vous !

Peu importe que vous ne transmettiez que quelques observations ou bien des milliers comme certains passionnés l’important est d’enrichir cette incroyable base de données.

Nous sommes déjà plusieurs sur le massif  « Mézenc-Gerbier » à enrichir quotidiennement cette base de données et nous serions heureux de vous compter parmi nous.

Si vous avez besoin de plus de renseignements contactez :

soit directement les gestionnaires du site à l’adresse : faune-auvergne@orange.fr

soit sur mon adresse perso : vincent.maurin43@orange.fr

Je vous souhaite de faire de belles observations

Vincent MAURIN (Accompagnateur En Montagne aux Estables)

PS : Il existe ce même genre de site un peu partout en France comme par exemple en Ardèche ! Alors les ardéchois n’hésitez pas rejoignez-nous sur www.faune-ardeche.org

Séjour à Nicolosi – projet Coménius et de coopération des guides de l’Etna et du Mézenc

le 17 février 2012 par Sylvie

Jeudi 16 février, la journée a commencé par un rendez-vous à 8h30 à l‘Instituto Comprensivo avec Mohammed, Maria Grazia et leurs élèves qui ont fait un discours en Français. Ils ont offert un livre sur la Sicile, donné de la documentation sur leur école et sur la vile de Nicolosi.

A 10h45, le groupe avait rendez-vous avec Salfo Caffo, journaliste du parc et Franco Emmi, guide de l’Etna. Ce dernier a été un ami de François le Guern dit Fanfan, qui fut un très proche compagnon d’Haroun Tazieff . Il leur a raconté des anecdotes à propos de Fanfan et Garouk. Puis il a montré le fonctionnement des instruments de surveillance de l’Etna, dont les écrans sont visibles dans le parc et accessibles au public sur le site du INGV ( Institut National de Géologie et de Volcanologie de Catane)

A 13h : retour à la mairie pour un rendez-vous avec Marisa Massalia. Séverine lui a posé des questions sur les objectifs et le fonctionnement de l’office du tourisme de Nicolosi.

A 16h, visite du musée de la Volcanologie et la maison des 3 frères Gemmellaro qui ont été à l’origine de la volcanologie sicilienne au XVIII siècle.

Cet article a été rédigé à partir du compte-rendu fait par Christine Hainaut sur le site de l’école Lancelot de Privas.
http://www.ac-grenoble.fr/ecole/lancelot.privas/

 

Séjour à Nicolosi, projet Coménius et de coopération des guides du Mézenc et de l’Etna

le 16 février 2012 par Sylvie

Mercredi 15 février, l’ascension de l’Etna est rendu impossible par la neige. Le groupe, ,toujours guidé par Gaetano Pulvirenti a visité la maison du Parc Naturel,Régional de l’Etna ainsi que l’espace muséographique de la volcanologie, flore et du patrimoine bâti. Lors de cette visite, la délégation a rencontré Alfio Zappala,  directeur et Luciano Segnorello, responsable du projet muséographique du parc de l’Etna.

 

A 14 heures, le groupe était attendu à la mairie de Nicolosi par l’adjoint au maire chargé des affaires scolaires, Antonio Borzi et Marisa Mazzaglia, adjointe à la culture.

Ils sont allés tous ensemble au restaurant de l’Etna qui propose de délicieuses spécialités dans lequel Haroun Tazieff aimait beaucoup venir manger.

La journée s’est terminée par la visite à une céramiste sur lave et poterie, Giovanna Aiello.

 

Ces articles sont rédigés à partir des compte-rendus faits par Christine Hainaut au jour le jour sur le site de l’école Lancelot de Privas :
http://www.ac-grenoble.fr/ecole/lancelot.privas/

Vous y trouverez tous les détails.