Le label Pierre Fauriat décerné à Frédéric Lavachery et sa compagne Danièle pour la reconstruction de leur ferme les Ouches dans le respect des traditions et techniques locales

le 8 octobre 2012 par Sylvie

Le samedi 27 octobre à 15h30 aux Ouches, Frédéric et Danièle se verront remettre le label Pierre Fauriat par l’association Oustaou Vellavi  pour la reconstruction des Ouches dans le respect des traditions locales. En effet, par le choix des matériaux et des artisans maçons, des charpentiers, des couvreurs-lauzeurs, ils ont voulu reconstruire leur ferme à l’identique de ce qu’elle était avant l’incendie en respectant les traditions du patrimoine bâti. Cette décision est cohérente avec le parcours militant de Frédéric Lavachery, et ce, dans le respect  du combat permanent d’Haroun Tazieff contre l’envahissement des paysages par le béton.

 Et si aujourd’hui le gros œuvre est achevé, il reste encore beaucoup à faire pour que les Ouches puissent offrir au Centre Haroun Tazieff un espace de 300 m2, comme cela est prévu.

Quel est l’objectif de l’association Oustaou Vellavi ? Elle a été créée, il y a dix ans dans le but de la préservation du patrimoine bâti et paysager, afin d’encourager les initiatives visant à pérenniser ce patrimoine. Elle se veut une structure de réflexion pour les professionnels, les amateurs et les acteurs de l’aménagement en milieu rural. D’ailleurs, un conseil scientifique et technique a été  créé au sein de ses membres afin d’apporter des solutions pour la préservation de ce patrimoine, sa valorisation et sa pérennisation.

Lors de la remise du label,  l’association Oustaou Vellavi appose une plaque sur l’édifice retenu. Sur cette plaque, Claude Perron a dessiné la maison typique et la tuilerie Perrin a exécutée une céramique colorée émaillée portant le titre Oustaou Villavi.

Ce label est aussi le symbole de l’amitié et de la solidarité que l’on souhaite partager avec tous ceux et toutes celles qui ont aidé à effacer les traces de l’incendie des Ouches. Enfin, Danièle et Frédéric sont à nouveau chez eux.

Pour découvrir l’association Oustaou Villavi : http://oustaou.vellavi.free.fr/


 

L’Islande vue du ciel, article de Claude Grandpey

le 7 octobre 2012 par Sylvie

Après le Kamchatka, voici l’Islande vue du ciel par un temps exceptionnellement dégagé. Il suffit de cliquer sur ce lien pour en prendre plein les yeux grâce à cette image mise en ligne par l’Agence Spatiale Européenne:

http://esamultimedia.esa.int/images/imageoftheweek/IOW_20…

 

Auscultation des volcans américains et japonais, article de Claude Grandpey

le 7 octobre 2012 par Sylvie

Un avion de la NASA, avec à son bord un radar 3D mis au point par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de  Pasadena, Californie, vient de quitter cet Etat pour une campagne de 10 jours. Le but est d’étudier les volcans actifs d’Alaska et du Japon.

L’avion de la NASA a subi quelques modifications et les ingénieurs ont installé le système radar UAVSAR (Uninhabited Aerial Vehicle Synthetic Aperture Radar) dans une coque sous le ventre de l’appareil.

Le système UAVSAR est capable de « voir » sous la surface de la Terre et de détecter les moindres déformations. Les scientifiques de la NASA l’utilisent périodiquement pour repérer des modifications de l’activité volcanique. Le radar utilise l’interférométrie qui envoie vers le sol des impulsions d’énergie micro-onde à partir d’un capteur situé sous l’appareil et permet de détecter les moindres déformations de la surface de la Terre.

L’UAVSAR permettra d’obtenir tout d’abord des images des volcans de l’ouest des Etats-Unis.

Après avoir refait le plein de carburant, l’avion prendra la direction de la base Elmendorf-Richardson située à proximité d’Anchorage en Alaska où le système UAVSAR ira étudier et photographier les volcans de cet Etat, sans oublier les Iles Aléoutiennes.

L’avion se rendra ensuite à la base américains de Yokota au Japon. Yokota sert de point de départ aux missions scientifiques qui étudient les volcans les plus dangereux de l’archipel japonais.

