www.faune-auvergne.org : Une incroyable base de données

le 19 février 2012 par Vincent

Le saviez-vous !!!!!!!!!

Il existe, en Auvergne, un site internet tout simplement génial.

A qui s’adresse t-il ?

A tout le monde , jeunes ou moins jeunes, autochtones ou allochtones, naturalistes confirmés ou promeneurs du dimanche… vous avez tous votre place sur ce site.

A quoi sert-il ?

Un recensement de la faune. Il s’agit tout simplement de renseigner une base de données en y inscrivant les observations des animaux que vous pouvez voir chez vous, sur votre mangeoire, dans votre jardin, au cour de promenades, de footing, de déplacements en voiture etc… toutes les observations sont utiles.

Mais après ?

En fait grâce à votre contribution, nous allons considérablement améliorer nos connaissances sur les espèces de la région, à savoir :

Les lieux de présence ou les lieux d’absence de tel ou tel animal.

Les périodes d’accouplement, de nidification, d’hibernation, de départ et de retour en migration…

La découverte ou la disparition d’espèces dans notre région.

etc…

Comment faire ?

En s’inscrivant sur le site www.faune-auvergne.org, c’est gratuit ! vous pouvez vous y connecter quand vous voulez et transmettre vos observations. Cela concerne les oiseaux, les mammifères, les reptiles, les amphibiens, les libellules, les papillons et certains insectes.

Il existe cependant une règle d’or, je ne transmets que les observations dont je suis sûr. Si j’ai le moindre doute soit je demande confirmation auprès de spécialistes (dans ce cas des photos sont quasi indispensables) soit je m’abstiens afin de ne pas fausser les informations.

Dans les prochaines années :

Nous aurons plus de recul et pourrons  établir des atlas de répartitions des populations animales en Auvergne et ainsi suivre leur évolution.Vous pouvez également consulter toutes vos données et celles des autres membres en remontant jusque en 1902 ! car de nombreuses données figurant dans des ouvrages ou des archives y ont été renseignées.

On compte sur vous !

Peu importe que vous ne transmettiez que quelques observations ou bien des milliers comme certains passionnés l’important est d’enrichir cette incroyable base de données.

Nous sommes déjà plusieurs sur le massif  « Mézenc-Gerbier » à enrichir quotidiennement cette base de données et nous serions heureux de vous compter parmi nous.

Si vous avez besoin de plus de renseignements contactez :

soit directement les gestionnaires du site à l’adresse : faune-auvergne@orange.fr

soit sur mon adresse perso : vincent.maurin43@orange.fr

Je vous souhaite de faire de belles observations

Vincent MAURIN (Accompagnateur En Montagne aux Estables)

PS : Il existe ce même genre de site un peu partout en France comme par exemple en Ardèche ! Alors les ardéchois n’hésitez pas rejoignez-nous sur www.faune-ardeche.org

Observez le circaète jean-le blanc avant son départ en migration.

le 30 août 2011 par Vincent

Profitez des derniers jours de la présence de ce beau rapace pour l’observer. Avec ses 1.80m d’envergure, il est le plus grand rapace diurne que l’on peut voir de mi-avril à fin septembre dans le secteur. En ce moment, on l’observe régulièrement au dessus des Narces de Chaudeyrolles en chasse à la recherche de sa nourriture. Il se nourrit quasi-exclusivement de reptiles (lézards, couleuvres, vipères) d’où son surnom : « l’aigle mangeur de serpents ». On le reconnait à sa grande envergure, le dessous de ses ailes et du corps blanc moucheté de brun avec une grosse tête plus sombre, la queue arrondie. C’est surtout grâce à ses réguliers vols stationnaires caractéristiques, parfois avec  quelques battements d’ailes, les pattes légèrement dans le vide, la tête baissée pour regarder le sol qu’on l’identifie rapidement. Avec les jumelles ou une lunette d’observation vous pourrez peut-être même observer ses magnifiques grands yeux jaunes vifs de la taille des yeux humains. Une fois une proie repérée, il va effectuer une descente souvent par pallier jusqu’au sol pour la capture avec ses serres et le plus souvent la mise à mort d’un coup de bec. Il peut alors transporter sa proie pour la consommer plus loin, l’amener au jeune ou l’avaler sur place. Parfois il ne peut avaler sa proie en entier et une partie du reptile pend alors dans le vide durant ses déplacements suivants !

Pour ce rapace migrateur, l’heure est venue du grand voyage qui les mène jusqu’en Afrique subsaharienne principalement. Les premiers individus adultes ont probablement commencé la migration. Ils seront très prochainement rejoints par leur unique jeune qu’ils ont nourri et vu grandir jusqu’à l’envol au mois d’août. Le jeune restera lui jusqu’à la fin septembre car il a encore besoin de prendre quelques forces avant d’entreprendre cette grande traversée. Le jeune devra donc lui-même trouver le chemin pour parvenir à sa destination d’hivernage !

Même si la Haute-Loire dispose d’une belle population avec environ 8 % des effectifs nationaux, c’est une espèce protégée, considérée comme rare avec une diminution de ses effectifs et de son aire de répartition au niveau mondial ses dernières années. Sa présence est directement liée à la présence de sa nourriture, les reptiles, des animaux qui je vous le rappelle sont eux aussi tous protégés du lézard des murailles, jusqu’aux vipères péliades et aspics !