Expédition d’Haroun Tazieff sur l’Etna en compagnie de quelques jeunes en 1966, vidéo du site internet Sonuma, les archives audiovisulles

le 9 juin 2012 par Sylvie

Des chercheurs étudient les éclairs volcaniques, article de Claude Grandpey

le 9 juin 2012 par Sylvie

On sait depuis fort longtemps que les éruptions volcaniques s’accompagnent d’éclairs mais ce n’est que récemment que les scientifiques ont commencé à installer des stations afin de pouvoir analyser cette activité électrique et étudier ses causes.

Au début de l’année 2009, l’augmentation de l’activité sismique sous le Mont Redoubt (Alaska) a attiré des chercheurs du Mexique et d’Alaska. Ils ont rapidement installé de petites stations équipées d’antennes VHF (Very High Frequency) afin d’enregistrer les radiations émises par les décharges électriques des éclairs si une éruption venait à se produire. Deux mois plus tard, le Redoubt entrait effectivement en éruption et fournissait à l’équipe scientifique une très grande quantité d’informations.

Les chercheurs ont découvert qu’il existait une corrélation entre le nombre d’éclairs et la hauteur du panache, un phénomène qu’ils n’avaient pas été en mesure de tester auparavant car ils ne disposaient pas de suffisamment de données. Ils ont alors suggéré d’installer sur d’autres volcans, en particulier les moins accessibles, des stations VHF comme celles sur le Redoubt. Cela permettrait d’annoncer une éruption et d’avoir une idée de son importance.

Les informations recueillies ont aussi permis aux scientifiques de comprendre comment les nuages volcaniques s’électrifient selon les processus qui séparent les charges négatives et positives dans différentes régions du nuage. Comme lors des éruptions précédentes, ils ont mis en évidence deux types d’éclairs volcaniques : de petites décharges électriques au niveau de la bouche éruptive et des décharges beaucoup plus importantes plus haut dans le panache.

Les deux types d’éclairs semblent avoir des origines différentes. Les décharges les plus faibles proviennent d’une électrification qui se produit quand la lave sort de la bouche et se trouve réduite en petites particules. Les éclairs dans le panache proprement dit sont probablement dus à la congélation de l’eau, phénomène qui, pense-t-on, électrifie les nuages pendant les orages.

L’hypothèse de la congélation de l’eau a été confirmée par l’éruption de l’Eyjafjallajökull (Islande) en 2010. Les scientifiques ont alors découvert que les éclairs apparaissaient dans le panache uniquement lorsque la température au sommet du panache chutait en dessous de -20°C.

Le Met Office islandais a une approche différente des éclairs volcaniques : il utilise des stations situées pour la plupart en Europe et qui enregistrent les ondes radio de très basse fréquence. L’avantage de ce système est qu’il peut détecter les éclairs produits par les éruptions à plus de 10 000 km de distance alors que les systèmes VHF doivent être à proximité du volcan. En revanche, le système VHF bénéficie d’une meilleure résolution et il est capable de capter des décharges d’éclairs beaucoup plus faibles.

La meilleure solution serait probablement d’associer les capteurs VHF et les capteurs basse fréquence pour contrôler les éclairs et ainsi mettre en garde sur la présence de nuages de cendre.

Claude Grandpey, site de MaxiSciences ou sur son blog http://volcans.blogs-de-voyage.fr/

De superbes photos de nuages autour de volcans, article de Bernard Duyck

le 9 juin 2012 par Sylvie

Volcans et phénomènes atmosphériques – 1. les nuages lenticulaires.

 

Les volcans sont des structures souvent associées à ce qu’on pourrait appeler «  des phénomènes atmosphériques » : nuages lenticulaires, tourbillons de Karman, autre vortex, ou encore éclairs.

 

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Un nuage orographique coiffant le Mont Fuji  – photo astrosurf

 

Beaucoup de belles photos de volcans sont coiffés d’étranges soucoupes, rappelant les OVNI : ce sont des nuages lenticulaires, encore appelés « os de seiche ».

Ce type de nuage n’est pas uniquement associé aux volcans, mais bien au relief … deux exemples célèbres :  » l’âne du Mont Blanc « , ainsi nommé selon une expression des Chamoniards, qui au lieu de dire que les nuages et la pluie vont arriver, disent que  » le Mt blanc a l’âne « .

Autre exemple connu,  » la nappe  » de la Montagne de la Table, près du Cap en Afrique du Sud :  vents chargés d’humidité en provenance de la mer montent et forment ce type de cumulus.

Je suis peu être chauvin, mais je trouve que quand ils chapeautent les formes presque parfaites des stratovolcans, leur effet esthétique est maximum.