Sur le chemin du retour, l’avion suivra exactement la même trajectoire et rassemblera des données en sens opposé avant d’arriver sur la base de Palmdale le 11 octobre. Un pilote automatique de très haute précision permet à l’appareil de suivre la même trajectoire qu’à l’aller, avec une précision de 4 mètres, voire moins. Cela permet au système UAVSAR de photographier la surface de la terre sous tous les angles et de prendre en compte des modifications de quelques millimètres seulement.

L’UAVSAR fournit des informations qui complètent les données satellitaires et permettent de mieux comprendre les déformations subies par les volcans avant, pendant et après les éruptions.

Blog de Claude Grandpey : http://volcans.blogs-de-voyage.fr/

 

 

 

Le Mont Rainier sous haute surveillance (Etats-Unis), article de Claude Grandpey

le 7 octobre 2012 par Sylvie

C’est bien connu : Le Mont Rainier (4392 m) se dresse à proximité de Seattle et des industries comme Boeing et Microsoft. Si une éruption se produit, la région autour du volcan sera très vite menacée par des lahars car la chaleur du volcan fera fondre les glaciers. Dans une note précédente, je signalais que des sirènes avaient été installées dans la vallée de la Puyallup qui est l’une des plus exposées aux coulées de boue.

Afin d’anticiper une colère du Mont Rainier, les scientifiques de l’USGS ont installé il y a cinq ans toute une batterie d’instruments de mesure sur les flancs de la montagne. Ils donnent en continu des informations sur le comportement du volcan. Les tiltmètres décèleront le moindre gonflement ; le réseau GPS permettra de détecter le moindre déplacement.

Afin d’assurer leur bon fonctionnement des équipes grimpent périodiquement sur le Mont Rainier pour assurer la maintenance. C’est ce que 14 scientifiques viennent de faire ce mois-ci sur 6 sites différents Ils ont été acheminés par hélicoptère pour remplacer éventuellement des batteries et autres antennes.

Pour le moment, les instruments montrent qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. La dernière éruption du Mont Rainier a eu lieu en novembre-décembre 1894, quelques secondes à l’échelle géologique. Il est donc indispensable de se tenir prêt en cas de récidive.

Les premiers équipements ont été installés sur le Mont Rainier en 1969. Aujourd’hui, il y a des centaines de capteurs contrôlables à distance déployés sur tous les volcans de la Chaîne des Cascades. Quels progrès !

Source : The Seattle Times.

Le mont Rainier et ses glaciers (Photo Claude Grandpey)

Maquette du Mont Rainier, au Visitor Center(Photo Claude Grandpey)

Blog de Grandpey : http://volcans.blogs-de-voyage.fr

Des nouvelles de l’Etna

le 7 octobre 2012 par Sylvie

Dans son blog, http://volcans.blogs-de-voyage.fr/ , Claude Grandpey donne régulièrement des nouvelles de l’Etna. Voici donc les informations issues de son blog.

La presse italienne confirme la reprise d’activité dans la Bocca Nuova. L’édition palermitaine de La Repubblica indique que « l’Etna a repris son activité éruptive exactement 3 mois après le début de la précédente le 5 juillet dernier. Une coulée de lave sort de la Bocca Nuova…et un panache de gaz est également visible de très loin.» (Blog, Claude Grandpey, 5/10/12)

Concernant l’emplacement de la coulée de lave mentionnée par la presse italienne, Boris Behncke (INGV Catane) vient de m’indiquer que « la coulée de lave se trouve à l’intérieur de la Bocca Nuova. Cette nouvelle activité est semblable à celle de juillet août, mais encore relativement faible. Pour remplir le cratère et entraîner un débordement, une telle activité prendrait plusieurs années. En 1999, la Bocca Nuova a débordé après 4 années d’une activité quasi ininterrompue qui est allée en s’intensifiant, avec des épisodes de fontaines de lave au mois d’octobre 1999. Actuellement, l’activité ressemble davantage à celle qui a animé la Bocca Nuova entre 1995 et 1998 ». (Claude Grandpey, le 6/10/12)

De ce fait, l’accès à l’Etna est à nouveau interdit.Cette interdiction d’accès au sommet de l’Etna vient d’être prolongée jusqu’au 31 octobre 2012.