L’école Lancelot de Privas au Parlement Européen pour la remise du prix Hippocrène, du 23 au 25 mai 2012

le 27 mai 2012 par Sylvie

Le projet « volcans et paysages européens » mené par l’Ecole Lancelot de Privas et le Centre Haroun Tazieff a été récompensé par le prix Hippocrène au Parlement Européen à Strasbourg, ce jeudi 24 mai 2012.

Christine Hainaut (directrice de l’école Lancelot) et Frédéric Lavachery (président du Centre Haroun Tazieff) étaient à Strasbourg, du 23 au 25 mai, avec les enfants de l’école, pour y recevoir le Prix Hippocrène de l’éducation à l’Europe.

On les voit sur la photo en compagnie de Catherine Lalumière, ancienne ministre, Présidente de la Maison de l’Europe.

La Fondation Hippocrène, d’utilité publique, a pour mission principale de contribuer à renforcer la cohésion entre jeunes européens.[…] Elle s’est donnée pour mission de soutenir des projets concrets et novateurs qui touchent l’Europe et la jeunesse et d’autre part de favoriser les rencontres et les mises en réseau.

Dans la catégorie « école élémentaire », le prix Hippocrène de l’éducation à l’Europe 2012 (d’un montant de 5000 euros) a donc été attribué à l’Ecole primaire Lancelot pour son projet « Volcans et paysages européens » dont l’objectif est de faire prendre conscience aux jeunes élèves que leurs territoires font partie de l’identité européenne.
Cette réalisation, conduite avec le CHT, sera également présentée au Forum des Enseignants Innovants et de l’Innovation Educative, organisé à Orléans le 2 juin prochain.

La coopération de l’école Lancelot avec le CHT ne devrait pas s’arrêter là, mais s’étendre bientôt au collège Bernard de Ventadour et à un lycée professionnel. Il leur sera proposé de réaliser une petite production artisanale qui permette d’articuler le travail scolaire et l’action de terrain pour le développement culturel de la montagne ardéchoise et du massif du Mézenc.
Le mariage de l’enseignement scolaire et de l’éducation populaire est au coeur du partenariat du CHT et de l’école de Lancelot. Il conduira régulièrement les jeunes de Privas à Borée, Chaudeyrolles et Saint-Clément, à Saint-Front, aux Estables, à Moudeyres ou à Boussoulet.

Article repris du site Mezenc.fr

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Projet de forage pour mieux étudier l’activité des Champs Phlégréens (Italie), article de Claude Grandpey, en date du 23 mai 2012

le 25 mai 2012 par Sylvie

Le projet de forage au coeur des Champs Phlégréens vient de recevoir le feu vert des autorités italiennes, en dépit des remarques selon lesquelles cela pourrait exposer la population de Naples à des séismes et des explosions. Au départ, le premier forage ne descendra qu’à 500 mètres de profondeur.

Comme je l’indiquais il y a plusieurs mois, le projet de forage des Champs Phlégréens est le fruit d’une collaboration scientifique internationale dont le but est d’évaluer les risques représentés par cette caldeira volcanique qui se trouve à seulement quelques kilomètres à l’ouest de Naples. Les chercheurs pensent que, si les Champs Phlégérens devaient entrer en éruption, les conséquences pourraient être désastreuses avec des pertes humaines par millions et un effet majeur sur le climat, même si de tels phénomènes de grande ampleur sont extrêmement rares.

Les initiateurs du projet ont d’abord émis l’idée – fin 2009 – de forer jusqu’à une profondeur de 4 km, mais le projet a été abandonné devant les réserves de certains scientifiques par rapport aux risques. Dans le même temps, d’autres scientifiques affirmaient que les populations ne seraient pas menacées si le forage était bien contrôlé.

Le forage du premier puits de 500 mètres devrait commencer dans quelques mois ; il sera suivi d’un autre forage plus profond de 3,5 km. Les informations transmises par les capteurs installés à l’intérieur des puits devraient permettre de mieux comprendre l’activité bradysismique qui affecte périodiquement la région des Champs Phlégréens et de voir s’il y a un lien entre ce phénomène et les éruptions volcaniques.

De plus, l’étude devrait fournir des informations utiles pour l’exploitation de l’énergie géothermique dans les années à venir.

Source : Science Now.

Blog de Claude Grandpey : http://volcans.blogs-de-voyage.fr/

Popocatepelt (Mexique), article de Claude Grandpey, en date du 20 mai 2012

le 25 mai 2012 par Sylvie

Les images transmises par les webcams hier en début de matinée (heure locale) montraient le sommet bien dégagé du volcan d’où s’échappait un panache de gaz légèrement chargé en cendre. L’activité reste soutenue mais ne présente aucune évolution inquiétante. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur jaune Phase 3.

