Compte-rendu de l’assemblée générale du CHT du 21 avril 2013

le 19 mai 2013 par Sylvie

Le Centre Haroun Tazieff a tenu son assemblée générale le dimanche 21 avril 2013 à Borée. 22 personnes étaient présentes venant de Haute-Loire, d’Ardèche mais aussi de Lyon, d’Isère ou encore de Paris. 12 personnes ont donné une procuration pour se faire représenter et participer aux votes. Au total, l’association compte 70 membres.

Deux compagnons d’Haroun Tazieff étaient présents : Marcel Bof et Jacques Varet qui nous ont raconté leur parcours et notamment leur rencontre et collaboration avec Tazieff.

Lors de cette assemblée, un comité scientifique a été créé ainsi qu’une section Chaudeyrolles.

Ont été abordés : le rapport financier et moral, les actions du CHT en 2012 et les perspectives pour 2013-2014. Citons les Journées Tazieff du 29 mai au 2 juin 2013 à Octon, la rédaction de la biographie de Tazieff rédigé par son fils, les commémorations du centenaire de la naissance de Tazieff en 2014 et les manifestations dans le cadre du projet Coménius.

Vous trouverez les détails dans le compte-rendu ci-dessous :

résumé AG du 21 avril 2013

3èmes Journées Tazieff, à Octon du 29 mai au 2 juin 2013

le 9 mai 2013 par Sylvie

Les 3èmes Journées Tazieff, organisées par l’APNHC, présidée par Bernard Halleux, le Centre Haroun Tazieff présidé par Frédéric Lavachery, et l’association LAVE, représentée par Claude Lesclingand, président d’honneur, auront lieu à Octon, dans l’Hérault, du 29 mai au 2 juin.

On pourra découvrir des expositions sur les expéditions Tazieff et sur les Volcans d’Europe. Les scolaires et centres aérés seront accueillis et bénéficieront d’ateliers scientifiques  animés par Bernard Halleux.  Sont aussi prévues pour les scolaires une sortie sur le terrain encadrée par Claude Lesclingand et Jean-François Dumont, près du Salacs.

Des sorties tout public sont prévues le samedi et dimanche, la 1ère portant sur le thème : coulée, Dyke et Necke, celle de dimanche sur le Château de Lauzière. Quatre conférences sont programmées : les paysages des terres rouges par M. Dumont, Les volcans éteints de l’Hérault par M. Dautria, les terroirs viticoles, paysages et géologie du Lodévois et du pays du Salagou par M. Bousquet et enfin l’épopée Tazieff : aventure ou recherche scientifique par Frédéric Lavachery.

Voici le programme complet ainsi que le dossier de presse :

programme 3èmes Journées Tazieff Octon

dossierdepresse3émesJHTOcton

 

Du lac Pavin à l’alignement des « Saint-Andéol » : l’eau support de l’histoire du volcanisme ? Une nouvelle recherche s’engage ! article de Frédéric Lavachery

le 2 mars 2013 par Sylvie
La veillée « Culture et Patrimoine » organisée le 20 février au hameau de Condas, à Saint-Martial, par Frère Maximilien-Marie, inaugure un champ de recherches sur la faille tectonique qui, d’une cicatrice rectiligne, balafre l’Ardèche depuis le lac de Saint-Front, en Haute-Loire, jusqu’à Bourg Saint-Andéol , sur le Rhône.A point nommé, le magazine La Galipote, en son numéro 127 de janvier 2013, consacre un dossier de douze pages aux découvertes récentes d’un volcanisme actif au coeur du Massif central, autour du lac Pavin, dans le massif des Monts Dore.

A point nommé, d’abord parce que ce dossier stimule la curiosité pour la recherche en Vivarais sur les liens entre manifestations telluriques et religieuses au fil des âges, curiosité que traduit le programme d’exploration de terrain que le Centre Haroun Tazieff inaugurera cette année avec des spécialistes des sciences de la terre (ce ne sont pas des terrassiers) et de l’histoire des religions.

