Histoire

1998 :  décès d’ Haroun Tazieff.

 

2002 : projet de Centre H.Tazieff à-conçu par le maire d’ Arette-La Pierre Saint-Martin (64), avec l’accord de France Tazieff, veuve d’Haroun.  Ce fut un échec , faute de budget.

 

2005 : France Tazieff me demande de l’aider à créer une association des amis d’Haroun Tazieff et un musée, dans leur maison de Mirmande, en Drôme.

 

2006 : décès de France Tazieff-Depierre . Légataire universelle de son mari, elle avait oublié de dater et signer son testament, : ce sont ses neveux et nièces qui héritent du tout et le dispersent aux enchères. Devant cette catastrophe, lors des obsèques de France, le physicien Jacques Labeyrie, compagnon et collègue d’Haroun Tazieff depuis 1950, me demande d’essayer de sauver ce qui peut l’être du patrimoine culturel Tazieff.

 

2006-2007 : récupération d’archives familiales et premiers travaux sur la biographie du volcanologue et de ses parents. Conception de la première « journée Haroun Tazieff » qui se tiendra en février 2008 à Bruxelles, à l’occasion des dix ans de sa disparition. Objectif : vérifier la pertinence d’un projet Tazieff dans les enjeux actuels des sciences de la Terre.  Juin 2007 : je suis contacté par l’animateur principal du village  de vacances VAL-VVF  des Estables, qui me propose de faire des exposés à la clientèle du VAL en tant que fils d’Haroun Tazieff.  C’est l’occasion de tester l’accueil potentiel du projet auprès du public. Le projet n’est pas assez mûr que pour que je me lance dans de telles prestations, apparaissant ouvertement comme « fils de ». Pourtant, un test grandeur nature vaut plus que douze études de faisabilité et ne coûte rien.  L’intuition de François Guillemet rejoint les miennes. Le test est réussi, depuis nous approfondissons notre partenariat  chaque année, son esprit de décision  et sa réactivité me conviennent à merveille.  Sur le massif, c’est aux Estables (VVF et Mézenc-Pulsions) et à Saint-Clément  (Ecole du Vent) que j’ai trouvé les meilleurs partenaires pour dynamiser le projet : ils ont compris le potentiel qui gît sous le nom et perçu la qualité du contenu.

 

2008 : en janvier, projet d’un week-end Haroun Tazieff en Velay. Février : première journée Tazieff à Bruxelles. Succès. Les collègues de Tazieff me proposent de réunir leurs archives pour les mettre à disposition du projet de centre. Je travaille donc au contenu scientifique de la carrière de Tazieff et mets la biographie en sommeil relatif.

Avril : rédaction du programme d’action du Centre Haroun Tazieff pour les sciences de la Terre, qui sera implanté simultanément à Arette-la Pierre Saint-Martin et sur le massif du Mézenc. La conception du programme d’action est influencée concrètement par mes premières expériences au VAL des Estables. : ancrer le projet dans le terrain du massif  volcanique du Mézenc-Gerbier comme pôle de ressources documentaires et humaines pour tous les acteurs du développement culturel et économique local. Juillet 2008 : création officielle de l’association CHT, à Arette et dépôt des statuts en sous-préfecture d’Oloron Sainte-Marie.  Poursuite des prestations au VAL-VVF, avec accompagnement de randonnées. Tenue du week-end « Tazieff en Velay », le 23 août au Puy-en-Velay, le 24 août au VAL des Estables. Deux journées de conférences avec des scientifiques de niveau mondial, équipiers de Tazieff et des scientifiques locaux de haute qualité. Succès complet. Ancrage du projet auprès de certaines associations locales : les Amis du Mézenc, Mézenc-Pulsions, l’Ecole du vent de Saint Clément (initiative remarquable de la mairie de Saint-Clément).  Si le Conseil Général de Haute-Loire n’appuie pas le projet, celui-ci est soutenu par la mairie de Fay-sur-Lignon,  ce qui fait que 2008 sera l’année de validation du projet

1° auprès d’un opérateur économique et culturel majeur des Estables, le VAL-VVF ;

2° auprès du tissu associatif existant de longue date sur le massif ;

3° auprès de certaines collectivités publiques, en Ardèche et en Haute-Loire.

Septembre : première exposition Tazieff sur le volcanisme, à Fay-sur-Lignon : 400 visiteurs en trois semaines. Exposés dans d’autres lieux que le VVF des Estables, qui bénéficient de cette première expérience. Au total, les initiatives du CHT auront accueilli un public de 2500 personnes.

 

2009 : poursuite des activités au VVF des Estables, amélioration de la qualité des prestations avec l’expérience, tant pour les conférences que pour les randonnées. C’est la principale ressource financière du CHT.  D’autres structures que le VVF ont fait appel à moi pour des prestations de même nature, au Mazet Saint-Voy, au Monastier-sur-Gazeille, à Issarlès, à Saint-Clément. Deuxième exposition Tazieff sur le volcanisme à Fay-sur-Lignon : plus de 2000 visiteurs en 50 jours de la fin juillet à la mi-septembre. Petite extension de l’exposition au VVF des Estables.  Sur ces 2000 visites, la moitié est constituée de purs touristes, l’autre de personnes ayant une attache forte sur l’ un des deux départements. Mais les gens extérieurs au massif amenés à l’expo par ceux qui y ont des attaches ont été comptabilisés au titre de celles-ci. L’objectif étant d’évaluer l’impact structurant du projet. Le 15 septembre, visite de l’exposition par le Conseil Général de Haute-Loire et les maires des communes du canton de Fay. Les obstacles  au projet au sein du Conseil Général et de la Communauté de communes seraient-elles en voie de résorption ? L’avenir prouvera le contraire, le CPIE (Centre Permanent d’Initiatives à l’Environnement) du Velay, chargé de très nombreuses missions par le Conseil Général et y jouissant d’une rente de situation,  sabotant systématiquement  mon travail.

 

En conclusion, la reconstitution d’un fonds scientifique Tazieff est suffisamment avancée en 2009, que pour pouvoir affirmer que le patrimoine culturel Tazieff est sauvé et que ce projet est pertinent au regard des enjeux actuels des sciences de la Terre, vérifications faites auprès de publics variés, quels que soient les niveaux de connaissances scientifiques.  La participation du CHT au développement local est un fait  désormais incontestable.

 

Frédéric Lavachery, président du CHT,  le 16 septembre 2009.