Le monde de Jamy, des volcans et des hommes (FR3-mercredi 7 mai)

le 8 mai 2014 par Sylvie

Jamy Gourmaud , l’animateur de «  C’est pas sorcier  »,  il revient seul sans son célèbre camion et sans son compère Fred, pour une série d’émission documentaire .. » LE MONDE DE JAMY  ».

Ce mercredi soir, Jamy revient dans « Le Monde de Jamy », premier numéro d’un magazine de découverte de la planète qui en comptera quatre par année. Il part, seul, à la poursuite des volcans et des scientifiques qui les étudient.

Thème de l’émission : Des volcans et des hommes

http://www.france3.fr/emissions/le-monde-de-jamy

Synopsis:

Qu’ils soient scientifiques, historiens ou encore simples témoins d’une éruption, les hommes et les femmes que rencontre Jamy Gourmaud évoquent leur expérience des volcans. Les mystères et légendes qui entourent ces montagnes en fusion sont expliqués par des spécialistes, et décryptés par Jamy Gourmaud, toujours attentif à rendre simples et compréhensibles les phénomènes les plus complexes. L’animateur ne se cantonne pourtant pas à la théorie : il n’hésite pas à se rendre sur le terrain et à s’approcher au plus près d’un volcan en fusion en Ethiopie, ni même à se poser sur un cratère de l’île antillaise de Montserra.

Critique de Telerama

Le camion de C’est pas sorcier, c’était un peu pour Jamy Gourmaud comme une coquille pour un bernard-l’ermite : un lieu rassurant, où il pouvait tranquillement mener ses expériences. Expulsé au bout de vingt ans d’occupation, Jamy a choisi le nomadisme, à l’opposé de ce qu’il faisait avant — l’aventure, il préférait laisser ça aux autres.  » J’ai finalement eu envie de confronter les bribes de connaissance acquises dans C’est pas sorcier avec le terrain « , explique le présentateur. Dans ce premier volet du Monde de Jamy (quatre sont prévus dans l’année), le terrain, ce sont les volcans, et le rat de laboratoire se transforme en baroudeur, accompagnant des scientifiques, marchant pendant des heures pour analyser les coulées laissées par le Kilauea à Hawaii, s’approchant d’un lac de lave au sommet de l’Erta Ale en Ethiopie, partant à la rencontre des habitants des pentes du Vésuve à Naples.

Loin des bidouillages de C’est pas sorcier, des animations en 3D viennent apporter des explications supplémentaires. Les images spectaculaires et la forte présence de ce dernier rappellent ­Ushuaïa Nature, mais l’émerveillement et la curiosité du présentateur rendent le programme moins froid. Son nouveau rôle lui convient parfaitement, Le Monde de Jamy alliant science et découverte avec un regard différent, celui d’un candide. — Maréva Saravane

Voir la bande annonce

http://www.france3.fr/emissions/le-monde-de-jamy

 

Article de Claude Grandpey à propos de la biographie écrite par Frédéric Lavachery

le 6 mai 2014 par Sylvie

Un volcan nommé Haroun Tazieff

Je viens de terminer la lecture passionnante du livre de Frédéric Lavachery « Un Volcan nommé Haroun Tazieff » et je dois dire que je me suis régalé. L’ouvrage a fait remonter en moi un tas de vieux souvenirs. J’ai beaucoup apprécié les chapitres consacrés à « l’affaire » de la Soufrière. Il était indispensable de faire une mise au point détaillée avec des arguments indiscutables. Je possède le livre de Bernard Loubat et Anne Pistolesi « La Soufrière à qui la faute ? » où les auteurs mettaient déjà bien en lumière le comportement ignoble de Claude Allègre. Les pages rédigées par Frédéric Lavachery recroisent en tous points les propos que m’ont tenus les membres de l’équipe Tazieff, que ce soit le regretté François Le Guern, Marcel Bof, Jean-Christophe Sabroux ou René-Xavier Faivre-Pierret.

