Développement local, acteurs locaux et collectivités territoriales

le 12 janvier 2013 par admin

Titre: Développement local, acteurs locaux et collectivités territoriales
Lieu: Carcassonne
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Description: Le vendredi 18 janvier, à Carcassonne, le Centre d’Information, de Documentation, d’ Etudes et de Formation des Elus tient une session consacrée à l’épineuse question des politiques publiques en territoire rural.

Le président du Centre Haroun Tazieff, Frédéric Lavachery, conseiller communal et communautaire de Chaudeyrolles, est invité à ouvrir la séance de l’après-midi pour rendre compte des expériences en cours sur le massif du Mézenc/Gerbier-de-Jonc, conduites par un réseau d’associations travaillant en synergie ces dernières années pour ouvrir une nouvelle dynamique de développement économique et social par l’action culturelle.

L’objectif des organisateurs est « de contribuer à l’élaboration de propositions visant à réorienter les politiques publiques dans les territoires ruraux et périurbains en faveur du maintien et du développement de l’emploi, des services publics, des infrastructures et de la qualité du cadre de vie.

La démographie française a connu des évolutions sensibles au cours des dernières années. Si une écrasante majorité de la population vit sous l’influence des villes, nombreux sont les citoyens qui, aspirant à une meilleure qualité de vie, les quittent pour s’installer dans les zones rurales et périurbaines.
Cette « nouvelle ruralité » interpelle les élus locaux dans leur capacité à répondre aux attentes de ces habitants.

Avec la révision générale des politiques publiques (RGPP), ces territoires ont subi de grandes difficultés pour, entre autres, maintenir les services publics, développer des activités économiques et préserver le foncier agricole.

La volonté affichée du gouvernement de garantir l’égalité des territoires va-t-elle se traduire par une reconnaissance de la spécificité des communes rurales et périurbaines ? Les élus ont, dans cette perspective, un rôle important à jouer.

Avec notamment :

· Frédéric Lavachery, conseiller municipal de Chaudeyrolles (43)
· Serge Lépine, maire de Camplong d’Aude (11), membre du comité directeur de l’Association des maires de France (AMF)
. Pierrick Monnet, coordinateur départemental de la JC de l’Ain et militant au Mouvement rural de jeunesse chrétienne.

Et André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et conseiller régional d’Auvergne, dont la présence est à confirmer. »

Date: 2013-01-18

réunion au Museum d’Histoire Naturelle

le 12 janvier 2013 par admin

Titre: réunion au Museum d’Histoire Naturelle
Lieu: Paris
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Description: En 2006, lors de la vente, de la dispersion et de la destruction du patrimoine matériel d’Haroun Tazieff par la succession de son épouse, deux des héritières eurent le bon sens minimal de confier aux Archives Nationales le contenu de son bureau parisien. Ce fonds documentaire a été transféré au Museum d’Histoire Naturelle de Paris.

Frédéric Lavachery va pouvoir consulter l’inventaire sommaire établi par les soins du Museum afin d’envisager avec les responsables de ce fonds les suites à donner pour son étude et son exploitation scientifique, historique et pédagogique.

Heure début: 9h30
Date: 2013-01-28
Heure fin: 12h

Bilan volcanologique de l’année 2012, article rédigé par Claude Grandpey sur son blog.

le 29 décembre 2012 par Sylvie

 D’un point de vue volcanique, les douze mois qui viennent de s’écouler ont été remarquablement calmes car aucun événement majeur n’est à signaler. J’ai parfois été bien embarrassé pour mettre à jour quotidiennement les notes de mon blog ! (http://volcans.blogs-de-voyage.fr/)

Si l’on fait un bilan rapide, on se rend compte que l’activité est restée concentrée sur un petit nombre de volcans qui figurent au hit parade depuis pas mal de temps. En tête de liste figure le Kilauea qui déverse sa lave de manière quasi permanente depuis janvier 1983. Ce sera donc le 30ème anniversaire le mois prochain !

Les volcans du Kamchatka (Karymsky, Shiveluch et Kizimen en particulier) sont restés la plupart du temps en vigilance Orange. Seul le Plosky Tolbachik a attiré l’attention avec une belle éruption fissurale qui a commencé à la fin du mois de novembre.  Les coulées de lave sont impressionnantes et il sera peut-être le volcan de l’année…

Le Popocatepetl reste bien actif même s’il est moins virulent qu’au début de l’éruption en cours.

Le Fuego a souvent attiré mon attention par ses coulées de lave, ses avalanches incandescentes ou ses panaches de cendre. Son voisin Santiaguito est resté stable et son activité n’a guère varié en 2012, malgré une certaine intensification ces dernières semaines.

En Amérique du Sud, le Reventador et le Tungurahua doivent être surveillés car leur réveil est parfois brutal comme le prouvent ces derniers jours sur le Tungurahua.

Au Japon, le Sakurajima montre une belle activité, sans pour autant être vraiment menaçant pour les zones urbaines à proximité.