A point nommé parce que le complexe volcanique du lac Pavin couronne un chapelet d’une douzaine de lacs volcaniques exceptionnels pour la diversité de leurs richesses naturelles, patrimoine unique en Europe, voir au monde, patrimoine ignoré, alors que la Chaîne des Puys est candidate au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette candidature est une chance pour les volcans remarquablement méconnus du Massif central, à commencer par ceux qui abritent ces lacs du Cézallier et ceux qui enchantent nos paysages du Velay et du Vivarais. A nous, gens du Mézenc, de faire de cette candidature du Puy-de-Dôme un levier fédérateur pour tous les massifs volcaniques de l’Hexagone. « Montagne, Ouvre-toi! »

A point nommé parce que le Centre Haroun Tazieff, dans la perspective du centenaire en 2014 de la naissance du fondateur de la volcanologie moderne, pourra s’appuyer sur les travaux des scientifiques cités dans la Galipote, Thierry del Rosso, Pierre Lavina et Michel Meybeck, pour démontrer la pleine actualité des recherches conduites par Tazieff, notamment au sujet des volcans qui ont marié l’eau et le feu comme le Pavin, le maar de Borée ou le lac d’Issarlès mais aussi sur l’approche pluridisciplinaire du volcanisme et sur l’attention que les scientifiques se devraient d’accorder aux croyances et aux témoignages populaires.

Des volcans et des hommes.
Une faille unira-t-elle Padjels et Rayols ?
Une veillée à Condas.
La ferme des Ouches, à Chaudeyrolles,
lieu-dit aligné sur la faille des maars de Saint-Front à Saint-Martial
(photo Jean-Marc Demars).

L’énigme de l’alignement rectiligne de sept lieues en sept lieues des quatre églises consacrées à Saint-Andéol, de Bourg Saint-Andéol à Saint-Andéol de Fourchades, était l’objet de l’attention soutenue des hôtes de Frère Maximilien-Marie, le truculent moine historien du hameau de Condas, à Saint-Martial, qui recevait le 20 février une dizaine de voisins du Mézenc pour l’une de ses remarquables veillées « Culture et Patrimoine ». L’architecte Jean Pestre, président de l’association de préservation du patrimoine bâti Oustaou Vellavi (http://oustaou.vellavi.free.fr/ ) est même monté de Vals-près-le-Puy par nos routes glacées pour l’occasion.

Frère Maximilien-Marie retraça l’histoire du diacre Andéol qui, au IIème siècle, vint évangéliser le Vivarais envoyé là par l’évêque de Smyrne, Polycarpe, disciple de Saint Jean. Martyrisé à Bergoïata –future Bourg Saint-Andéol- sur ordre de l’empereur romain Septime Sévère, sa dépouille fut jetée dans le Rhône puis repêchée par une fidèle qui la cachera dans un sarcophage.

Au IX ème siècle, probablement soucieux d’auréoler d’une dimension ‘mystique’ un pouvoir qui n’était plus uniquement spirituel mais qui s’était associé à un pouvoir temporel risquant de le compromettre, l’évêque Bernouin exhumera les restes de Saint Andéol pour fonder un mythe propre à la perpétuation de la foi chrétienne au sein des populations du Vivarais. Outre l’église de Bergoïata, trois lieux de culte furent consacrés à Saint Andéol en des coins où n’existaient pas de paroisses. Saint-Andéol de Berg, Saint-Andéol de Vals et Saint-Andéol de Fourchades doivent donc leur existence à la politique de l’évêque Bernouin.

Lors de la veillée de Condas, aucune hypothèse ne fut évoquée quant à l’équidistance de sept lieues qui sépare les quatre bourgs. Par contre, leur l’alignement rectiligne se trouve exactement dans l’axe des cratères d’explosion des maars de Saint-Martial, d’Echamps, à Borée, de Chaudeyrolles et de Saint-Front. Ces cratères sont parmi les volcans les plus jeunes du Vivarais, ce sont des gamins d’à peine plus de cent vingt mille ans. Certes, ils sont bien âgés au regard des nourrissons que sont la Vestide du Pal, le Chambon ou la Gravenne de Montpezat qui n’ont que quelques dizaines de milliers d’années et ne dorment encore que d’un œil.

Des phénomènes volcano-telluriques ou hydro-volcaniques, comme par exemple des variations localisées de champ magnétique, se manifestent-ils au long de la faille qui a permis les sorties de magma de nos maars alignés ? Seraient-ils la cause d’une consécration de tels lieux par les padgels contemporains des carolingiens ou par leurs ancêtres Celtes ? Cette faille court-elle jusqu’en terre rayole pour aboutir à Bourg-Saint-Andéol ? Ce sont là les hypothèses qui furent partagées le 20 février à Condas.

