Vidéo de l’éruption de L’Etna en date du 14/04/2012

le 19 avril 2012 par Sylvie
Image de prévisualisation YouTube
Eruption de l’Etna en date du 12 avril 2012, article de Claude Grandpey, sur son blog volcans-blogs-devoyage.fr

le 16 avril 2012 par Sylvie

L’Etna est à nouveau en éruption depuis le début du mois d’avril. Voici l’article rédigé par Claude Grandpey, membre du Centre Haroun Tazieff et vice-président de L.A.V.E . Pour plus d’information, voir son blog : http : volcans-blogs-devoyage.fr ou le site de LAVE où l’on peut suivre en direct la webcam de l’Etna.

11h30 : Le tremor est actuellement en hausse. Il se pourrait qu’un nouveau paroxysme soit en préparation. Il faut toutefois faire attention: un phénomène identique s’était produit hier matin mais, comme je l’ai indiqué, les appareils réagissaient au séisme au large de Sumatra. Ce matin, un séisme de M 6,9 a secoué le Mexique. Il se pourrait que l’on se trouve dans une situation identique.  Les prochaines heures donneront la réponse !

A noter que le Nouveau Cratère SE est en ce moment le siège d’une petite activité strombolienne.

11h45 : L’activité strombolienne semble s’intensifier et la camera thermique montre que de la lave incandescente (retombées) est présente sur le flanc du cratère.

13h30 : Alors que le tremor est toujours en hausse, l’activité strombolienne semble devenir plus intense, ce qui n’empêche pas les oiseaux de venir admirer le spectacle!

14h45: De toute évidence, un débordement de lave est en train de débuter au niveau de la lèvre du cratère.

15h30 : Le débordement de lave signalé précédemment se poursuit en direction du sud, et non vers la Valle del Bove comme les fois précédentes.

16h30 : La lave continue à s’épancher en éventail en direction du sud-sud-est, tandis que de puissantes fontaines de lave jaillissent du cratère. Il semble que le paroxysme soit en train d’atteindre son intensité maximale.

16h35: Le cratère se déchaîne et d’imposants panaches de cendre s’en échappent. On ne devrait pas tarder à atteindre la fin du paroxysme.

16h45: Quel spectacle!

16h50 : La webcam EtnaTrekking donne une bonne idée de la puissance de l’Etna! Le tremor continue à monter. Il semblerait que des fontaines de lave jaillissent également à l’arrière du cône. Les bourgades sur le versant SE doivent recevoir une bonne pluie de cendre!

17 heures : Il est difficile de se rendre compte sur les webcams, mais celle de RadioStudio7 installée sur le parking semble montrer que l’une des branches de la coulée est en train de contourner la Montagnola et se dirige vers le parking sans toutefois le menacer car la distance à parcourir est encore très longue.

Les panaches de vapeur qui s’élèvent de la Valle del Bove montrent que la lave est entré en contact avec la neige.

17h15 : Les fontaines de lave semblent moins actives. le cratère laisse toujours échapper de volumineux panaches de cendre. Il semble que le paroxysme soit maintenant dans sa phase descendante.

17h30: Le paroxysme est en train de prendre fin. Il ne nous reste plus qu’à attendre le suivant!

22h30: L’incandescence qui persiste ce soir sur le volcan montre bien quelle fut l’intensité du paroxysme de cet après-midi. Je pense que ce fut l’un des plus violents, voire le plus violent, de la série. Au train où vont les choses, on peut s’attendre à un événement plus important dans les prochaines semaines ou les prochains mois.

Photos reprises du blog de Claude Grandpey, venant de la webcam que l’on peut voir sur le site de LAVE  : lave-volcans.com

 

 

 

 

 

Islande : un forage géothermique atteint le magma, article de Laurent Sacco dans Futura-Science, février 2012

le 7 avril 2012 par Sylvie
En cherchant à exploiter l’eau « supercritique » qui se trouverait dans les profondeurs du champ géothermique de Krafla en Islande, des géologues ont eu une belle surprise. Le forage a en effet pénétré dans une poche de magma. Très rare, cet incident ne serait que le deuxième du genre. Il a fourni des renseignements sur les processus magmatiques liés aux volcans.

La géothermie est une source d’énergie particulièrement intéressante dans un pays comme l’Islande. Mais on exploite aussi la vapeur sortie des entrailles de la Terre en Italie. La région de Larderello, en Toscane, fournit ainsi de l’électricité à près d’un million de foyers. En France, la géothermie représente un potentiel non négligeable, comme l’avait souligné à plusieurs reprises Haroun Tazieff.