Le Cleveland et les autres volcans de la chaîne des Aléoutiennes ne menacent pas les populations car ces îles sont pour la plupart inhabitées. En revanche, les éruptions peuvent poser des problèmes au trafic aérien, particulièrement dense entre l’Amérique et l’Asie.

On pourrait mentionner aussi Santorin et le Nevado del Ruiz, mais ils n’ont montré qu’une hausse de la sismicité sans suite volcanique digne d’intérêt.

Pour terminer, il ne faudrait pas oublier l’Etna et son Cratère SE qui a connu de beaux paroxysmes en début d’année. L’activité a par la suite migré vers la Bocca Nuova avant de revenir vers le Cratère SE, mais le volcan est capable de beaucoup mieux faire !

On me fait souvent remarquer lors de mes interventions en public que les éruptions et les séismes sont plus fréquents qu’auparavant. Ce n’est en fait qu’une impression due aux nouveaux moyens de communication. Grâce à Internet, les nouvelles se propagent à la vitesse de la lumière. Cela me permet de vous tenir au courant – pratiquement en temps réel – de  l’activité volcanique dans le monde, ce qui n’était pas le cas il y a seulement une vingtaine d’années. Il en va de même des séismes. La Terre ne tremble pas plus qu’avant, mais ses moindres soubresauts sont signalés sur le Web quelques minutes après leur apparition.

L’extension du Parc Naturel Régional aux communes du Mézenc de Haute-Loire

le 19 décembre 2012 par Sylvie

Voici le communiqué de l’Office du tourisme intercommunal, rédigé par Raphaël Bonnet, responsable  de l’Office de Tourisme Intercommunal Mézenc – Loire Sauvage, sur Mezenc.fr

L’office du tourisme Mézenc Loire Sauvage qui travaille à l’échelle de la Communauté de communes du Mézenc et de la Loire Sauvage (17 communes de Haute-Loire) tenait le mardi 27 novembre 2012, à Boussoulet, une journée de rencontre et de réflexion avec une bonne trentaine d’hébergeurs et de prestataires d’activités de loisirs et de tourisme du massif du Mézenc.

Le thème en était: « Prestataires d’activités et hébergeurs: comment mieux travailler ensemble ? »

Elle a déjà donné des fruits par la mise en chantier de plusieurs projets de coopération entre acteurs professionnels et associatifs, membres de l’Office de tourisme.
Lors de cette journée de réflexion, tous les participants ont marqué leur intérêt pressant pour que pour que les collectivités locales se positionnent favorablement sur la charte du PNR des Monts d’Ardèche.

L’Office du tourisme Mézenc-Loire Sauvage rappelle à tous la nécessité de faire connaître leur avis dans les registres de l’enquête publique qui sont ouverts dans nos mairies jusqu’au 21 décembre, d’où le le courrier suivant à ses adhérents :

« Une enquête publique concernant la nouvelle charte du PNR des Monts d’Ardèche se déroule, jusqu’au vendredi 21 décembre.
Cette charte comprend notamment l’extension du Parc à 12 communes du massif situées en Haute-Loire (Champclause, Chaudeyrolles, les Estables, Fay sur Lignon, Freycenet-la-Cuche, Freycenet-Latour, Laussonne, le Monastier sur Gazeille, Moudeyres, Présailles, Saint-Front, les Vastres) et 7 communes du massif côté Ardèche ( en totalité Le Béage, le Cros de Géorand, Sainte-Eulalie, Sagnes et Goudoulet, Usclades et Rieutord et partiellement Mazan l’abbaye et Saint-Cirgues en montagne).

L’Office de tourisme lors de son dernier Conseil d’Administration le 15 Novembre dernier, s’est positionné en faveur de cette nouvelle charte et a demandé à chacun des acteurs touristiques de faire la démarche de s’exprimer sur celle-ci. »

Raphaël Bonnet, responsable de l’Office de Tourisme Mézenc – Loire Sauvage

 Site de l’Office du tourisme intercommunal Mezenc-Loire Sauvage  www.mezencloiresauvage.com

Site de partage des informations : Mezenc.fr

Voici l’article rédigé par Frédéric Lavachery, président du Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre, pour défendre ce projet.

Une contribution à l’enquête publique par un citoyen de Chaudeyrolles.

L’extension du PNR des monts d’Ardèche aux communes du Mézenc de Haute-Loire concerne directement un nombre très important d’acteurs de la vie économique, culturelle et sociale de notre communauté de communes. Aucune étude, à ma connaissance, n’a été faite sur l’ampleur de cet impact. La décision sera donc prise de façon peu rationnelle, les arguments relevant dès lors de la pétition de principe. Pour sortir d’un affrontement politique de pouvoirs sur le territoire, ce qui est ma position de citoyen, d’artisan menuisier, d’élu communal, de délégué communautaire, de membre actif de douze associations locales et de président de deux associations, l’une ayant son siège à Chaudeyrolles, l’autre à Borée, je considère la question de l’extension du Parc au regard des défis posés par l’action de terrain.

