Emission sur France culture : Nature (1/4) : « Stromboli, un volcan sur la mer » puis « Dans le cratère du Nyiragongo par Haroun Tazieff »

le 9 octobre 2013 par Sylvie

« Stromboli, un volcan sur la mer », un documentaire d’Irvic D’Olivier ( durée : 40 minutes)

à écouter sur le site de france culture,

suivi de

« Dans le cratère du Nyiragongo par Haroun Tazieff », un documentaire de Paul Sares et Paul Castan

Rediffusion de l’émission « Le progès et la vie » du 22 octobre1958 ( durée : 14 minutes)

http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-nature-14-%C2%AB-stromboli-un-volcan-sur-la-mer-%C2%BB-puis-%C2%AB-dans-le-cratere-du-nyirag

Le mystère de la plus grande éruption en passe d’être résolu, articles de Claude Grandpey le 2 octobre 2013 et de Pierre Barthélémy, dans Passeur de Science

le 5 octobre 2013 par Sylvie

C’était un défi lancé aux volcanologues, le mystère de l’éruption manquante. Au cours des trois dernières décennies, les carottages dans les calottes polaires du Groenland ou de l’Antarctique ont ouvert à ces chercheurs une fenêtre sur le volcanisme passé. Au fil des siècles et des millénaires, les régions polaires ont en effet patiemment tenu l’inventaire des aérosols projetés dans l’atmosphère par les volcans puis retombés sur les glaces qui les ont emprisonnés.

Dans ce grand registre blanc, une datation revenait sans cesse, 1258-1259, accompagnée d’un dépôt de sulfates hors norme, signe qu’une colossale éruption avait eu lieu un ou deux ans auparavant. Les spécialistes estimaient qu’elle était respectivement huit et deux fois plus importante que les éruptions, déjà énormes, de deux volcans indonésiens, le Krakatoa en 1883 et le Tambora en 1815.

Toute l’énigme résidait dans le fait que personne ne savait quel volcan avait bien pu produire pareil cataclysme. Aucun des candidats potentiels, El Chichón au Mexique, le Quilotoa en Equateur ou l’Okataina en Nouvelle-Zélande, ne correspondait à ses caractéristiques. 

(Pierre Barthélémy, Blog Passeur de Science, le Monde)

Pour lire l’article de Pierre Barthélémy dans son intégralité : http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/10/01/le-mystere-de-la-plus-grande-eruption-volcanique-du-dernier-millenaire-est-resolu/

Le mystère de la plus grande éruption volcanique des 3700 dernières années est donc peut-être sur le point d’être résolu.

La source de cette éruption qui a répandu de la cendre tout autour du globe est de toute évidence le volcan Samalas sur l’île de Lombok en Indonésie.  Une équipe de recherche dirigée par Franck Lavigne (Université Paris 1 Panthéon- Sorbonne) a daté l’événement entre Mai et Octobre 1257. Les résultats ont été publiés dans The Proceedings of the National Academy of Sciences.

Des glaciologues ont fourni des preuves de l’éruption il y a une trentaine d’années. L’empreinte géochimique de l’événement a été découverte dans des échantillons de carottes de glace prélevées à la fois au Groenland et dans l’Antarctique. Les volcanologues ont alors cherché l’origine de l’éruption partout dans le monde, depuis la Nouvelle-Zélande jusqu’au Mexique.

L’éruption a été estimée huit fois plus puissante que celle du Krakatau en 1883 et de deux fois plus forte que celle du Tambora en 1815. Jusqu’à présent, on pensait que le Tambora avait été la plus grande éruption des 3700 dernières années, mais l’étude révèle que l’événement de 1257 a été encore plus important.

Pour résoudre le mystère, une équipe multidisciplinaire a comparé des données connues avec les nouveaux résultats fournis par la datation au Carbone 14, l’analyse chimique des éjecta, les données stratigraphiques et les écrits historiques. Le succès de la recherche est dû au fait que, contrairement aux années précédentes, les chercheurs ont travaillé en équipe et non individuellement.

Près du volcan proprement dit, l’éruption a accumulé des matériaux et formé d’épais dépôts que l’équipe a échantillonné sur plus de 130 sites afin de produire une image stratigraphique et sédimentologique montrant le déroulement de l’éruption. Par ailleurs, les données fournies par le radiocarbone sont compatibles avec la date de l’éruption et ne révèlent aucun échantillon plus récent que 1257. Cela exclut donc les autres candidats potentiels comme El Chichon au Mexique.

Bien que l’éruption fût proche de l’équateur, son impact a été ressenti à travers le monde. Le climat a été perturbé pendant au moins deux ans après l’explosion. Les chroniques médiévales décrivent l’été 1258 comme anormalement froid, avec de mauvaises récoltes ; ce fut une «année sans été ».

Les écrits indonésiens font état d’une catastrophe beaucoup plus destructrice. D’anciens textes javanais rédigés sur des feuilles de palmiers décrivent la mort de milliers de personnes en raison des retombées de cendre et des coulées pyroclastiques qui ont détruit Pamatan , la capitale du royaume de Lombok. La ville a été peut-être ensevelie sous la cendre et pourrait devenir une « Pompéi de l’Extrême-Orient ».