Plus la température de l’eau extraite d’un forage géothermique est importante, plus elle contient d’énergie thermique utilisable. Parmi les sources les plus prometteuses figurent celles où l’eau se trouve dans un état dit supercritique. Rappelons que de l’eau est supercritique lorsque sa température et sa pression sont supérieures à celles du point critique (Tc=376 °C et Pc=221 bar). L’eau présente alors des propriétés physicochimiques étonnantes, intermédiaires entre liquide et gaz.

Au premier plan le cratère Viti datant de l'éruption de 1787 avec à l'arrière plan la station de forage située dans la zone de Krafla.
Au premier plan le cratère Viti datant de l’éruption de 1787 avec à l’arrière plan la station de forage située dans la zone de Krafla. © G.O. Fridleifsson-W. Elders, UC Riverside

La quête de l’eau supercritique

Ainsi, on constate simultanément une très grande compressibilité et une densité de type liquide. Une solution aqueuse devient alors un milieu très réactif intervenant dans de nombreux processus géochimiques (séparation de phases et cristallisation dans les magmas, transport et déposition des métaux par les fluides hydrothermaux à l’origine des gisements métallifères, altération hydrothermale des roches).

Un groupe de géologues travaillant pour un consortium gouvernemental du nom de Iceland Deep Drilling Project avait donc pour mission d’étudier la possibilité d’exploiter des champs géothermiques possédant de l’eau dans un état supercritique. C’est ainsi qu’un forage a été effectué dans la zone volcanique bien connue de Krafla en Islande. Un tiers de la production électrique d’Islande provient de la géothermie et pas loin de 95 % des foyers islandais sont chauffés grâce à elle.

Au premier plan la source chaude de Leirhnjúkur et à l'arrière plan la station de forage. Entre les deux on voit les coulées basaltiques des années 1974-1975.
Au premier plan la source chaude de Leirhnjúkur et à l’arrière plan la station de forage. Entre les deux on voit les coulées basaltiques des années 1974 à 1985. © W. Elders, UC Riverside

Du magma à 900 °C

En 2009, les géologues étaient en train de forer pour atteindre une profondeur de 4,5 kilomètres lorsqu’une modification des contraintes mécaniques au niveau de la tête de forage s’est brutalement produite vers 2,1 kilomètres de profondeur. Il a fallu se rendre à l’évidence : le trépan venait de pénétrer dans une poche de magma.

Curieusement, les analyses du magma qui était remonté de quelques mètres dans le puits de forage ont montré qu’il correspondait à une lave connue en surface se figeant en une roche du nom de rhyolite. Celle-ci est plus riche en silice et donc plus visqueuse que le basalte ordinairement craché par les éruptions à Krafla. Ce n’était pas la première fois que l’on rencontrait un mélange d’une faible quantité rhyolite avec du basalte lors d’une éruption mais les volcanologues n’en comprenaient pas vraiment la raison.

Ce forage jette une lumière nouvelle sur ce processus magmatique mal compris. Il semblerait bien, comme les géologues l’ont expliqué dans un article paru récemment dans Geology, que ce soit précisément des processus hydrothermaux qui soient intervenus.

Plus exactement, du basalte altéré par ces processus hydrothermaux aurait fondu et se serait mélangé à du magma en provenance du manteau, ce qui aurait produit cette rhyolite. La recherche de l’eau supercritique va quant à elle se poursuivre, un second forage devrait avoir lieu en 2013.

La Lune pourrait peut-être redevenir volcaniquement active, article de Laurent Sacco sur Futura Sciences

le 21 février 2012 par Sylvie

 

La Lune semble dépourvue d’activité volcanique récente mais cela pourrait changer dans le futur. C’est la conclusion à laquelle est arrivée une équipe de chercheurs, grâce à l’étude des données sismologiques lunaires et celle, à l’aide des rayons X de l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble, de roches lunaires artificielles dans les conditions du manteau de notre satellite.

Depuis que des sismomètres y ont été installés, on sait que la Lune subit des tremblements. Le premier de ces instruments a été posé lors de la mission Apollo 11 et depuis, on ne cesse d’étudier les enregistrements hérités des missions Apollo. Les 380 kg de roches ramenées sur Terre par les astronautes font elles aussi l’objet, encore de nos jours, de multiples travaux de recherches. Elles gardent dans leurs minéraux et leurs abondances isotopiques bien des secrets sur l’origine, la structure et l’évolution de la Lune. On tente de lire dans ces archives pour reconstituer l’histoire du champ magnétique lunaire, ou encore, pour mieux comprendre la composition de son manteau.

