Rencontre hommage en l’honneur de Rose-Marie Chevrier

le 25 mars 2015 par Sylvie

Au CNAM est organisée une rencontre hommage en l’honneur de Rose-Marie Chevrier qui fut un des membres des équipes Tazieff, le vendredi 27 mars à 16h. Frédéric Lavachery, fils d’Haroun Tazieff et président du Centre Haroun Tazieff, sera présent.

Pour relire l’hommage que nous avons rédigé après avoir appris son décès survenu en juillet 2014 : http://tazieff.fr/category/volcanologie/page/2/

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Rose-Ma et Yeti lors de prise de gaz au Col de l’Echelle à la Soufrière de Guadeloupe. 1976. (Photo Marcel Bof)

 

Image1                                  Rose-Ma sur les murailles du fort Saint Charles à Basse Terre, Guadeloupe, en arrière plan, la Soufrière. 1976 (Photo Marcel Bof)

Journée Tazieff à Boisfort (Belgique) le 9 février 2008

le 9 mars 2015 par Sylvie

Extraits des débats de la 1ère journée Haroun Tazieff qui a eu lieu à Boisfort (Bruxelles, Belgique), au centre culturel La Vénerie, le 09/02/2008, organisée 10 ans après la disparition d’Haroun Tazieff. Ce fut le point de départ de la création du Centre Haroun Tazieff, créé à Arette en juillet 2008 suivie par des manisfestations en juillet-août de la même année dans le Velay.

 

Le Piton de la Fournaise en éruption, article de Bernard Duyck le 4 février 2015

le 6 février 2015 par Sylvie

Le Piton de La Fournaise est entré en éruption ce mercredi 4 février 2015 à 11 h. locale. L’éruption fait suite, selon l’OVPF, à un essaim de 180 séismes sommitaux, dont deux de magnitude supérieure à 2. La tendance par le système de surveillance JERK à montrer un signe d’intrusion, et l’imminence probable d’une éruption ont poussé la Préfecture à déclencher le plan ORSEC au moment où le volcan est entré en éruption. L’accès à la partie haute de l’enclos est fermé au public jusqu’à nouvel ordre.

La fissure se serait ouverte dans la partie sud-ouest de l’Enclos, dans le triangle Dolomieu-Bory-cratère Rivals. Pour info, le cratère Rivals est situé sur les pentes du cône principal, au sein de la caldeira du Piton de La Fournaise, appelé Enclos Fouqué. Il s’est formé suite à une éruption datée de 1937. Il y culmine à 2.243 mètres d’altitude.

Site approximatif de l'éruption dans l'enclos Fouqué au SO.

Site approximatif de l’éruption dans l’enclos Fouqué au SO.

La Fournaise - Les premiers signes visibles de l'éruption du 04.02.2015 sur les webcams : à gauche, webcam du Piton de Bert, incandescence au coin supérieur gauche à 14h14 - à droite, webcam Piton basaltes 15h56 - un clic pour agrandir - source OVPFLa Fournaise - Les premiers signes visibles de l'éruption du 04.02.2015 sur les webcams : à gauche, webcam du Piton de Bert, incandescence au coin supérieur gauche à 14h14 - à droite, webcam Piton basaltes 15h56 - un clic pour agrandir - source OVPF

La Fournaise – Les premiers signes visibles de l’éruption du 04.02.2015 sur les webcams : à gauche, webcam du Piton de Bert, incandescence au coin supérieur gauche à 14h14 – à droite, webcam Piton basaltes 15h56 – un clic pour agrandir – source OVPF

Une interview de Nicolas Villeneuve à L’Info.re permet de préciser les conditions de l’éruption, le volcan étant sous surveillance depuis le mois de septembre.   » Le trémor n’est pas très élevé pour l’instant. Nous avons une crise sismique qui a été relativement courte et haut placée dans le massif. Cela ressemble de beaucoup à ce que nous avons pu voir dans les années qui ont suivi la grande éruption de 2007. Ce sont des éruptions qui préviennent tardivement et qui ne durent pas très longtemps, malheureusement pour le grand public. J’espère simplement me tromper et qu’une source magmatique profonde permette à ce que l’éruption dure dans le temps ».

Trois personnes sont parties sur le site de l’éruption, où règne le mauvais temps.

Vers 15 heures, « les projections de lave atteignaient une dizaine de mètres de haut, ce qui est relativement modeste par rapport à d’autres éruptions qu’on a connues« , a ainsi indiqué Philippe Kowalski, directeur adjoint de l’OVPF, à RTL Réunion. « Par rapport au début de l’éruption, l’activité a pratiquement été divisée par quatre et pour l’instant le niveau de l’éruption semble stable à un niveau assez bas« , a-t-il ajouté. (Imazpress)

L’édition de 19h47 de Clicanoo propose les premières photos aériennes de l’éruption de La Fournaise, prises par le photographe Hervé Douris, lors d’une éclaircie – Clicanoo lien vers les photos.