 

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Altocumulus lenticularis sur le Mt Rainier / Etat de Washington – photo Tim Thompson / Image astronomique du jour.

 

Le nuage lenticulaire est un altocumulus lenticularis, un type d’altocumulus stationnaire en forme de profil d’aile d’avion qu’on retrouve en aval du sommet des montagnes sous le vent, signant la présence d’un ressaut ou onde orographique (littéralement dessinée par les montagnes).

Lorsque le vent vient à buter sur un obstacle, colline, montagne ou volcan, des ondes se développent verticalement. L’air humide va monter et engendrer en se refroidissant des nuages, des paquets opaques de vapeur d’eau.

Ils se reforment en réalité en permanence du côté du vent et se dissolvent côté opposé, réalisant ainsi un nuage stationnaire, contrastant avec le vent fort et horizontal d’altitude qui est censé le déplacer rapidement.

Ces nuages sont apprécié des vélivoles, car il montre la présence d’une ascendance puissante et stable.

 

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Cet extraordinaire paysage est offert certains jours aux habitants de Seattle, voisins du Mont Rainier; il peuvent ainsi admirer une « pile d’assiettes » surmontant le volcan, ou un « troupeau de nuages lenticulaires » … interprétation au choix – photo Wallpaper Naional geographic 2008 / Arco images.

 

 

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Empilement sur le sommet de l’Erebus / Antarctique – photo MEVO

 

Cette masse d’air a un contenu d’humidité variable selon l’altitude, si bien que des nuages distincts peuvent se former aux différents points de rosée de la masse d’air. Il en résulte alors un nuage , à l’aspect stratifié, en  » piles d’assiettes « .

 

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« Un train de nuages lenticulaires » au dessus de Big Island / Hawaii – photo Peter Michaud / Futura Sciences.

 

400px-Vol_donde.png Sur les reliefs, les ondes formées ne se limitent pas à l’onde située juste au-dessus du sommet d’une montagne, un « train d’ondes » peut se former et donner lieu à une série de nuages lenticulaires, au sommet de chaque onde.

Vol d’onde – image wikipedia

 

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Une autoroute de nuages lenticulaires suit le chaîne volcanique sur North Island / Nouvelle-Zélande – Mt Tarurua – photo Chris Picking /Image astronomique du jour.

 

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Last but not least … le Mongibello (*) avec sa coiffe hivernale – photo Andrea Rapisarda

 

 

(*) Mongibello : nom d’éthymologie mixte latine – mons – et arabe – Djebel – qualifiant l’etna de « montagne des montagnes ».

 

Sources :

– Report en aerial phenomena observec near the chanel islands, UK  – by J-F. Baure & al.

– Mountain waves and clouds : investigating the occurence of cloud-producing mountain waves – by Al. Reid

– Astrosurf – la formation des nuages.

 

Article de Bernard Duyck sur son blog : http://earth-of-fire.over-blog.com

Présentation du projet Volcans et Paysages européens sur le site du Café Pédagogique

le 9 juin 2012 par Sylvie

Volcans et paysages européens

Par Nathalie Doudet

Ce désir naît, comme c’est souvent le cas, d’un désir personnel et d’une rencontre. Le désir de Christine Hainaut, professeur des écoles à Privas –École de Lancelot-, de monter un projet d’envergure européenne, elle songe aux visioconférences au etwinning, aux projets Comenius. Sa rencontre, un peu par hasard, au cours d’une randonnée sur les plateaux ardéchois avec Frédéric Lavachery, fils d’Haroun Tazieff sera décisive et lui permettra de franchir le pas. La rencontre est enthousiaste, passionnée, ils « refont le monde pendant 3 heures ».

Monsieur Lavachery devient un acteur essentiel qui permet de mettre en lien différentes écoles et de créer un réseau. Tout naturellement, le lien avec l’Italie se tisse, plus précisément avec la Sicile et les villes de Nicolosi (Istituto comprensivo, http://www.scuoladusmetnicolosi[…]) et Rossolino (istituto superiore Archimede, http://primoistitutoarchimede.it/[…]). Une école de Belgique et une autre d’Allemagne sont également associées au projet.