On connaît Haroun Tazieff comme volcanologue mais son histoire ne s’arrête pas là et les années de guerre ont-elles aussi montré la ténacité et les qualités de lutteur du bonhomme. Il est vrai qu’il était à bonne école. Le passé incroyablement riche de la famille est là pour le prouver. Les pages dans lesquelles Frédéric l’évoque me mettent en mémoire une soirée fabuleuse à Boitsfort (Belgique) où ces souvenirs étaient évoqués au son de l’accordéon de François Le Guern et des chants russes entonnés par le fils biologique de Garouk.

Avant de refermer le livre, il est intéressant de s’attarder sur la bibliographie d’Haroun Tazieff qui devrait faire réfléchir ceux qui prétendent que Garouk n’était pas un scientifique et n’a rien apporté à la volcanologie!

De toute évidence, je ne suis pas le seul à avoir apprécié « Un Volcan nommé Haroun Tazieff ». Une critique élogieuse du livre vient d’être diffusée sur le site Mediapart :

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-christine-gryson/020514/un-volcan-nomme-haroun-tazieff-par-son-fils-ou-sont-nos-heros

En cette année 2014, le Centre Haroun Tazieff fête le centenaire de la naissance de Tazieff avec des événements qui ont lieu un peu partout en France, avec le soutien de plusieurs associations : LAVE (L’Association Volcanologique Européenne), APNHC (Association Protection Nature des Hauts Cantons de l’Hérault) APANAGE (présidée par Thierry Del Rosso). Ces manifestations prennent la forme de conférences, forums scientifiques, expositions, rencontres, chorales et la représentation d’une pièce de théâtre au Festival off d’Avignon. Les dates se trouvent à cette adresse :

 http://tazieff.fr/category/vie-association/

Livre Tazieff_modifié-2

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2014/05/06/un-volcan-nomme-haroun-tazieff/

Article de Catherine Lieutenant sur la biographie « Un volcan nommé Haroun Tazieff » écrit par Frédéric Lavachery

le 17 avril 2014 par Sylvie

C’est un article très détaillé et fouillé que livre Catherine Lieutenant sur le site ci-dessous, évoquant de nombreux aspects de la vie de Tazieff, de Zénitta à la famille Lavachery. Vous y verrez aussi des tableaux de Zénitta, une présentation de Frédéric Lavachery mais aussi de Thomas Lavachery, sans oublier l’affaire de la soufrière et une vidéo de l’INA sur la position de Tazieff sur le réchaufement climatique.

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2014/04/16/un-volcan-nomme-tazieff-8163861.html

Pourquoi certains volcans sont-ils si loin des rifts ? article de Laurent Sacco sur Futura Science le 26 mars 2014

le 13 avril 2014 par Sylvie

Logiquement, des volcans se forment dans les vallées des rifts, au-dessus de la zone de fusion partielle du manteau. Mais pas seulement : certains en sont très éloignés. Cette énigme s’expliquerait par les changements de répartition des contraintes tectoniques dans la croûte en extension, d’après les modélisations numériques réalisées par une équipe internationale.

ardoukôba

L’Ardoukôba, baptisé par Haroun Tazieff du nom du secteur où il est apparu, est un volcan de type fissural à éruption basaltique. Situé sur le rift d’Asal, entre le lac Asal et le Ghoubbet-el-Kharâb, à l’ouest de Djibouti, il a fait une unique éruption du 7 au 14 novembre 1978, libérant plus de 43 mégatonnes de basaltes à phénocristaux et 6 milliards de mètres cubes de gaz constitués de 80 % d’eau. © Rolfcosar, Wikipsédia, GNU 1.2

L’article que vient de publier un groupe de géophysiciens dans Nature Geoscience aurait sans doute retenu l’attention d’Haroun Tazieff s’il était encore parmi nous. On fête cette année le centenaire de sa naissance, et une biographie, Un volcan nommé Tazieff, rédigée par Frédéric Lavachery, son fils qui est également président du centre Haroun Tazieff, va sortir en avril 2014. Peu de personnes savent sans doute que c’est sur la demande d’Haroun Tazieff que la Calypso a effectué les travaux d’échosondage ayant conduit en 1952 à la découverte de la faille axiale du fossé d’effondrement de la mer Rouge. Le volcanologue avait été invité à l’époque par le commandant Cousteau lors d’une expédition de son navire océanographique.