Une coulée de lave descend les pentes du volcan, se subdivisant raidement en plusieurs bras.

 

La Fournaise - la fissure éruptive et la coulée de lave vue lors d'une éclaircie - photo Hervé Douris / #gotoreunion / Twitter

La Fournaise – la fissure éruptive et la coulée de lave vue lors d’une éclaircie – photo Hervé Douris / #gotoreunion / Twitter

La Fournaise - 04.02.2015 - la fissure érutive et le départ de la coulée - photo Sylvain G. / via Réunion 1°re

La Fournaise – 04.02.2015 – la fissure érutive et le départ de la coulée – photo Sylvain G. / via Réunion 1°re

Au cours de ces dix dernières années, La Fournaise a connu en tout douze éruptions.

Précisions de l’OVPF du 5 février 8h loc. sur le site de l’éruption :

  • La fissure éruptive s’est ouverte en direction du sud sur une longueur d’environ 500m, en partant d’un point localisé à une centaine de mètre à l’extérieur et à l’ouest du cratère Bory.
  • Après l’ouverture de la fissure, l’activité éruptive s’est rapidement concentrée sur le point situé le plus au sud de cette fissure (vers 2500 m d’altitude).
  • La coulée de lave est descendue rapidement en direction du cratère Rivals (direction sud – sud-ouest). Plus bas la coulée s’est divisées en plusieurs bras se répartissant sur un secteur compris entre le sud et le sud-est du cratère Rivals.
  • En fin de journée, le bras de coulée le plus au sud dépassait le cratère Cornu. Le bras le plus à l’est (direction des cratères  » quatre gueules « ) était moins actif.

Sources :

Institut de Physique du Globe Paris – OVPF –

Global Volcanism Program – Piton de La Fournaise –

Médias Réunionnais : Clicanoo – linfo.re – Imazpress

Blog de Bernard Duyck : http://www.earth-of-fire.com/

 

L’Etna à nouveau en éruption, article de Bernard Duyck le 2 février 2015

le 6 février 2015 par Sylvie

 

Etna - activité strombolienne et coulée de lave le 01.02.2015 - photo Roberto Fichera

Etna – activité strombolienne et coulée de lave le 01.02.2015 – photo Roberto Fichera

Plus de détails sur l’épisode éruptif du 31 janvier eu 2 février par l’INGV Catania :

Une amélioration de la visibilité dans la soirée du 1° février a permis le localiser l’activité strombolienne à un évent situé sur la selle entre les deux cônes sud-est de l’Etna. Des explosions à intervalles de quelques secondes ont projeté des bombes à 200 mètres de hauteur qui sont retombées sur le flanc sud du cratère sud-est.

Etna - activité strombolienne et coulée de lave le 01.02.2015 - photo Davide Gentille / Etna Walk

Etna – activité strombolienne et coulée de lave le 01.02.2015 – photo Davide Gentille / Etna Walk

En même temps, une bouche effusive située à la base sud  du cône sud-est, à un endroit correspondant à la partie la plus basse de la fracture éruptive sud-ouest du 28 décembre, a émis une coulée de lave qui a suivi un chemin identique à la coulée du 28 décembre. Après avoir traversé le  » cratère del Piano « , la coulée est passée à l’ouest du Monte Frumento Supino et s’est dirigée vers une zone entre Milia et Galvarina, avant de se diviser en deux branches qui ont atteint au matin du 2 février la quote 2.000 mètres.

Etna cratères sommitaux - photo Marco Néri 14.01.2015 / INGV Catania - à l"avant-plan, on distingue les cratères sud-est, et à gauche, la fracture éruptive du 28 décembre partant du niveau bas de la selle entre l'ancien SECau deuxième plan et le NSEC à l'avant-plan.

Etna cratères sommitaux – photo Marco Néri 14.01.2015 / INGV Catania – à l »avant-plan, on distingue les cratères sud-est, et à gauche, la fracture éruptive du 28 décembre partant du niveau bas de la selle entre l’ancien SECau deuxième plan et le NSEC à l’avant-plan.

A l’aube du 2 février, l’activité strombolienne du cône sud-est a produit un dense nuage de cendres volcaniques poussé par les vents vers l’est.