La veillée fut conclue par la décision de former immédiatement de petits groupes de recherche, qui se chargeant de la collecte des cartes géologiques, qui de fournir la liste des communes dont le territoire est traversé par cette ligne droite de 80 kilomètres, qui de prospecter sur le terrain des indices propres aux interrogations d’ordre géologique, religieux, historique ou culturel.

Quoi qu’il en soit de la cause de l’alignement des Saint-Andéol sur la faille tectonique qui a ouvert la voie au magma et qui, si on la prolonge jusqu’au Rhône, prend le département en bretelle du nord-ouest au sud-est, l’énigme est mobilisatrice pour partir à la recherche de mille et une facettes de notre patrimoine vivarois, en prenant cette cordelière des maars et des Andéol comme prétexte d’une activité culturelle et ludique de longue haleine qui pourrait marier les gens du bas et du haut Vivarais.

Frédéric Lavachery.

Contes et légendes du Mézenc, travail réalisé par Stéphanie Mazet, stagiaire au CHT

le 1 février 2013 par Sylvie

Stéphanie Mazet,  étudiante en BTS Gestion et Protection de la Nature en Bretagne, a effectué son stage cet été auprès du Centre Haroun Tazieff pour les sciences de la vie et de la terre à Chaudeyrolles en Haute-Loire (Auvergne). Elle a choisi  comme sujet les contes et légendes de la région du Mézenc. Suite à cela, elle a décidé d’en rendre compte dans un blog de façon à faire profiter à tous de ce qu’elle a appris.

Dans son blog, avant de parler des contes et légendes du Massif, elle présente d’abord Haroun Tazieff puis l’association Centre Haroun Tazieff.

Pour  découvrir les contes et  légendes  :  http://conteetlegendes.skyrock.com/

 

L’extension du Parc Naturel Régional aux communes du Mézenc de Haute-Loire

le 19 décembre 2012 par Sylvie

Voici le communiqué de l’Office du tourisme intercommunal, rédigé par Raphaël Bonnet, responsable  de l’Office de Tourisme Intercommunal Mézenc – Loire Sauvage, sur Mezenc.fr

L’office du tourisme Mézenc Loire Sauvage qui travaille à l’échelle de la Communauté de communes du Mézenc et de la Loire Sauvage (17 communes de Haute-Loire) tenait le mardi 27 novembre 2012, à Boussoulet, une journée de rencontre et de réflexion avec une bonne trentaine d’hébergeurs et de prestataires d’activités de loisirs et de tourisme du massif du Mézenc.

Le thème en était: « Prestataires d’activités et hébergeurs: comment mieux travailler ensemble ? »

Elle a déjà donné des fruits par la mise en chantier de plusieurs projets de coopération entre acteurs professionnels et associatifs, membres de l’Office de tourisme.
Lors de cette journée de réflexion, tous les participants ont marqué leur intérêt pressant pour que pour que les collectivités locales se positionnent favorablement sur la charte du PNR des Monts d’Ardèche.

L’Office du tourisme Mézenc-Loire Sauvage rappelle à tous la nécessité de faire connaître leur avis dans les registres de l’enquête publique qui sont ouverts dans nos mairies jusqu’au 21 décembre, d’où le le courrier suivant à ses adhérents :

« Une enquête publique concernant la nouvelle charte du PNR des Monts d’Ardèche se déroule, jusqu’au vendredi 21 décembre.
Cette charte comprend notamment l’extension du Parc à 12 communes du massif situées en Haute-Loire (Champclause, Chaudeyrolles, les Estables, Fay sur Lignon, Freycenet-la-Cuche, Freycenet-Latour, Laussonne, le Monastier sur Gazeille, Moudeyres, Présailles, Saint-Front, les Vastres) et 7 communes du massif côté Ardèche ( en totalité Le Béage, le Cros de Géorand, Sainte-Eulalie, Sagnes et Goudoulet, Usclades et Rieutord et partiellement Mazan l’abbaye et Saint-Cirgues en montagne).