L’activité vulcanienne du Popocatepelt, article de Raymond Matabosch, en date du 13 mai 2012

le 25 mai 2012 par Sylvie

 

Popocatepetl 12 05 2012

 

Un tremor harmonique d’amplitude moyenne plus élevé que celui enregistré les jours précédents et s’amplifiant graduellement, les explosions succédant aux explosions, un panache de vapeur d’eau, de gaz et de cendre, dense, atteint une altitude de quatre kilomètres au-dessus de la zone cratérale et, poussé par des vents forts, dérive en direction Nord-Est. En outre, le Centre National pour la Prévention des Catastrophes mexicain, – le CENAPRED-, déclare, dans son rapport publié bi-quotidiennement, que l’édifice volcanique génère une colonne de fragments incandescents d’un demi-kilomètre de haut. Qui, en retombant, les impactant, s’épandent, sur les pentes externes, sur plus de1 kilomètre de distance.

 

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En raison de l’amplification de l’activité volcanique et des retombées importantes de cendres, après une première annulation d’activités dans l’après-midi du mardi 8 Mai, une seconde durant la matinée du 10 Mai, une troisième au cours de la soirée du 11 Mai, les autorités gouvernementales de l’État de Puebla ont une nouvelle fois suspendues, le 12 Mai, les activités aéronautiques afférentes à l’aéroport international d’Hermanos Serdán, implanté dans la municipalité de Huejotzingo.

 

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Dans l’État de Mexico, tout en se refusant à un catastrophisme « de mauvais aloi car l’activité du volcan se trouve dans les paramètres attendus » et en informant « qu’à l’heure actuelle il n’y a aucun risque et aucun problème particulier », le personnel de la protection civile de l’État de Mexico et le Secrétariat de la Sécurité publique diffusent des mesures préventives concernant les zones proches du Popocatepetl, préparent les populations dans le cadre d’une plausible imminente évacuation des lieux et invitent les habitants « à rester très vigilants, à être très attentifs aux rapports des autorités et à répondre à toute action décrétée si nécessaire. »

 

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Les voies d’évacuation, pour Amecameca, Ozumba, Tepetlixpa, Atlautla, leurs communautés rattachées, – 67.000 habitants-, et leurs territoires environnantes, municipalités identifiées comme dangereuses en raison de leur proximité avec le colosse, sont gardées sous contrôle permanent, les avalanches soit de nuées ardentes, soit de nuées de Saint Vincent, soit des surges, le Don Goyo coutumier d’en produire, étant redoutables, afin de parer à toute expulsion d’urgence des populations menacées.

 

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13 Mai 2012 © Raymond Matabosch

 

Le volcanisme intraplaque en Espagne: le Campo de Calatrava, article de Raymond Matabosch du 18 avril 2012

le 25 mai 2012 par Sylvie

Le Campo de Calatrava, ou Zone Volcanique de Calatrava, s’étend, des Monts de Tolède à la Sierra Morena, dans le bassin de la Mancha et compte 300 volcans.

 

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Code 0100-04

Localisation: Latitude 38.87° Nord et Longitude 4.02° Ouest.

Cônes pyroclastiques, maars et dômes de lave, altitude 1117 mètres, La Mancha, Espagne.

 

La région volcanique du « Campo de Calatrava », aussi appelée « Provincia Volcánica de Calatrava », Province de Ciudad Real, Castilla-La Mancha, constitue, avec celle du « Campo volcánico de la Garrotxa », ou « d’Olot », Provinces de Gérone, de Lérida et de Barcelone, Catalogne, et celle de la « Área Volcánica de Cóbdar », aussi dénommée « Campo volcánico de Cabo de Gata » ; Province d’Almería, Andalousie, une des trois régions, au volcanisme récent, les plus importantes de la Péninsule Ibérique.

 

L’activité volcanique du « Campo de Calatrava. »

 

L’activité vulcanienne s’y est manifestée entre 8,7 millions d’années et 1,75 million d’années, du Tortonien, première époque du Miocène supérieur, aux prémices du Pléistocène inférieur. Bien que l’activité soit relativement récente, les appareils volcaniques sont, en général, ruinés et érodés. A l’Ouest et au Sud de Ciudad Real, des épanchements de laves, répandus à travers de la régions, transparaissent sur une étendue d’environ 60 kilomètres d’Est en Ouest et 80 kilomètres du Nord au Sud. D’autres émissions laviques et quelques restes de cônes sont disséminés, dans la zone méridionale du «Campo de Calatrava», sur la Sierra Madrona, à la limite des provinces de Ciudad Real, de Cordoue et de Jaen.

