Biographie  » Un volcan nommé Tazieff  » écrite par son fils, édition Archipel

le 9 avril 2015 par Sylvie

Frédéric Lavachery, président du Centre Haroun Tazieff et fils de Haroun Tazieff, a rédigé une biographie sortie en avril 2014 pour célébrer le centenaire de la naissance du célèbre volcanologue, aux éditions Archipel. Il est possible d’acheter cette biographie au prix de 21 euros + 3.50 de frais de port directement auprès de l’association (les droits d’auteur sont au profit du Centre Haroun Tazieff), en nous contactant.

couverture

Voici la présentation faite par l’édition Archipel sur son site : http://www.editionsarchipel.com/livre/un-volcan-nomme-haroun-tazieff/

Né à Varsovie d’un prince tatar et d’une mère russe en 1914, Haroun Tazieff émigre en Belgique en 1921. Alpiniste, boxeur accompli, il obtient son diplôme d’ingénieur-agronome et, pendant la guerre, rejoint la Résistance : il fera sauter la gare de Liège. Il devient géologue et ingénieur des mines. En 1948, en mission au Congo belge, il se découvre une passion pour les volcans. Ses travaux permettront de valider la théorie de la tectonique des plaques.
Proche d’Hergé, compagnon de Cousteau, il réalise ses premiers films en 1956. Engagé à gauche, il attend le départ du général de Gaulle pour obtenir la nationalité française. En 1976, il se heurte à son supérieur Claude Allègre, qui le qualifie de « vieux con », en déconseillant l’évacuation de la Soufrière. Son appréciation des crises du St Helens (1980) et du Nevado del Ruiz (1985) sera critiquée par une communauté scientifique qui ne le chérit pas. Soutien de Mitterrand, il est nommé en 1981 à la tête d’un Commissariat à la prévention des risques naturels. Déçu par l’écologie politique, le fondateur de la vulcanologie moderne retourne à ses études, n’hésitant pas à ironiser sur le catastrophisme (La Terre va-t-elle cesser de tourner ? , Seghers, 1992).
Depuis sa mort en 1998, Frédéric Lavachery tente de percer les mystères de ce père qui ne l’a pas reconnu et à l’enterrement duquel il n’a pas été convié. Il célèbre dans ce livre un homme au « niveau d’exigence impraticable », étudie ses rapports houleux avec les institutions politiques et scientifiques, évalue ses apports, ses innovations et son approche globale des géosciences.

Pour lire un extrait (sur le site d’Archipel)

http://www.ecriture-communication.com/archipel/wp-content/uploads/sites/2/un_volcan-internet.pdf

Et voici l’article de Claude Grandpey publié sur le site Tazieff.fr le 6 mai 2014 :

Je viens de terminer la lecture passionnante du livre de Frédéric Lavachery « Un Volcan nommé Haroun Tazieff » et je dois dire que je me suis régalé. L’ouvrage a fait remonter en moi un tas de vieux souvenirs. J’ai beaucoup apprécié les chapitres consacrés à « l’affaire » de la Soufrière. Il était indispensable de faire une mise au point détaillée avec des arguments indiscutables. Je possède le livre de Bernard Loubat et Anne Pistolesi « La Soufrière à qui la faute ? » où les auteurs mettaient déjà bien en lumière le comportement ignoble de Claude Allègre. Les pages rédigées par Frédéric Lavachery recroisent en tous points les propos que m’ont tenus les membres de l’équipe Tazieff, que ce soit le regretté François Le Guern, Marcel Bof, Jean-Christophe Sabroux ou René-Xavier Faivre-Pierret.

On connaît Haroun Tazieff comme volcanologue mais son histoire ne s’arrête pas là et les années de guerre ont-elles aussi montré la ténacité et les qualités de lutteur du bonhomme. Il est vrai qu’il était à bonne école. Le passé incroyablement riche de la famille est là pour le prouver. Les pages dans lesquelles Frédéric l’évoque me mettent en mémoire une soirée fabuleuse à Boitsfort (Belgique) où ces souvenirs étaient évoqués au son de l’accordéon de François Le Guern et des chants russes entonnés par le fils biologique de Garouk.

Avant de refermer le livre, il est intéressant de s’attarder sur la bibliographie d’Haroun Tazieff qui devrait faire réfléchir ceux qui prétendent que Garouk n’était pas un scientifique et n’a rien apporté à la volcanologie!

De toute évidence, je ne suis pas le seul à avoir apprécié « Un Volcan nommé Haroun Tazieff ». Une critique élogieuse du livre vient d’être diffusée sur le site Mediapart :

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-christine-gryson/020514/un-volcan-nomme-haroun-tazieff-par-son-fils-ou-sont-nos-heros

Autre article : http://www.livre-royat-chamalieres.com/non-classe/lavachery-frederic