(Claude Grandpey, sur son blog, le 2 octobre 2013)

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/

Découverte du plus grand volcan du monde sous les eaux du Pacifique, rubrique science de 20 Minutes, début septembre 2013

le 5 octobre 2013 par Sylvie

 

Le plus grand volcan du monde, d’une superficie équivalente aux îles britanniques, serait enfoui depuis 145 millions d’années sous les eaux du Pacifique, à quelque 1.500 km à l’est des côtes du Japon, révèle une étude publiée ce jeudi. «Il s’agit d’un dôme large et arrondi de 450 km sur 650 km», soit une surface comparable à celle de «l’Olympus Mons sur la planète Mars», considéré comme le volcan le plus grand de tout le Système solaire, souligne l’étude.

Baptisée «Massif Tamu», la bête est tapie au coeur d’une chaîne de montagnes sous-marine, Shatsky Rise, dont le sommet culmine à 3,5 km sous le niveau de la mer et dont les racines plongent à quelque 30 km sous la surface. Et heureusement pour les Terriens, il semble qu’elle soit endormie depuis des millions d’années, indique à l’AFP William Sager, océanographe à l’Université américaine de Houston, qui a dirigé l’étude.

Cette formation volcanique était connue depuis longtemps des géologues mais ceux-ci pensaient jusqu’alors avoir affaire à un simple «méga-volcan» parmi une douzaine d’autres «plateaux océaniques» déjà identifiés.

Des millions de kilomètres cubes de lave solidifiée

Ces «méga-volcans», qu’on trouve aussi bien à la surface de la terre qu’immergés au fond des mers, sont si massifs avec leurs millions de kilomètres cubes de lave solidifiée que les scientifiques considèrent généralement qu’il a fallu plusieurs volcans voisins unissant leurs forces et leurs coulées de magma pour leur donner naissance.

C’est le cas par exemple pour l’édifice volcanique de l’île de Hawaï, constitué de cinq «volcans boucliers» distincts. Il en va de même pour l’Islande, composée de dizaines de volcans différents, certains éteints, d’autres actifs.

D’autres pourraient exister

Mais l’analyse d’échantillons et de la structure du Massif Tamu en «donne une image différente», écrivent William Sager, océanographe à la Texas A&M University, et son équipe. Même si des systèmes associant plusieurs volcans affichent une taille supérieure, «le Massif Tamu est le plus grand volcan isolé connu dans le monde», affirment-ils.

Selon ces experts, qui publient leurs résultats dans la revue britannique Nature Geoscience, il pourrait même s’agir de la «brique élémentaire d’un vaste plateau océanique, issue d’un seul et unique jet» de roches en fusion qui aurait duré quelques millions d’années «seulement» au tout début du Crétacé.

«Le Massif Tamu démontre que les énormes volcans qu’on trouve sur d’autres planètes du Système solaire ont des cousins, ici même sur Terre. Mais la variété terrestre de tels volcans est mal comprise car ces monstres ont trouvé un bon endroit où se cacher: sous la mer», relève l’étude. D’autres géants pourraient donc sommeiller loin sous la mer, échappant à la vue des scientifiques.

Photos de la grotte de glace du volcan Moutnoski, article réalisé à partir d’une publication de Maxiscience, septembre 2013

le 5 octobre 2013 par Sylvie

Voici quelques photos de la magnifique grotte de glace du volcan Moutnoski, sur la péninsule volcanique de Kamchatka, située en Extrême-Orient russe et qui s’avance dans l’Océan Pacifique. Une partie des volcans de cette péninsule sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996 sous le nom « volcans du Kamchatka ».

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A ce propos, rappelons que c’est au Kamchatka que fut découverte en 2008 la tazieffite qui reçut ce nom en hommage à Haroun Tazieff.

Mutnovsky_volc(Photo Michaël Zelenski)

TazieffiteSmallTazieffite

Pour plus d’informations sur la tazieffite, voici l’article qui lui est consacré dans l’American Mineralogist Volume p94 : http://tazieff.fr/CHT/wp-content/uploads/2011/06/Tazieffite.pdf

Un hommage à Haroun Tazieff dans le numéro de septembre du magazine webzine sur les volcans

le 27 septembre 2013 par Sylvie

Le webzine de septembre consacre un grand dossier à Haroun Tazieff dont on fêtera en 2014 le centenaire de la naissance. L’article, qui se trouve déjà sur le site tazieff.fr dans la rubrique biographie et commémoration est composé de trois parties.

La 1ère est un résumé biographique comportant aussi des éléments scientifiques qui ont été ajoutés par des membres du comité scientifique.

Suit une présentation de l’association Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre et enfin l’annonce des dates qui marqueront les commémorations du centenaire de la naissance de ce volcanologue.

Un grand merci à Eric Reiter pour nous avoir ouvert ces colonnes et pour la mise en page.

Dans ce numéro 9 du webzine, vous y trouverez un dossier sur les solfatares ainsi que sur les bienfaits des volcans.

http://issuu.com/ereiter/docs/le_mondedesvolcans_n9