Pendant longtemps, il y a eu un débat pour savoir si les cratères lunaires étaient d’origine volcanique ou le résultat d’impacts de météorites et d’astéroïdes. L’ère des missions spatiales a permis de trancher en montrant que la majorité des cratères lunaires étaient bel et bien des cratères d’impacts. Mais certaines des caractéristiques de la surface de la Lune font effectivement intervenir des processus volcaniques, comme Haroun Tazieff le pensait.

Une vue du cratère Shorty, que l'on pensait d'origine volcanique, et où le fameux « sol orange » a été découvert par le géologue Harrison Schmitt lors de la mission Apollo 17, non loin du site d'alunissage de Taurus-Littrow.
Une vue du cratère Shorty, que l’on pensait d’origine volcanique, et où le fameux « sol orange » a été découvert par le géologue Harrison Schmitt lors de la mission Apollo 17, non loin du site d’alunissage de Taurus-Littrow.  © Nasa

Du magma à l’intérieur de la Lune

Ainsi, la mission Apollo 17 a permis de ramener sur Terre des échantillons de sols lunaires provenant de ce qu’on appelle des dark mantle deposits (DMD). Les plus connus sont ceux du cratère Shorty avec le fameux « sol orange ». Les analyses ont montré la présence de gouttelettes de verre volcanique riche en titane provenant de véritables fontaines de lave s’étant produites il y a plus de 3,5 milliards d’années. On a des raisons de penser que ces laves sont issues d’un magma dont l’origine se trouve à plus de 400 km de profondeur. C’est donc l’une des sources d’information dont nous disposons sur le manteau de la Lune.

Or, si l’on combine les données sismologiques et les données minéralogiques sur l’intérieur de la Lune, on est conduit à une énigme. En effet, il semble qu’au moins 30 % du manteau lunaire, plus précisément la partie profonde juste au-dessus du noyau, soit partiellement fondue. Comment se fait-il que l’on n’observe pas d’éruptions volcaniques récentes, même vieilles de quelques millions d’années, suite à des remontées de magma comme c’est le cas sur Terre ?

Un article récemment publié dans Nature Geoscience fait la lumière sur cette énigme en proposant les bases d’une explication possible.

Un groupe de chercheurs français et hollandais a commencé par recréer en laboratoire des roches microscopiques du manteau lunaire. Il s’agissait de faire des copies de celles ramenées sur Terre. La seconde étape a consisté à porter ces échantillons à des températures et des conditions de pressions similaires à celles régnant dans le manteau puis d’estimer leur densité à l’aide du faisceau de rayons X le plus puissant au monde, disponible à l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble. Pour cela, les échantillons ont été placés dans une sorte de presse à enclume de diamants et ils ont été chauffés à l’aide d’une résistance électrique. De cette façon, il a été possible de simuler jusqu’aux conditions régnant dans le manteau profond de la Lune, c’est-à-dire des températures de 1.500 °C et des pressions de 45.000 bars.

Les informations disponibles dans les faisceaux de rayons X passant à travers ces échantillons ont finalement été utilisées en complément de celles fournies par des méthodes dites de dynamique moléculaire, qui permettent de simuler sur ordinateur et à peu de frais le comportement des solides et des liquides dans des conditions de pressions et de températures extrêmes, pour en déduire la densité des roches partout dans le manteau lunaire.

D’après les chercheurs, il semble désormais probable que le manteau profond, même s’il est partiellement fondu, soit trop dense en raison de son enrichissement en titane, pour que des panaches de matière fondue remontent en surface sous l’effet de la pression d’Archimède. Toutefois, la Lune n’ayant pas encore achevé son refroidissement, il devrait arriver un point dans son histoire où les conditions physicochimiques dans le manteau devraient être telles que du magma pourrait remonter en surface.

Si les chercheurs ont raison, la Lune devrait donc avoir un regain d’activité volcanique dans le futur. Mais l’humanité existera-t-elle encore pour assister à cet événement ?

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Retrouvez cet article sur Futura-Sciences, le magazine de l’innovation, de la science et de la découverte

Etna : un cratère reçoit le nom d »Haroun Tazieff »

le 7 septembre 2011 par Pierre

12 septembre 2011

Attribution du nom d »Haroun Tazieff » au cratère de l’etna se trouvant au nord du cône « Vincenzo Barbagallo ».

 

10h00 : Cratère Haroun Tazieff, Etna Mt 2.400 Mt.

20:00 : Musée de l’Etna, Nicolosi (Sicile), film tournée sur l’Etna par Tazieff fin 1967.

Luogo: Etna – Nicolosi – Museo Vulcanologico Via Cesare Battisti 28