 

Le « Smithsonian Institution » et son Département des Sciences Minérales, au travers de son programme sur le volcanisme mondial, précise(1) que « le Campo de Calatrava, a connu une activité volcanique dominante du Pliocène Pléistocène inférieur. » Pourtant, il annote que la « dernière éruption phréatomagmatique qui s’est produite dans le cratère central du cône Columba, est datée, par le radiocarbone, du milieu de l’Holocène,3.600 ans avant J.C. ± 500 ans ». Enfin, il signale qu’une « activité fumerollienne a été enregistrée, dans le secteur de la Sierra de Valenzuela, du XVIe au XVIIIe siècles. »

 

La région volcanique miocène-pliocène du «Campo de Calatrava», localisation et situation.

 

L’aire naturelle du « Campo de Calatrava » se situe au centre de la province de Ciudad Real, sur le bord méridional de la Submeseta Sud occupée, en grande partie par la Mancha. Il est délimité, au Nord et Nord-Ouest, par les contreforts méridionaux des Monts de Tolède, au Sud par les Vallées d’Ojalién et d’Alcudia, au Nord-Est, par le plateau de « La Mancha », et, à l’Est par les terrasses collinaires du « Campo de Montiel ». Elle est arrosée par le fleuve Guadiana et ses affluents, le Tirteafuera, le Jabalón, et le Pellejero.

 

Les premières références concernant l’existence de cette région volcanique résultent des recherches géologiques et minières menées par Amalio Maestre, en 1836 et en 1844, et Joaquin Ezquerra Del Bayo, en 1844. En 1935, Francisco Hernández Pacheco dresse une étude géologique aux trois quarts morphologique, globale du « Campo du Calatrava », et analyse la distribution spatiale et les caractéristiques pétrologiques, volcanologiques et chronologiques des édifices volcaniques en place. En 1982, Eumenio Ancochea, vulcanologue et professeur à l’Université des Sciences de Madrid, en dresse l’étude systématique. Il synthétise toutes les données afférentes à cette région volcanique et en révise les aspects volcanologiques, géochronologiques et géochimiques. En cela, ses travaux permettent de connaître de nouveaux centres volcaniques.

 

La Province Volcanique de Calatrava.

 

La district éruptif a une superficie totale de 5.000 kilomètres carrés, et, au moins, 300 cônes basaltiques et pyroclastiques, maars et dômes de lave peuvent s’y dénombrer. Leur hauteur est comprise entre 550 mètres et 1.100 mètres et rares sont les élévations qui dépassent cette altitude. Les principaux édifices volcaniques se situent dans le bassin de la Guadiana autour de Ciudad Real, – Negrizal de Las Casas -, d’Almagro, – Yezosa -, d’Almagrassia, de Valverde, – Cabezo Segura et la lagune de La Posadilla -, de Daimiel, de Bolaños, d’Almodóvar del Campo, – Cerro -, de Puertollano, de Poblete, – le maar de La Hoya del Mortero -, de Valenzuela de Calatrava, – Cerro Gordo -, de Ballesteros de Calatrava, – Cabeza Parda, Atalaya -, et d’Almadén, – La Bienvenida et Cabezarados -.

 

Le volcanisme du « Campo de Calatrava » a pour origine un processus de rifting qui a avorté au cours des étapes initiales présidant à son développement. Et le volcanisme intraplaque s’y est matérialisé par l’émission, lors de trois phases éruptives bien définies, de magmas ultra-potassiques, alcalins et ultra-alcalins. De ce fait, les paysages volcaniques s’y différencient en fonction des types d’éruptions explosives, stromboliennes et/ou phréatomagmatiques, ayant généré des dépressions. Des cratères à fleur des marges, des caldeiras en fer à cheval taillées dans les socles coniques et des entonnoirs étroits et profonds alternent et s’essaiment sur toute la superficie de la « Province Volcanique de Calatrava. » Mais les appareils vulcaniens, coiffés de cratères amples et profonds, prédominent. Majoritairement, ils présentent de larges coulées pyroclastiques en forme des lobes, qui épousent les déclivités du relief.

 

Le degré de conservation de tous ces édifices volcaniques dépend de plusieurs facteurs : âge de l’éruption, nature du socle, forme originale du volcan, volume et composition de la matière éjectée, présence ou non d’anneaux de tuff, existence ou non de carrières minières… Aussi, les plus anciens appareils ayant eu une activité entre entre 8,7 et 6,4 millions d’années, au centre de la région volcanique, sont arasés, érodés ou ruinés alors que les cônes les plus récents, avec un volcanisme alcalin et ultra-alcalin, ayant connu des éruptions après 3,7 Millions d’années, exclusivement en périphérie, sont en bon état de préservation  .

 

18 Avril 2012 © Raymond Matabosch

Blog : http://www.66270rosesetepines.com/

 

Notes.


(1)
Smithsonian Institution, Global Volcanism Program. Éruptions historiques du Calatrava Volcanic Field.