Vers 6h50 UTC, l’émission a cessé en même temps que l’amplitude du trémor montrait une forte diminution

Etna - émission de cendres le 02.02.2015 / 6h52 - webcam Etnatrekking

Etna – émission de cendres le 02.02.2015 / 6h52 – webcam Etnatrekking

Etna - diagramme du trémor au 02.02.2015 / à 9h49 - doc. INGV Catania

Etna – diagramme du trémor au 02.02.2015 / à 9h49 – doc. INGV Catania

Sources :

Rapport de l’INGV Catania du 02.02.2014 / 9h30

Blog de Bernard Duyck : http://www.earth-of-fire.com/

 

 

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Un point sur l’éruption de l’Holuhraun,en Islande, articles de Bernard Duyck et de Claude Grandpey

le 6 février 2015 par Sylvie

Documents provenant du blog de Bernard Duyck : http://www.earth-of-fire.com/

 

 

Holuhraun - épaisseur des coulées du champ de lave - doc. IES

Holuhraun – épaisseur des coulées du champ de lave – doc. IES

Activité à Holuhraun - l'épaisseur des coulées se réfère au personnage à gauche  - photo 2015.01.27 Tomas Freyr Kristjansson / Caters news agency / Dailymail

Activité à Holuhraun – l’épaisseur des coulées se réfère au personnage à gauche – photo 2015.01.27 Tomas Freyr Kristjansson / Caters news agency / Dailymail

Activité à Holuhraun - les émanations de gaz restent importantes - photo 2015.01.27 Tomas Freyr Kristjansson / Caters news agency / Dailymail

Activité à Holuhraun – les émanations de gaz restent importantes – photo 2015.01.27 Tomas Freyr Kristjansson / Caters news agency / Dailymail

Article de Claude Grandpey sur la situation des gaz suite à  l’éruption

Cela fait maintenant plus de cinq mois que les météorologues islandais et le Scientific Advisory Board (conseil consultatif scientifique) diffusent des mises à jour quotidiennes sur le déplacement des panaches de gaz nocifs émis par l’éruption dans l’Holuhraun. Les gaz majoritaires sont le dioxyde de soufre (SO2) et le dioxyde de carbone (CO2). Les autres gaz représentent des quantités beaucoup plus faibles. Le SO2 – qui provoque des problèmes respiratoires et oculaires, ainsi que des maux de gorge – est responsable de la plupart des problèmes de santé liés à l’éruption. Le CO2 peut représenter un danger pour les scientifiques qui travaillent à proximité du site éruptif.

Les émissions de gaz actuelles sont les plus dangereuses que l’Islande ait connues depuis plus de 200 ans, avec l’éruption du Laki en 1783. Afin d’évaluer ces émissions, les autorités islandaises ont installé 27 capteurs automatiques de SO2 à travers le pays, associés à d’autres appareils de mesure portables, dont certains sont fixés à des véhicules de police. Selon la direction du vent, les panaches de SO2 peuvent affecter n’importe quelle région du pays, avec des pointes dépassant parfois 2000 µg / m3 en différents endroits tout au long de la journée. L’Agence pour l’Environnement a indiqué que 350 µg / m3 pour une période d’une heure et 125 µg / m3 pour une période de 24 heures étaient les limites d’exposition acceptables au dioxyde de soufre. Lorsque la concentration augmente, des alertes sont diffusées via Facebook et par SMS. Les Islandais sont alors invités à éviter les sorties et les activités physiques. Des niveaux supérieurs à 600 µg / m3 sont considérés comme dangereux pour les personnes qui ont des problèmes de santé et sont donc plus susceptibles d’éprouver des problèmes respiratoires. Dans ce cas, elles sont invitées à rester à l’intérieur avec les fenêtres fermées.

Toutefois, la principale préoccupation est sur le long terme avec des effets mal connus de l’exposition à de faibles quantités de SO2. Un aspect inquiétant du SO2 est sa réaction avec l’eau qui le fait se transformer en acide sulfurique (H2SO4), beaucoup plus difficile et plus coûteux à contrôler. L’acide sulfurique persiste sur de plus longues périodes de temps que le SO2, et aussi plus loin du centre éruptif, comme ce fut le cas pendant l’éruption du Laki en 1783, avec quelque 20 000 morts en Grande-Bretagne.

Les panaches de SO2 ont parfois atteint Reykjavik sur la côte ouest, mais c’est la partie orientale de l’Islande qui a été la plus fortement exposée à des concentrations de gaz élevées. Les écoles ont parfois été fermées et les ventes de médicaments contre l’asthme ont grimpé en flèche. Le 11 janvier, un appareil portable a relevé 7,800 µg / m3 à 80 km à l’est de l’éruption.

Les agriculteurs de l’est de l’Islande sont inquiets eux aussi. Leur bétail pourrait se retrouver affecté à long terme car les animaux sont restés confinés pendant longtemps à l’intérieur de structures où la circulation de l’air n’est pas bonne. Il ne serait pas surprenant que les plus jeunes bêtes se retrouvent avec des problèmes de santé, tels que des faiblesses respiratoires.

En outre, avec le printemps, d’autres effets secondaires de l’éruption pourraient apparaître. L’acide sulfurique est actuellement mélangé à la neige. C’est seulement au moment de la fonte printanière que l’on saura à quel point le H2SO4 a affecté l’eau, le sol et la végétation.

Blog de Claude Grandpey : http://volcans.blogs-de-voyage.fr/