Le projet a démarré en septembre 2011 et une première rencontre des enseignants s’est dessinée à Nicolosi en février 2012(récit : http://www.ac-grenoble.fr/ecole/lanc[…] et http://tazieff.fr/bilan-du-sejour-a-nicolosi/). L’accueil a été chaleureux et, bien que la langue choisie pour le projet soit le français, des élèves italiens qui n’apprennent pas tous le français ont pris part aux échanges. À ce jour, deux échanges épistolaires, traditionnels, par la poste, ont été effectués -présentation des élèves, de la région-, l’idée est de présenter les volcans et paysages européens afin que les élèves prennent conscience de leur patrimoine commun en découvrant la réalité structurale de l’arc péri-alpin. Il s’agit de mobiliser la fascination naturelle qu’exercent fontaines et torrents de lave pour pousser la porte de la géologie et s’initier à la lecture de paysage de territoires de proximité fortement marqués par le volcanisme. Le paysage devient un terrain privilégié pour l’éducation à l’observation, à l’interrogation, à la recherche de réponses et de savoirs, à la méthode scientifique, à la découverte des relations profondes, naturelles et humaines, que tissent ses éléments constitutifs.  Cette approche se veut européenne, transversale, interdisciplinaire. Le projet ambitionne d’explorer les possibilités de liens pédagogiques entre les classes d’âge (de 9 à 18 ans).

Une première visioconférence sera organisée en juin : l’école dispose d’un TBI et l’Istituto comprensivo de Nicolosi est également doté de technologies de pointe.

Le rôle de l’élève est également au cœur du projet qui veut faire des élèves « les éducateurs de leurs pairs ». Des liens ont été établis avec le Collège de Privas, afin que le projet puisse être vécu par les élèves de l’école (CM) qui intègreront le collège l’année prochaine. Les échanges collège/école sont ainsi assurés par, outre la présentation et le vécu du projet, du prêt de matériel et des visites du Musée de la Terre en cours de création au sein de l’école.

Chaque établissement prend en charge une partie du projet : réalisation d’une mallette pédagogique avec des expériences et organisation de randonnées géologiques contées (Privas), maquettes volcaniques (Allemagne), exposition sur l’histoire de la volcanologie contemporaine (Belgique) musée du volcanisme et dossier de presse du projet (Italie).

L’école de Lancelot participera à la fête de la science en octobre 2012 (http://www.fetedelascience.fr/) et le point d’orgue du projet est prévu en mai 2014, date à laquelle on commémorera les cent ans de la naissance d’Haroun Tazieff avec la réunion de tous les partenaires européens qui présenteront à cette occasion leur mallette pédagogique mobile à Privas.

Le volet linguistique n’est pas au cœur du projet mais, côté italien, media et liceo voient les élèves francophones impliqués.

Côté français, le collège Bernard de Ventadour Privas dispose d’un enseignement en LV2 italien : ce projet devrait très certainement interpeller les collègues italianistes et créer un vivier de nouvelles recrues pour l’italien.

http://www.cafepedagogique.net

 

Le projet Volcans et paysages européens mené par l’Ecole Lancelot à Privas a remporté le prix du jury lors du 5ème Forum des Innovations Pédagogiques qui a eu lieu à Orléans le 2 et 3 juin.

le 9 juin 2012 par Sylvie

Le palmarès du 5ème Forum des enseignants innovants

Au terme de deux journées bien remplies d’échanges, de discussions, de découvertes et de réflexions, les prix du 5ème Forum 2012 ont été décernés à 13 projets particulièrement appréciés par le public et par le jury, composé de membres des associations partenaires. Un palmarès, a rappelé François Jarraud, qui ne doit pas faire oublier la valeur de chacun des projets présentés, choisi au terme d’une sélection plus sévère que les années passées, ni que la vraie récompense réside dans le partage d’un  grand moment de convivialité autour de l’école et la pédagogie.

 Quatre prix ont été décernés par le public composé des enseignants innovants.

Le Grand prix des enseignants innovants est allé à Guillaume Delpeyroux pour son projet de doublage de films en anglais au lycée Saint Jean. Le prix des enseignants innovants va à Stéphanie Fontdecaba pour « Rando Philo », une randonnée philosophie avec ses élèves de CE – CM. Le public a aussi décerné le prix de la créativité à Marjorie Lévêque pour le véritable manuel de grec ancien qu’elle a realisé pour ses collégiens et le « prix spécial des enseignants » à Robert Delord , pour un autre projet en lettres anciennes (la visio 3D).

Neuf prix ont été décernés par  le jury composé par les associations partenaires et le Café pédagogique.  

Le grand prix du Forum a été attribué à Claire Fabre pour le projet « l’école en sons chantier ». Le prix du jury va à Christine Hainaut pour un projet international « Volcans et paysages européens ». François Jourde, professeur de philosophie à Bruxelles, remporte le grand prix numérique et Florian Colombat le prix numérique pour l’utilisation des tablettes tactiles en EPS.

http://www.cafepedagogique.net