L’Office de tourisme lors de son dernier Conseil d’Administration le 15 Novembre dernier, s’est positionné en faveur de cette nouvelle charte et a demandé à chacun des acteurs touristiques de faire la démarche de s’exprimer sur celle-ci. »

Raphaël Bonnet, responsable de l’Office de Tourisme Mézenc – Loire Sauvage

 Site de l’Office du tourisme intercommunal Mezenc-Loire Sauvage  www.mezencloiresauvage.com

Site de partage des informations : Mezenc.fr

Voici l’article rédigé par Frédéric Lavachery, président du Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre, pour défendre ce projet.

Une contribution à l’enquête publique par un citoyen de Chaudeyrolles.

L’extension du PNR des monts d’Ardèche aux communes du Mézenc de Haute-Loire concerne directement un nombre très important d’acteurs de la vie économique, culturelle et sociale de notre communauté de communes. Aucune étude, à ma connaissance, n’a été faite sur l’ampleur de cet impact. La décision sera donc prise de façon peu rationnelle, les arguments relevant dès lors de la pétition de principe. Pour sortir d’un affrontement politique de pouvoirs sur le territoire, ce qui est ma position de citoyen, d’artisan menuisier, d’élu communal, de délégué communautaire, de membre actif de douze associations locales et de président de deux associations, l’une ayant son siège à Chaudeyrolles, l’autre à Borée, je considère la question de l’extension du Parc au regard des défis posés par l’action de terrain.

La vie économique d’aujourd’hui en territoire rural de montagne soumis à un climat rude, ne peut pas être envisagée indépendamment d’un tissu social de faible densité démographique et de relativement forte identité culturelle.

– La communauté de communes du Mézenc et de la Loire Sauvage ne peut assumer ses responsabilités sans intégrer ses actions dans une vision claire de cette réalité.

La faiblesse démographique impose de renforcer les liens culturels entre habitants. La vie économique, chez nous, est étroitement dépendante de la vitalité culturelle. L’exemple de l’AOC du Fin Gras du Mézenc le montre assez, comme le montrent l’importance des lieux d’hébergement et des résidences secondaires pour l’activité des artisans du bâtiment ou celle du tourisme pour les hébergeurs, animateurs ou producteurs vivriers pratiquant la vente directe, tout comme la richesse du patrimoine paysager, naturel et historique du Mézenc pour l’éducation nationale et l’enseignement supérieur.

– Dans ce contexte spécifique de faiblesse démographique, le développement intelligent du massif ne peut se concevoir de façon saucissonnée en autant de clochers que compte le territoire du Mézenc.

– Le tissu social ne peut se densifier que dans le renforcement de ses liens culturels par une coopération toujours accrue entre les diverses catégories d’acteurs du développement intégré du massif. Un projet ne peut s’épanouir que par le développement des autres projets. Les projets strictement auto-centrés sont souvent en grande précarité économique, même les plus emblématiques du territoire, comme la Maison du Fin Gras à Chaudeyrolles.

– Les politiques publiques de développement économique, social et culturel mises en œuvre par les diverses collectivités devraient évaluer le rendement des sommes investies au regard de leur impact sur la densification culturelle des liens sociaux au sein de la population résidente du Mézenc.

– Pour conclure, sans pouvoir m’appuyer sur des données chiffrées, par mon expérience de plus de dix ans d’action culturelle, sociale et économique sur tout le territoire du Mézenc et de ses piémonts tant en Haute-Loire qu’en Ardèche, je peux témoigner de ce que l’extension du Parc des Monts d’Ardèche aux communes de Haute-Loire concernées est une nécessité. Le blocage éventuel de cette ouverture par une décision des élus communautaires entraînerait une rupture profonde au sein de nos communes, une très grande partie des acteurs économiques et associatifs liés au développement culturel en concevrait une amertume durable envers leurs élus.

Frédéric Lavachery, président du Centre Haroun Tazieff et de l’association « Choeurs de Volcans, de Sources et de Montagnes »,conseiller communal et délégué communautaire.

Le Centre Haroun Tazieff, par ses actions locales contribue à la vie du massif du Mézenc, comme l’illustre le Parcours de Randonnée de Chaudeyrolles :

http://tazieff.fr/category/pr-action-locale/