Fervent adepte de la théorie de la dérive des continents d’Alfred Wegener et convaincu que le volcanisme n’était pas un épiphénomène de l’activité géologique de la planète, Haroun Tazieff soupçonnait une prolongation du rift est-africain dans la mer Rouge. Les missions d’explorations et les campagnes d’étude en Afar de la fin des années 1960 au début des années 1970 qu’il réalisera avec ses collègues Giorgio Marinelli, Franco Barberi et Jacques Varet lui ont donné l’occasion de vérifier qu’il avait vu juste. Ces missions d’exploration du fossé d’effondrement où se situent les volcans de la chaîne de l’Erta Ale ont contribué à la validation de la théorie de la tectonique des plaques, démontrant que la mer Rouge et la dépression de l’Afar, en Éthiopie, sont un océan en formation.

schéma article Laurent Sacco


Des sills (ou couches filons) horizontaux contenant du magma se forment au-dessus de la discontinuité de Mohorovičić (ou Moho), marque la limite entre la croûte terrestre (crust) et le manteau supérieur (mantle), sous le fossé d’effondrement d’un rift provoqué par des plaques en extension. Les contraintes tectoniques guident alors parfois la progression du magma vers la surface, en direction de l’extérieur de la vallée du rift, ce qui explique la formation de volcan hors du rift (Off rift) ou sur son épaulement (shoulder). © R. Milkereit, GFZ

Transports de magma presque horizontaux

Depuis la fin des années 1960, la théorie de la tectonique des plaques et la modélisation du volcanisme qui lui est associé ont progressé. Mais les chercheurs en géosciences ont encore du travail sur la planche. Par exemple, un fait curieux les troublait. Du liquide magmatique issu de la fusion partielle du manteau supérieur s’accumule à la frontière entre le manteau et la croûte juste sous le bassin d’effondrement des rifts. Mais curieusement, le magma ne fait pas éruption à la surface uniquement dans cette zone. Des volcans issus du magmatisme sous le rift se forment parfois à des dizaines, voire des centaines de kilomètres de distance.

Des membres du German Research Centre for Geosciences (GFZ) et des universités de Southampton et de Rome III ont cherché à résoudre cette énigme. Ils sont partis d’un modèle numérique pouvant décrire le transport du magma dans des roches soumises à des contraintes, comme celles qui étirent et amincissent la croûte terrestre et forment des rifts. Cela leur a permis de découvrir que la topographie des vallées d’effondrement des rifts a une influence sur les contraintes tectoniques et la façon dont elles guident la propagation des dykes volcaniques, les filons de magma qui s’infiltrent via des fractures dans la croûte.

En gros, lorsque le fossé d’effondrement est peu profond et large, le magma fait éruption verticalement à sa source, comme on s’y attendait. Mais quand le fossé est profond et étroit, les contraintes inclinent les dykes, de sorte qu’ils sont parfois presque horizontaux au début de leur formation. Puis le magma remonte diagonalement et donne des volcans sur les bords du rift, et parfois bien plus excentrés de part et d’autre de la vallée centrale. Dans certains cas, le magma s’arrête en formant des empilements de roches refroidies sans faire éruption à la surface. Selon les chercheurs, cela expliquerait peut-être l’absence de volcanisme de surface durant des millions d’années observée dans les rifts en Europe.

 http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/volcan-certains-volcans-sont-ils-si-loin-rifts-52963/

 

Sortie le 2 avril de la biographie Un volcan nommé Haroun Tazieff écrite par son fils, Frédéric Lavachery

le 27 mars 2014 par Sylvie

Voici le communiqué de presse réalisé par les éditions Archipel :

communiqué de presse parution de la biographie

Et voici la 4ème de couverture : un volcan nommé Haroun Tazieff de Frédéric Lavachery

couverture