La vie économique d’aujourd’hui en territoire rural de montagne soumis à un climat rude, ne peut pas être envisagée indépendamment d’un tissu social de faible densité démographique et de relativement forte identité culturelle.

– La communauté de communes du Mézenc et de la Loire Sauvage ne peut assumer ses responsabilités sans intégrer ses actions dans une vision claire de cette réalité.

La faiblesse démographique impose de renforcer les liens culturels entre habitants. La vie économique, chez nous, est étroitement dépendante de la vitalité culturelle. L’exemple de l’AOC du Fin Gras du Mézenc le montre assez, comme le montrent l’importance des lieux d’hébergement et des résidences secondaires pour l’activité des artisans du bâtiment ou celle du tourisme pour les hébergeurs, animateurs ou producteurs vivriers pratiquant la vente directe, tout comme la richesse du patrimoine paysager, naturel et historique du Mézenc pour l’éducation nationale et l’enseignement supérieur.

– Dans ce contexte spécifique de faiblesse démographique, le développement intelligent du massif ne peut se concevoir de façon saucissonnée en autant de clochers que compte le territoire du Mézenc.

– Le tissu social ne peut se densifier que dans le renforcement de ses liens culturels par une coopération toujours accrue entre les diverses catégories d’acteurs du développement intégré du massif. Un projet ne peut s’épanouir que par le développement des autres projets. Les projets strictement auto-centrés sont souvent en grande précarité économique, même les plus emblématiques du territoire, comme la Maison du Fin Gras à Chaudeyrolles.

– Les politiques publiques de développement économique, social et culturel mises en œuvre par les diverses collectivités devraient évaluer le rendement des sommes investies au regard de leur impact sur la densification culturelle des liens sociaux au sein de la population résidente du Mézenc.

– Pour conclure, sans pouvoir m’appuyer sur des données chiffrées, par mon expérience de plus de dix ans d’action culturelle, sociale et économique sur tout le territoire du Mézenc et de ses piémonts tant en Haute-Loire qu’en Ardèche, je peux témoigner de ce que l’extension du Parc des Monts d’Ardèche aux communes de Haute-Loire concernées est une nécessité. Le blocage éventuel de cette ouverture par une décision des élus communautaires entraînerait une rupture profonde au sein de nos communes, une très grande partie des acteurs économiques et associatifs liés au développement culturel en concevrait une amertume durable envers leurs élus.

Frédéric Lavachery, président du Centre Haroun Tazieff et de l’association « Choeurs de Volcans, de Sources et de Montagnes »,conseiller communal et délégué communautaire.

Le Centre Haroun Tazieff, par ses actions locales contribue à la vie du massif du Mézenc, comme l’illustre le Parcours de Randonnée de Chaudeyrolles :

http://tazieff.fr/category/pr-action-locale/

 

Séismes et tsunamis, article de Claude Grandpey sur son blog le 11 décembre 2012

le 14 décembre 2012 par Sylvie

Le Japon a encore été frappé par un violent séisme de M 7,3 le 7 décembre à 8h18 (TU). Il ne semble pas y avoir de dégâts majeurs, ni de victimes. Suite à ce tremblement de terre, une alerte tsunami a été lancée. La vague produite pas l’événement a été de taille relativement modeste (1 mètre de hauteur), sans comparaison avec celle qui a ravagé le secteur de Sendai et Fukushima suite au séisme de M 9 du 11 mars 2011.

Suite à ce dernier séisme, l’USGS a donné quelques éléments permettant d’apprécier les conséquences des séismes en fonction de leur magnitude et leur aptitude à déclencher des tsunamis :

Magnitudes inférieure à 6,5 : Ces séismes ne déclencheront probablement pas de tsunamis.

Magnitudes comprises entre 6,5 et 7,5 : Les séismes de ce type ne produisent en général pas de tsunamis destructeurs. Toutefois, de petites variations du niveau de la mer peuvent être observées à proximité de l’épicentre. Quand des dégâts ou des victimes sont recensés, c’est à cause des effets secondaires comme les glissements de terrain ou des effondrements sous-marins.

Magnitudes comprises entre 7,6 et 7,8 : Ces séismes peuvent déclencher des tsunamis destructeurs, en particulier près de leur épicentre. A des distances plus grandes, on peut observer des variations du niveau de la mer. Les tsunamis susceptibles de produire des dégâts à de grandes distances sont rares lors de séismes de cette magnitude.

Magnitudes de 7,9 et plus : Des tsunamis destructeurs sont possibles dans les régions proches de l’épicentre. Des variations significatives du niveau de la mer, accompagnées de dégâts, peuvent se produire sur des zones plus grandes.

Lors d’un séisme de magnitude M 9, il ne faudrait pas négliger l’apparition d’une réplique supérieure à M 7,5. A ce jour, la réplique la plus forte jamais enregistrée avait une magnitude de M 7,1 ; elle n’a pas entraîné de tsunami destructeur.

 http://volcans.blogs-de-voyage.fr/